La blessure du rejet - Partie 2 : guérir par l'acceptation, l'amour et la grâce de Dieu

Publié le par heureusemaman

Cet article est le résultat de mes recherches sur la guérison de la blessure du rejet. Il fait suite à la première partie qui décrit les racines et les fruits de cette blessure. C'est la seconde étape de mon travail dans mon cheminement personnel contre la dépression (première étape : la fausse culpabilité, voir les 3 articles à ce sujet sur ce blog dans la catégorie dépression).

 

Isaïe 61 : 1-3 :

L'esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, car l’Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance; pour publier une année de grâce de l’Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu; pour consoler tous les affligés; pour accorder aux affligés de Sion, pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

 

Isaïe 58 : 12 :

'' On T'appellera réparateur des brèches, Celui qui restaure les chemins, qui rend le pays habitable. ''.

 

Dieu a une meilleure destinée pour nous que de nous laisser vivre dans nos blessures. Jésus-Christ a la capacité de guérir nos cœurs brisés par la blessure du rejet. Il peut nous libérer de cette blessure, nous en délivrer, parce qu'Il nous accepte pleinement. Il peut nous consoler par Son amour et nous remplir de Sa joie dans la louange plutôt que nous laisser avec un esprit abattu. Il est notre guide sur ce chemin de restauration, c'est Lui qui peut combler les besoins de notre âme et redonner de la vigueur à notre corps. Il est le réparateur de nos brèches, Il peut réparer/cicatriser la blessure du rejet en chacun(e) de nous. Il veut restaurer notre chemin et rendre notre vie vivable.

Pour cela, notre âme (notre cœur) a besoin de vivre un processus de réparation/guérison et de transformation. Nous ouvrons donc nos cœurs à Dieu et acceptons l’œuvre du Saint-Esprit dans nos émotions.

Seul Dieu peut combler le désert affectif de nos cœur. Sans lui, nous demeurerons vides et chercherons sans cesse à être comblé(e)s par des êtres imparfaits qui ne pourront que nous blesser à nouveau, nourrissant ainsi le cercle vicieux du rejet.

Dans la puissance du Nom de Jésus, toute bonne chose que l'ennemi a tué dans nos vies reviendra à la vie à travers la prière, la foi, la proclamation de la Parole, le renouvellement de notre intelligence et de nos émotions. Jésus veut nous rendre notre véritable moi que l'Ennemi a volé, notre véritable personnalité, faire de nous ce qu'Il a voulu que nous soyons lorsqu'Il pensait à nous avant la fondation du monde.

Exemples de personnes rejetées dans la Bible : Jésus-Christ (rejeté par les siens, on Lui a préféré Barrabas etc ...), Jacob, Joseph (rejeté par ses frères), Moïse (qui était bègue), Jabets (maudit dès sa naissance), David, l'apôtre Paul …


En Isaïe 54:6, l y a l’image très poignante d’une femme mariée au cœur brisé. :

« Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. »

L’image donnée ici est celle d’une femme, mariée qui se rend compte que son mari ne l’aime pas. La Parole la décrit comme étant “délaissée et au cœur attristé.” Il existe un type de blessure qu’il est très difficile de supporter. Elle est décrite de manière assez précise en Proverbes 18:14: « L’esprit de l’homme le soutient dans la maladie; mais l’esprit abattu, qui le relèvera? » Cette femme souffrait visiblement d’une blessure similaire dans son esprit. Nous pouvons endurer les meurtrissures du corps, mais un esprit meurtri est une affliction insupportable.


Les murs de protection bâtis à cause du rejet :

La douleur du rejet est reconnue comme étant la plus grande des douleurs. Elle provoque une souffrance émotionnelle intense, elle tord le sens des mots et des situations. Elle rend incapable de juger d'une façon juste.

Pour éviter cette douleur, nous élevons des murs invisibles mais réels entre nous et ceux qui peuvent nous blesser.

Attention :un verset peut guérir instantanément ; mais parfois, souvent même, c’est un plus long chemin, et dans ce temps de guérison,  nous oscillons encore entre nos réactions habituelles et notre nouvelle attitude de cœur.

 

Le combat à mener :

* Rester attentif / attentive à ne pas nous nourrir des paroles blessantes qui nous seraient adressées. Il s'agit d'un combat à mener dans nos pensées, en nous basant sur la parole de Dieu.

* Refuser les pensées négatives à notre sujet, sur notre personnalité, notre vie. Que dit la parole de Dieu à notre sujet ?

* Nous accepter. C'est par l'acceptation qu'on guérit du rejet.

* Nous pardonner.

* Vivre dans l'amour et ce malgré les attaques menées par l'ennemi.

* Ne pas céder à la crainte ou à la panique.

* Oser refaire confiance, encore et encore, malgré les blessures vécues .

* Ne pas nous dévaloriser ni nous critiquer, parce que nous sommes l’œuvre de Dieu.

Il est important de combattre l’esprit de REJET parce qu’il vient avec d’autres choses qui lui sont attachées. Le démon de rejet ne vient jamais seul. Il représente l’homme fort entouré d’autres démons. Le rejet conduit au chagrin, à la tristesse, à l'amertume ; à la suspicion inutile; au découragement; aux sautes d'humeur; à ne faire confiance à personne; à la condamnation de soi; à l'apitoiement; à la rébellion ; aux mauvais comportements ; au complexe d'infériorité; à l'hyper sensibilité; à la recherche d’attention et de sympathie; à la frustration; à l'échec; et, pour certaines personnes, à des tendances suicidaires.

 

Témoignage d'une amie :

Je ne voulais pas vivre, ou je n'étais pas faite pour vivre, je n'avais pas été désirée... et puis je me suis dis : Si mes parents ne me voulaient pas (ils avaient déjà 4 enfants...mon père retraité, ma mère épuisée) et si je suis en vie, c'est Dieu qui me voulait. Et ça, c'est important, Dieu me voulait et Il m'a créée, Il m'a choisie et Il m'a sauvée...

Et si Dieu a fait tout cela, ce n'est pas pour me rejeter, m'abandonner mais me conduire sur le Chemin, m'aider, me faire progresser... Alléluia !


Dieu veut de nous. Il nous veut. Nous sommes accepté(e)s. Nous sommes l’objet de son attention et de son affection particulières.

 

Éphésiens 1:6, version King James : Dieu a fait de nous “des acceptés dans le Bien-Aimé.”

Nous ne sommes pas rejeté(e)s. Nous sommes acceptés. Dieu nous aime. Il nous désire. Il se préoccupe de nous. Il est nécessaire que nous acceptions le fait d’être accepté(e)s en Christ, d’être accepté(e)s par Dieu.

Lorsque Dieu dit que nous sommes accepté(e)s, cela ne signifie pas que nous sommes juste toléré(e)s, que nous pouvons parfois L’importuner, L’énerver ou Le déranger. Nous ne prenons jamais trop de Son temps !

Dieu ne nous repoussera pas dans un coin en nous disant : “Attends, Je suis débordé, Je n’ai pas le temps de m’occuper de toi.” Il nous dit plutôt : “ Je m’intéresse à toi, Je veux être avec toi. Tu es le/la bienvenu(e). '' '' Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. '' (Jean 6:37)

Nous ne sommes pas un rebut pour Lui, un déchet bon à jeter à la poubelle. Nous ne sommes pas une erreur. Même si nous commettons des erreurs, nous ne sommes pas une erreur. '' Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. '' (Psaume 139.14)

A se dire et redire :

Je suis la création de Dieu, Son chef-d’œuvre, auquel Il a consacré du temps et de l'attention parmi tout ce qu’Il a créé dans l’univers. Je suis Son ouvrage (Éphésiens 2:10). Le mot grec de ouvrage est « poiema », également traduit par poème. Je suis le poème que Dieu écrit, le chef d’œuvre qu'Il façonne, et Il achèvera Son œuvre en moi.

J'ai une grande valeur devant Dieu.

Si personne n'a été ravi par ma naissance et ma présence sur terre, Dieu, Lui, en est ravi. C'est la raison pour laquelle Il a mis en moi son Esprit Saint. Dieu est un sage investisseur. Il n'investit pas dans une valeur en laquelle Il ne croit pas. Il n'aurait pas misé sur moi, s'Il ne croyait pas en moi. Il ne m'aurait pas choisie dès avant la fondation du monde, s'Il ne croyait pas en moi. Il connaît ma valeur réelle, mon potentiel, et Il y croit. C'est pourquoi, Il va prendre le temps de me relever.

'' Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite … '' (Philippiens 1.6).

Ézéchiel 16 : 4 -6 :

'' A ta naissance, au jour où tu naquis, ton nombril n'a pas été coupé, tu n'as pas été lavée dans l'eau pour être purifiée, tu n'as pas été frottée avec du sel, tu n'as pas été enveloppée dans des langes. Nul n'a porté sur toi un regard de pitié pour te faire une seule de ces choses, par compassion pour toi; mais tu as été jetée dans les champs, le jour de ta naissance, parce qu'on avait horreur de toi. Je passai près de toi, je t'aperçus baignée dans ton sang, et je te dis: Vis dans ton sang! Je te dis: Vis dans ton sang ! ''

 

 

Marc 5 : 34

'' Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t'a sauvée; va en paix, et sois guérie de ton mal.''

Jésus a brisé tout le rejet que cette femme avait pu vivre parce qu'Il l'avait acceptée comme elle était. Il n'a pas regardé au handicap de cette femme, mais à son cœur, à ce qu'elle était vraiment : une création divine.

 

 

Témoignage de M. D'Astier de la Vigerie :

Je criais à Dieu : «Seigneur, il faut que tu me guérisses» .

Dieu me répondit : '' Tu vois, tu t'es repentie de tous les péchés de ta vie mais il y a une chose dont tu ne t'es jamais repentie et qui est le péché le plus grave de ta vie, c'est le refus de toi-même. ''

J'avais rejeté souvent autrui, en me maintenant dans une forteresse d'auto défense qu'on baptise indépendance, liberté mais qui, en fait, n'est que la peur de l'autre, la peur d'être blessée, la peur d'aimer, la peur d'être aimée, la peur d'être rejetée. Par peur d'être blessée, je m'étais privée d'amour, d'amitié, d'êtres que le Seigneur mettait sur mon passage ; j'avais aussi demandé à certains de me donner ce qu'ils étaient incapables de me donner et que seul Dieu pouvait me donner ; j'avais provoqué des blessures. Mais le pire des comportements, c'est le rejet de soi. On se transforme alors en bourreau de soi même.

 

Attention :

* De façon subtile, derrière tout rejet il y a, caché, le rejet de Dieu. Derrière tout rejet de soi il y a une insulte à Dieu :«Si je ne m'aime pas c'est parce que tu m'as fait de travers. ''

* Quand quelqu'un vit avec la blessure du rejet, il a besoin de propos doux et aimants.

 

Ce que nous devons comprendre :

(au sens étymologique du terme, ''prendre -avec '' nous , c'est-à-dire que cela ne reste pas intellectuel mais descende tout au fond de notre cœur, de notre être. Il s'agit d'un renouvellement total de nos pensées et émotions sur ce point précis. L'Esprit doit grandir et prendre plus de place dans notre âme sur ces points-là)

* Comprendre que le contraire du rejet est l'acceptation.

* Comprendre, saisir au plus profond de notre être, que nous sommes accepté(e)s de Dieu comme nous sommes.

* Comprendre que l'un des premiers pas à faire vers la guérison est de nous accepter nous-mêmes.

* Comprendre que nous sommes Son ouvrage, l’œuvre de Ses mains.

* Comprendre que nous avons de la valeur parce qu'Il nous a créé(e)s en un unique exemplaire.

Comprendre que commettre des erreurs ne fait pas de nous une erreur.

* Comprendre et accepter que la guérison totale impliquera un long chemin de notre part, main dans la main avec Dieu, pour redresser ce qui est tordu dans nos pensées quant à qui nous, quant aux regards des autres, pour apprendre à recevoir/ressentir/ comprendre les paroles/attitudes des autres autrement que comme du rejet. Et que durant ce temps il sera normal d'osciller entre réactions habituelles et nouvelles pensées/attitudes/compréhension des situations vécues.

* Comprendre qu'il va être impératif d'apprendre à repérer/discerner nos attitudes et nos paroles qui sont des manifestations de l'esprit de rejet et apprendre à utiliser les armes adéquates (des versets clés, des pensées clés etc).

* Comprendre que nous sommes l'objet d'une attention et d'une affection particulière de Dieu parce que nous sommes uniques.

* Comprendre qu'il nous faut apprendre à nous valoriser plutôt que nous dévaloriser parce que Dieu nous voit beaux/belles.

* Comprendre que l'esprit de mort et de suicide sont des rejetons de l'esprit de rejet et que nous ne devons pas les laisser triompher.

* Comprendre que Dieu prendra tout le temps nécessaire pour nous relever car Il nous aime et que nous sommes son chef-d’œuvre.

* Comprendre que le refus de nous-mêmes, le rejet de nous-mêmes, la volonté d'auto-destruction sont des péchés dont il est nécessaire que nous nous repentions.

* Comprendre qu'il est normal que nous ayons besoin de propos doux et aimants, valorisants.

Il s'agit d'un renouvellement total de nos pensées et émotions sur ce point précis. L'Esprit est amené à grandir et à prendre plus de place dans notre âme sur ces points-là. C'est absolument nécessaire pour guérir.

 

Méditation d'Eric Célérier :

 

Parfois, la vie frappe fort… Il arrive que des situations nous brisent, nous fissurent. Que faire ?C’est simple, il faut aller voir un réparateur ! Jésus est le réparateur des brèches. Ce qui nous est impossible ne l’est pas pour Lui. Il peut tout réparer. À nous de lui confier notre cœur brisé !

Voici ce que nous dit la Bible : "Il (Jésus) ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice." (Matthieu 12:20)

Jésus n’éteint pas le lumignon qui fume encore… non, il n’éteint pas cette lumière qui vacille encore ! Le but du Seigneur n’est pas de briser pour faire du mal, mais de réparer pour que la lumière brille à nouveau.

 

 

Une prière :

Merci Seigneur de m’avoir acceptée en Christ. Je ne suis pas venu(e) sur la terre par erreur. Je ne suis pas ici-bas par accident. J’existe pour un objectif bien précis. Dieu m’a créé(e) à Son image et selon Sa ressemblance. Je suis une créature merveilleuse. Dieu prend soin de moi, comme de la prunelle de Ses yeux. Je suis l’ouvrage de Ses mains, Son chef-œuvre. Avant moi il n’y a eu personne sur la terre qui soit exactement comme moi, qui ait mon ADN, mon empreinte, et toutes les caractéristiques qui sont les miennes. Après moi, il n’y aura jamais personne qui soit exactement comme moi. Je suis un être unique car DIEU ne fait pas de clones. Je suis un être rare et tout ce qui est rare a de la valeur. Je suis l’image de DIEU.

C’est pourquoi, je refuse de me laisser intimider par les opinions des autres à mon sujet. Aucune de ces personnes ne m’a créé(e). Aucune d’elle ne m’a façonné(e). Aucune d’elle ne m’a donné le souffle de vie. Aucune d’elle ne me donne l’air que je respire. Aucune d’elle n’a donné sa vie pour moi. Un seul l’a fait ! Jésus ! J’ai été choisi(e) par Dieu. Je suis accepté(e). Je suis privilégié(e). Je suis l’objet de Son attention particulière. Il m’aime vraiment. Il désire m’avoir avec Lui. Il est mon Créateur, mon Père, mon Epoux. Je veux Le croire, com-prendre ces choses, les confesser, Le remercier. Et je veux apprendre à m’accepter en Christ tell(e) qu'Il m’a créé(e). Je ne suis pas une erreur.

 

 

 

Publié dans Dépression

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