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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:56

 

'' L’enfant grandit et fut sevré,

Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré.''

Genèse 21 :8 (TOB)

 

 

Dans les temps bibliques, le sevrage était l’occasion d’une fête parce que cela signifiait que l’enfant avait réussi à survivre jusqu’à l’âge où ses défenses immunitaires étaient devenues suffisamment importantes et résistantes pour qu’il puisse continuer de vivre malgré les maladies et le manque d’hygiène lié à la vie de l’époque. Cela signifiait aussi et surtout qu’il entrait dans une nouvelle étape de son développement. En effet, '' les hébreux disposaient de plusieurs mots pour définir les différents stades de croissance. Les enfants en bas âges étaient appelés « nourrissons » tant qu’ils étaient nourris au sein. Puis on les appelait « sevrés »; c’était une étape importante de leur vie. Un peu plus tard, les hébreux disaient qu’ils « faisaient de petits pas rapides »… La première période allait de la naissance à trente jours, la seconde d’un mois à cinq ans…'' (cf La vie quotidienne dans les temps bibliques, Merril C.)  

Voir aussi Lévitique 27: 1 à 8 où les cinq étapes de la vie humaine sont citées.

 

Mais, plus que l’âge ou le moment du sevrage, ce qui compte ici c’est l’art et la manière de sevrer :loin d’être un combat entre le bébé et sa maman ou la fin d’une période émouvante (ou éprouvante) pour celle-ci, le sevrage est une fête, c’est-à-dire un événement joyeux, qui concerne l’ensemble de la famille. Tout le monde participe activement et avec bonheur à ce moment-là. C’est précisément sous cet aspect là que nous voulons nous attacher à considérer le sevrage dans le contexte qui est le nôtre, à savoir celui de l’allaitement pris non seulement comme mode alimentaire mais aussi comme style de maternage (d’éducation) de son enfant.Il ne sera donc pas question ici de durée d’allaitement car il ne s’agit pas de se forcer à accomplir des prouesses dans ce domaine-là. Nous rappelons simplement que sevrer signifie, selon le dictionnaire, '' cesser progressivement d’allaiter, d’alimenter en lait un enfant, pour donner une nourriture plus solide ''. L’O.M.S. et l’U.N.I.C.E.F préconisent d’ailleurs un allaitement complet d’au moins six mois avec ensuite introduction de solides et poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans environ . Ce qui ne signifie pas qu’il faut se forcer à allaiter ou forcer le bébé à téter jusqu’à l’âge de deux ans ou –à l’inverse- qu’il faut obliger à se sevrer un enfant de deux ans qui a encore besoin de téter !

 

Le sevrage naturel :

 

Il est le sevrage idéal car progressif et décidé par l’enfant lui-même au fur et à mesure qu’il gagne en maturité et en autonomie. N’oublions pas que l’allaitement comble des besoins émotifs profonds et que pour l’enfant téter est synonyme d’aimer et d’être aimé. Plus l’enfant grandit, plus cet aspect de l’allaitement prédomine sur l’aspect nutritif et, lorsque le bambin de 3 ou 4 ans tète encore, ce n’est plus vraiment parce qu’il a faim, mais parce qu’il a besoin de se sentir rassuré et sécurisé, de faire une pause dans ses activités et le plein d’amour pour mieux repartir ensuite vers de nouvelles explorations. Autrement dit, ce que l’enfant nourri au biberon fait avec son doudou ou sa tétine, l’enfant allaité le fait avec le sein de sa maman. Cela peut paraître, dans notre culture, choquant et malsain car le sein est d’avantage considéré dans son aspect sexuel que dans son aspect maternel, mais c’est notre regard d’adulte qui voit les choses ainsi et les déforme. En effet, cela ne dérange généralement personne de voir un enfant de 4 ou 5 ans s’isoler avec sa tétine et son doudou – des objets – pour se réconforter tout seul, alors qu’on crie au scandale et à la perversité lorsqu’un enfant de même âge recherche la chaleur et le sein de sa maman pour la même raison (Cf. l’article paru dans Mothering (To wean or not to wean, Kelly Griffith), nov-dec 1999. Selon lequel, l’âge biologique du sevrage du petit homme se situe au minimum à 2 ans ½ et au maximum entre 6 et 7 ans.)Pour ma part, c’est plutôt la première attitude qui retient mon attention car cet enfant-là a déjà appris à intégrer les rudiments de base de notre société hypermatérialiste : c’est auprès des biens matériels que l’on est censé trouver le bonheur et le bien être, c’est dans la relation à l’objet plutôt que dans la relation à l’être que l’on s’épanouit. Je me suis d’ailleurs souvent demandé, si la dépendance à la cigarette n’était pas, dans son aspect psychologique et inconscient, le prolongement logique de la dépendance à la tétine, permettant à l’adulte de continuer à combler le besoin d’être rassuré, de se sentir bien et paisible, en ayant quelque chose dans la bouche, plutôt qu’au travers de relations humaines solides, fondées sur le respect et l’amitié, l’écoute et la confiance (Le Figaro du 22 avril 1996 reprend une étude anglaise publiée dans le Lancet (1996, 347, 1072-75) selon laquelle la tétine, de par son impact soporifique sur l’enfant, pourrait induire une moindre stimulation sensorielle, et rendre les enfants plus indifférents à leur environnement. D’où une très forte corrélation négative entre l’utilisation d’une tétine et le développement intellectuel…)

Autrement dit, il me semble infiniment plus bénéfique et plus sain pour les relations humaines dans leur ensemble – et pour la relation mère-enfant en particulier– que le bambin se console et se réconforte au travers d’une tétée plutôt qu’avec un objet, aussi magnifique soit-il. Comprendre cette attitude, l’accepter et la respecter chez les autres, la mettre soi-même en pratique, c’est indirectement éduquer et transmettre un certain nombres de valeurs, notamment celles de l’importance des relations humaines et de la valeur de la personne en général.

 

De plus l’allaitement long qu’induit généralement ce type de sevrage comporte des aspects pratiques bien utiles dans certaines situations, '' l’allaitement rendant la tâche de la mère plus facile, pas plus difficile '' (Norma Jane Bumgarner, Le bambin et l’allaitement).

Ainsi, en plus de toutes les situations où nous pouvons constater avec émerveillement l’étonnant pouvoir calmant du sein lorsque l’enfant est épuisé, de mauvaise humeur, frustré, en colère ou légèrement blessé, il est beaucoup plus pratique (ce n’est qu’un exemple parmi d’autres) de voyager ou d’improviser avec un enfant qui tète encore : cela limite le volume des affaires à transporter et permet de ne pas s’affoler en cas d’imprévus, surtout si nous nous trouvons dans des pays lointains où la qualité de l’eau n’est pas toujours égale à la nôtre ou la chaleur trop élevée pour permettre une bonne conservation des biberons. Enfin, notons encore que, contrairement à l’idée répandue qui voudrait que les propriétés immunitaires du lait maternel disparaissent au bout de 6 mois d’allaitement, celui-ci contient des agents immunitaires, des vitamines et des enzymes aussi longtemps que l’enfant continue de téter (les plus récentes études montrent que la concentration en anticorps devienne de plus en plus élevée au fil de l’allaitement. ) Les bambins encore allaités sont donc généralement moins souvent et moins violemment malade que les autres.

Restent deux questions : '' quand va-t-il (enfin !) se sevrer ? ''

et

''cela ne risque-t-il pas de le rendre (de le maintenir) trop dépendant ? ''

 

Mais ces deux interrogations sont en réalité l’écho de deux malaises ressentis par la maman occidentale lorsque son enfant tète au-delà d’un certain âge et qu’elle commence à se sentir un peu trop en dehors des normes culturelles en vigueur :



- '' j’en ai assez d’allaiter et je voudrais que cela se termine parce que c’est pénible pour moi de me sentir toujours autant indispensable à mon enfant. ''

- '' Mon enfant sera-t-il normal, pourra-t-il s’adapter au monde scolaire s’il tète encore ? '' (adaptation qui est souvent considérée comme le symbole par excellence de la socialisation des enfants dans notre société).

A ces deux malaises je répondrai ceci :

  • il est normal d’éprouver parfois un certain ras-le-bol face à l’allaitement et, s’il reste passager, il n’est pas nécessaire d’envisager un sevrage imposé.

  • Oui,votre enfant s’adaptera sans difficulté au monde scolaire (ou à la crèche). Lorsque nous éprouvons un ras-le-bol face à l’allaitement, la meilleure chose à faire est de le prendre en compte et d’en rechercher les raisons. Il ne sert à rien de le nier et de faire contre mauvaise fortune bon cœur en se forçant à continuer d’allaiter. Une maman a le droit d’en avoir assez et lorsque cela lui arrive, elle doit prendre le temps de réfléchir à la conduite qu’elle doit tenir. C’est un peu comme si elle était parvenue devant sur un pallier avec une issue de sortie et la possibilité soit de continuer plus haut sur le même chemin, soit d’emprunter la sortie et de suivre une nouvelle direction. Ce qu’il faut éviter à tout prix dans ce cas-là, c’est la décision prise à l’emporte-pièce car celle-ci (et quelle qu’elle soit) risque de causer des effets dévastateurs sur la mère et l’enfant. Un sevrage hâtif peut blesser l’enfant dans son affectivité et donner des regrets à la maman, un allaitement continué malgré soi peut créer des tensions entre le bambin et sa maman et donner de l’amertume à celle-ci. Quelle que soit la décision prise, elle doit l’être dans la sérénité et avec conviction, la ligne directrice de base restant une attitude d’amour qui continue de respecter les besoins de l’enfant (surtout les besoins affectifs).

Le sentiment de ras-le-bol peut intervenir très tôt ou très tard dans la relation d’allaitement. Une maman peut en avoir assez au bout de 8 jours, une autre au bout de trois ans et ceci doit être respecté et compris. Il se peut aussi que le ras-le-bol intervienne plusieurs fois, qu’il y ait plusieurs paliers où la maman aura besoin de s’asseoir et de réfléchir et de décider de la direction qu’elle va prendre, cela est aussi normal. L’allaitement est une relation vivante entre deux partenaires et, comme toute relation humaine, elle évolue, mûrit, connaît des hauts et des bas. Ce qui décidera une maman à poursuivre ou à interrompre cette relation est personnel et beaucoup de considérations entrent en ligne de compte : l’attitude de l’entourage (du père notamment), l’envie ou la possibilité de recommencer à travailler, l’image que la société lui renvoie d’elle-même en tant que maman qui allaite encore, une hospitalisation retardée à cause de l’allaitement et devenu inévitable, la survenue ou l’envie d’une nouvelle grossesse (bien qu'il soit possible d'allaiter sans aucun préjudice pour la maman et le futur bébé tout en étant enceinte), l’image qu’elle a de l’allaitement lui-même et bien d’autres choses encore. J’ai personnellement éprouvé ce sentiment à plusieurs reprises au cours de chacun de mes allaitements et les raisons qui m’ont aidé à continuer ont été à chaque fois différentes. Ainsi, quand à trois mois j’ai voulu sevrer mon aînée parce que j’avais affaire à un bébé aux besoins intenses et que je ne supportais plus même l’idée de l’avoir au sein à longueur de journée, j’ai continué parce que je savais au plus profond de moi-même que le biberon ne changerait pas ses besoins et ne me rendrait pas la vie plus facile. Et quand, après deux ans d’allaitement, je me suis demandée si j’allais continuer d’allaiter ma deuxième fille, je me suis documentée pour savoir quels étaient les avantages et les raisons qui pouvaient justifier un allaitement plus long, en quoi cela pouvait s’avérer être encore nécessaire et important. Ces deux exemples montrent que les raisons qui, après réflexion, orientent notre décision peuvent être à dominante affective ou à dominante intellectuelle. Les situations les plus difficiles sont sûrement celle où l’on décide de sevrer parce qu’on n’en peut décidément plus et où il nous faut malgré tout faire preuve de patience et de maîtrise de soi pour que tout se passe bien grâce à un étalement du sevrage dans le temps. Enfin, il faut aussi savoir que tout enfant finit un jour ou l’autre par se sevrer totalement et définitivement. Totalement parce que certains enfants vont garder pendant longtemps une unique tétée dans la journée ou la semaine, et définitivement parce que d’autres enfants, qui serons sevrés, pourront soudainement recommencer à téter. Cette attitude correspond à chaque fois à un besoin de l’enfant et elle doit être comprise et acceptée sans inquiétude, c’est là l’une des gageures du sevrage naturel. Mais c’est aussi toute sa beauté : le respect du tempérament, des besoins et du rythme de chaque enfant pour la construction d’êtres sains et équilibrés dans leur affectivité.

Concernant la prise d’indépendance de l’enfant, il faut savoir que l’âge du sevrage naturel est très variable d’un enfant à l’autre et que celui-ci peut aussi bien avoir lieu à 1 an qu’à 4 ou 5 ans. Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que le besoin de dépendance est normal pour un petit enfant qui est en train d’apprendre à reconnaître le monde, avec tout ce que celui-ci peut contenir d’inquiétant ou d’excitant pour lui. C’est une période formidable et exaltante pour lui et il la vit intensément. Ces émotions, positives ou négatives, sont fortes et il est normal qu’il ressente régulièrement le besoin de faire une pause et de se mettre à l’abri dans le bras de maman avec une bonne tétée à l’appui. C’est dans ce va-et-vient entre le monde et sa mère qu’il apprend à prendre confiance en lui, à s’inscrire dans le temps et l’espace et à se comporter comme un être de relation (relation avec lui-même, relation avec les autres qui, toutes deux, le préparent à sa relation avec Dieu).

Cette question d’indépendance de l’enfant et sa capacité à se scolariser ne se pose pas tant lorsqu’il a recourt à la sucette et au doudou pour s’apaiser et se ressourcer, car nous savons que dans la plupart des crèches et écoles maternelles ceux-ci sont tolérés voire demandés. Il n’en va pas de même du sein de maman qui, bien évidemment, ne peut pas être déposé dans '' le panier à doudous ''. Mais que les mamans se rassurent : premièrement, ni la crèche ni la maternelle ne sont obligatoires, et deuxièmement, c’est la maturité de l’enfant qui compte et le sentiment de confiance qu’il a envers lui-même et les autres qui lui permettront de vivre positivement ou non ses premiers moments de vie séparée. Un enfant peut dépendre de son doudou et vivre l’école comme un cauchemar parce qu’il ne supporte pas l’éloignement de sa maman. Encore une fois, l’indépendance ne dépend pas tant de l’'' objet '' auquel l’enfant est attaché que de sa maturité affective. Plus et aussi longtemps que nécessaire une maman aura répondu aux besoins de dépendance de son enfant à son égard, plus celui-ci sera indépendant une fois la maturité affective atteinte.

Ainsi, si votre enfant tète encore et que vous voulez le scolariser, agissez normalement. S’il est possible de mettre un bébé en crèche tout en continuant de l’allaiter lors de la reprise du travail, cela l’est encore plus pour un enfant qui a l’âge d’entrer à l’école maternelle et qui est prêt pour cette expérience. Cela ne peut que lui être bénéfique s’il demande à téter avant de partir à l’école ou en revenant puisqu’il comble ainsi son besoin de sécurité. Il paraît d’ailleurs que ces enfants-là sont très appréciés dans les écoles maternelles japonaises car les enseignants savent qu’ils s’adapteront (se socialiseront) mieux que les autres.

 

Le sevrage imposé :

 

Comme nous l’avons vu plus haut, il se peut que, pour une raison ou une autre, une maman décide de sevrer. Il s’agit alors de savoir comment faire pour que cela se passe le mieux possible et pour que tous les besoins émotionnels et affectifs du bébé ou de l’enfant, satisfaits par l’allaitement jusqu’alors, continuent de l’être autant et aussi bien que les besoins nutritifs. Pour cela, il faudra que la maman et l’entourage fassent preuve de compréhension, de patience, de persévérance et d’imagination.

En effet, les méthodes brutales qui consistent à maquiller le sein de façon répugnante, à appliquer dessus du piment ou de la moutarde ou à partir une semaine loin de son enfant sont souvent traumatisantes, car ce qui était jusqu’à présent pour lui source de bonheur et de sécurité devient subitement cause de frayeur et d’insécurité. On ne sèvre pas un bébé ou un enfant du jour au lendemain en dehors d’un cas de force majeure (hospitalisation imprévue par exemple), ce qui serait d’ailleurs aussi mauvais pour la maman qui se retrouverait soudainement avec des seins complètement engorgés et douloureux.

Non, si l’on veut sevrer son enfant, il faut programmer le sevrage dans le temps et imaginer mille astuces qui le rendront agréable –et même joyeux- pour tout le monde. Il doit se faire progressivement, avec amour, sans conduire à un rapport de force où notre volonté et celle de notre enfant entreraient en conflit. Ainsi, la réduction du nombre de tétées devrait automatiquement impliquer une augmentation des marques d’affections, car un bébé ou un enfant qui a bénéficié d’une relation saine d’allaitement n’y mettra pas fin de plein gré s’il ne découvre pas à la place une autre source de nourriture émotive plus attrayante et intéressante.

L’idée est donc d’amener petit à petit et joyeusement l’enfant à concentrer son attention sur autre chose que le sein au moment même où il a l’habitude de téter. Ce peut être la découverte d’un nouvel aliment, la pratique d’une activité qu’il ne connaît pas encore, une histoire à raconter ou une ballade. Il faudra que tout l’entourage s’y mette en proposant à l’enfant des choses nouvelles et captivantes qui l’amèneront à s’éloigner (de lui-même) de sa maman au moment où il voudrait téter. Parfois la souplesse sera aussi nécessaire si nous nous rendons compte que certaines tétées (comme celles liées au sommeil) ne peuvent absolument pas être supprimées pendant encore un temps. Enfin, il faudra aussi éviter les situations où l’enfant a l’habitude de téter, comme le fait de le laisser venir le matin dans le lit parental.

Voici à titre d’exemple, le témoignage (Extrait de L’art de allaitement maternel. Edité par La Leche League.) d’une maman décidée à sevrer son enfant et la manière dont elle s’y est prise pour que cela se passe sans heurt pour lui et pour elle :



'' J’ai souhaité que (...) se sèvre quand j'ai voulu devenir enceinte pour une deuxième fois. J'ai essayé d'entamer le sevrage quand elle avait 20 mois, en l'incitant à ne pas téter en dehors de notre maison. Naturellement, mes premières sorties furent courtes. Dès notre retour à la maison, je respectais toujours ma promesse de l'allaiter et, si elle avait oublié, je le lui proposais.Quand elle fut bien adaptée à cette limite, je suis sortie plus souvent avec elle pour espacer les tétées. Les après-midi étaient donc consacrés aux activités extérieures : promenade, courses, visite chez des amies. Pour lui permettre de sauter les tétées de l'avant-midi, je lui ai fait découvrir de nouveaux jeux : pâte à modeler et peinture aux doigts ont été très populaires. De mon côté, j'ai dû, renoncer aux appels téléphoniques trop longs car(…) aimait bien téter durant ces moments où elle n'avait pas mon attention. (…) a commencé à s'endormir le soir en écoutant des histoires lues par son père. Une balade en poussette ou une promenade en auto étaient aussi très efficaces. Pour lui faire oublier les tétées du matin, je me levais avant elle et lui offrais à déjeuner dès son réveil.Il ne restait plus que les tétées de nuit car elle se réveillait encore. J'ai laissé passer quelques semaines avant d'essayer de lui faire espacer les tétées nocturnes. Comme elle réagissait très bien à tous ces changements, une nuit, je lui ai dit que j'étais trop fatiguée quand elle m'a demandé du lait. Je me suis retournée et j'ai attendu sa réaction. À ma grande surprise, elle s'est rendormie aussitôt. Au bout d'une semaine, elle s'est mise à faire ses nuits et c'est ainsi que (…) s'est sevrée car elle ne m'a plus jamais demandé de téter. Tout ce processus a pris environ cinq mois. J’y ai mis beaucoup d'énergie mais cela en valait la peine. Son sevrage s'est fait graduellement et avec beaucoup d'amour de la part de ses parents.''

 

C’est donc à chaque maman de définir ce qui lui convient le mieux, tant sur le fond (sevrage naturel ou imposé) que sur la forme (sevrage total ou partiel). Ce qu’il faut bien se rappeler, c’est que chaque enfant est différent et si certains enfants se sèvrent tôt d’eux-mêmes ou acceptent facilement le sevrage imposé, d’autres se sèvrent tard ou acceptent mal le sevrage obligé.

 

N’oublions pas que sevrer signifie ''mûrir ''. Le mot utilisé dans la Bible pour indiquer la maturité du fruit prêt à être cueilli est le même que celui utilisé pour sevrage. Celui-ci doit donc être considéré comme une étape positive dans la vie de l’enfant, devenu mûr et prêt à entreprendre de nouvelles relations (c’est d’ailleurs là tout le sens du sevrage de Samuel décrit en 1Samuel 1 :24) comme l’indique le Psaume 131 ('' J’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré … '',version Segond). Le sevrage n’est pas une période trouble dans la vie de l’enfant mais un moment de paix et de sérénité, une période d’accomplissement où l’enfant se sent assez mûr et bien dans sa peau pour commencer quelque chose de nouveau. Et l’âge auquel un enfant est prêt varie énormément, c’est pourquoi le sevrage peut être considéré comme une partie essentielle de l’art d’allaiter. L’essentiel réside dans l’attitude générale : aimer son enfant et le respecter dans et avec ses besoins, le supporter et veiller sur lui en s’adaptant à sa maturité. Agissons ainsi avec nos bébés et bambins et nous auront la joie de les voir franchir les différentes étapes de leur développement dans la paix et la joie, conformément à la volonté de Dieu pour eux.

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Published by heureusemaman - dans Bible et maternage
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 14:10

Cela fait maintenant 7 ans que j'anime des Rencontres de Mamans de manière mensuelle et j'aimerai partager ce concept avec vous, afin de vous encourager à entrer dans cette initiative si, après avoir prié- ou parce que vous avez déjà prié à ce sujet-, vous ressentez que cela fait partie des oeuvres bonnes que Dieu a prévu pour vous dès avant la fondation du monde ( Ephésiens 2 : 4 et 10).

Voici donc une présentation succinte de ces rencontres :

 

LE BUT

 

Permettre au mamans de se retrouver à un horaire compatible avec leurs obligations pour échanger et progresser à la lumière de la Bible dans les domaines du maternage et de la vie de famille- en tant que femme, épouse, mère et disciple de Christ. 

Ces rencontres permettent aux mamans de partager de manière très pratique sur  leurs difficultés, leurs joies et leurs expériences dans les domaines abordés. Elles permettent également de tisser des liens fraternels  entre les mamans d'une même génération.

 

POUR QUI ?

 

Pour les mamans, qu'elles soient jeunes ou moins jeunes, accompagnés de leurs enfants non scolarisés si elles le souhaitent. Ces rencontres sont particulièrement destinées aux mamans au foyer ou en congé parental ayant à leur charge tout au long de la journée des petits enfants afin qu'elles puissent sortir, faire des rencontres et permettre à leurs petits d'en rencontrer d'autres. Mais chaque mère est la bienvenue, y compris celle qui travaille ou celle qui a des enfants plus grands. Les futures mamans sont aussi invitées à participer.

Bien que la base de ces rencontres soit la Bible, il est tout à fait possible d'y inviter des mamans inconverties .

 

LE MOMENT

 

Les Rencontres de Mamans peuvent donc avoir lieu soit le matin de 9h ou 9h30 à 11h ou 11h30, au moment où les plus grands sont à l'école, soit l'après-midi entre 13h30 ou 14h et 16h ou 16h30.

Pour plus de convivialité et avec les mamans du groupe qui sont disponibles, il est possible de poursuivre la réunion par une agape si la rencontre a lieu le matin ou un goûter si elle a lieu l'après-midi; l'une et l'autre étant composé de ce chacune apporte.

 

LE LIEU

 

Dans la garderie ou une salle de votre église, chez une maman ayant de la place et ne craignant pas d'accueillir des bébés et des bambins, dans n'importe quelle salle (centre socio-culturel, ...) que vous pourriez avoir gratuitement (penser aux aspects pratiques : toilettes, point d'eau, ménage, ....)

 

LE RYTHME

 

Une fois/ mois semble suffisant, car il est important de prendre en compte que la responsabilité du groupe, et donc souvent l'enseignement,  revient généralement à une maman qui a souvent elle-même des jeunes enfants et qui devra trouver le temps nécessaireà  la préparation de la réunion avant le jour J, ainis que l'installation et le rangement /ménage le jour-même, sans négliger pour autant ses responsabilités familiales et les besoins de ses propres enfants.

J'encourage d'ailleurs fortement à travailler en binôme : deux mamans  responsables ne sont pas de trop pour se répartir les différentes tâches ( enseignement à tour de rôle par exemple), et si l'une est malade ou a un enfant malade, la seconde sera tout de même présente pour assurer la rencontre. C'est aussi très pratique lorsque l'une des deux mamans responsables arrive en fin de grossesse ou vient d'accoucher : elle peut alors laisser toute la charge des rencontres à sa co-responsable pendant quelques mois si elle ressent le besoin de faire une pause, tout en continuant d'être présente le jour des rencontres.

 

 

COMMENT ?

 

Les Rencontres de Mamans se déroulent généralement en 5 temps :

* temps d'accueil, d'introduction, de présentation. Généralement, les chaises sont disposées en cercle afin que les plus jeunes enfants puissent jouer calmement au milieu et à proximité de leurs mamans.

* temps d'enseignement soit par la maman ou la personne responsable du groupe, soit par une maman du groupe, soit par une (ou un) intervenant extérieur.

* temps de partage par rapport à l'enseignement apporté.

* temps de prière (si les enfants ne sont pas trop agités à ce moment-là, il est nécessaire de demeurer souple).

* temps d'agape ou de goûter.

S'ajoute à cela l'installation de la salle avant , ainsi que le rangement et le ménage ensuite.

 

QUELS THEMES ?

 

Ceux qui sont sur ce blog, par exemple,  et bien d'autres encore.

 

 

 

'' Que les femmes âgées [expérimentées] … s'attachent à enseigner le bien : qu'elles conduisent ainsi les jeunes femmes à la sagesse en leur apprenant à aimer leur mari et leurs enfants, à mener une vie équilibrée et pure, à être des maîtresses de maison bonnes et actives, …. ''

Tite 2 : 3-5

 

'' Pendant qu'ils [elles] s'entretenaient et discutaient, Jésus s'approcha et fit route avec eux [elles]. ''

Luc 24 : 15

 

 

Bon courage à vous si vous vous lancez dans l'aventure.

C'est une occasion de redonner ce que Dieu vous donne au quotidien et de faire de magnifiques rencontres !

 

(Pour plus de renseignements, n'hésitez pas à m'envoyer un mail !)

 

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 00:00

LE MATERNAGE DANS LA BIBLE

 

 

Le mot ''maternage'' est un mot qui désigne la manière dont une mère s'occupe de son bébé. Il ne se trouve pas dans la Bible mais on trouve tout au long de celle-ci de nombreuses recommandations, beaucoup de conseils et d'exemples qui sont pour nous de précieuses indications sur la façon dont le Seigneur non seulement voit la relation mère - bébé et mère - bambin, mais aussi sur la manière dont Il nous aime, puisque ces relations sont souvent prises en exemples pour essayer de nous faire saisir la profondeur de l'amour qu'Il a pour nous.

Le maternage concerne principalement 3 grands domaines : la manière de nourrir son enfant, la manière de répondre à ses besoins affectifs, notamment à ses pleurs, et la manière de gérer son sommeil.

Dans ces 3 domaines, il y a 2 manières totalement opposées de faire et d'être avec son bébé, c'est pourquoi il est toujours important d'associer un adjectif au mot maternage pour bien définir ce dont on parle. En effet, il y a le maternage proximal et le maternage distancial. Le premier, le maternage proximal, implique une proximité étroite entre la mère et son bébé, de jour comme de nuit. Le second, le maternage distancial, implique une prise de distance entre la mère et son bébé, de jour comme de nuit. De façon un peu caricaturale, on peut dire que nourrir son bébé au biberon, éviter de ''trop'' le porter, calmer ses pleurs par une tétine et le faire dormir dans une chambre à part dès la naissance représente le maternage distancial alors que nourrir son bébé au sein, le porter de nombreuses heures par jour, notamment lorsqu'il pleure, et dormir avec lui représente le maternage proximal. Pour qui a un peu les yeux ouverts sur le monde, on comprend rapidement que cela recouvre 2 manières culturelles d'être et de faire avec son bébé : le maternage distancial est celui qui est pratiqué et recommandé par la plupart des médecins et traités de puériculture en Occident ( Europe et Amérique du Nord principalement), le maternage proximal est celui qui est pratiqué et transmis de génération en génération en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. C'est celui qui a été et qui reste le plus pratiqué au cours de l'histoire de l'humanité et sur l'ensemble de la surface du globe. C'est aussi le modèle biblique. Il est important de savoir que les choix que nous faisons dans le domaine du maternage sont nos premiers choix éducatifs et, comme souvent dans ce domaine, nous n'arrivons pas toujours aux mêmes résultats au bout de quelques années. Pour donner un aperçu d'ensemble, il a été constaté que les bébés et bambins ayant bénéficié d'un maternage proximal durant les 3 premières années de leur vie sont globalement plus autonomes, plus sociaux, plus indépendants, mieux dans leur peau, plus confiants en eux-mêmes et envers les autres, plus stables et équilibrés émotionellement, mieux structurés, plus paisibles.Ils savent s'aimer eux-mêmes et aimer les autres et ont, souvent, un QI quelque peu supérieur à la moyenne. Tout ceci n'est pas anormal du tout lorsque l'on comprend un certain nombre de choses que je développerai dans les articles à venir en effectuant un va-et vient entre ce que la Bible transmet à ce sujet et ce que différentes sciences touchant de près ou de loin à la petite enfance découvrent – ou redécouvrent !!

L'allaitement
  :

J.A. Thompson dans son livre Vie et Coutumes aux pays bibliques (Ligue pour la lecture de la Bible, 1986), rappelle qu'''en Israël, un enfant n'était généralement pas sevré avant l'âge de 2 ou 3 ans. Jusque là, il était nourri au sein par sa mère ou, parfois, par une nourrice. Le sevrage semble être marqué par une célébration familiale. Abraham fit une grande fête quand Isaac fut sevré ( Genèse 21 : 8, TOB). Il y avait une bonne raison pour cela. En effet , réussir à élever un bébé à une époque où la médecine avait peu de moyens et où l'hygiène était inexistante, était un sujet de réjouissance.''
Il est donc normal de trouver dans la Bible des femmes en train d'allaiter leur bébé. Voici les ''couples'' mère-bébé qui sont cités :
- Sarah et Isaac en Genèse 21 : 7
-Moïse et Jokébed en Exode 2 : 7 et 9
-Anne et Samuel en I Samuel 1 : 23
-Marie et Jésus en Luc 11 : 27.

Il peut être intéressant de remarquer au passage que tous ces bébés , une fois devenus grands, jouèrent un rôle prépondérant dans le devenir du peuple de Dieu.

Voyons maintenant quelques versets où  l'allaitement est un acte de référence pour Dieu. 

 

L'allaitement et l'amour de Dieu :

'' La femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite, oublie-t-elle de montrer de la tendresse à l'enfant de sa chair ? Même si celles-là t'oubliaient, moi Je n'oublierai pas ! '' , Esaïe 49 : 15

 

Ce verset prend appui sur l'attachement profond de la mère à l'égard de son bébé allaité pour mettre en relief l'attachement de Dieu à notre égard. C'est Dieu lui-même ici qui nous parle de la profondeur de Son amour pour nous, Ses enfants. Qu'Il prenne l'attitude de coeur de la femme qui allaite pour exprimer ainsi Ses divins sentiments n'est pas un '' hasard ''. En effet, la femme qui allaite produit, au cours de sa lactation, une hormone appelée ocytocine ou '' hormone de l'amour '' dont l'une des actions est de favoriser l'attachement de la mère à son bébé. Seule la mère qui allaite produit cette hormone. Ainsi Dieu éprouve pour nous un attachement particulièrement fort que Lui seul peut éprouver de par Sa nature. C'est cet amour là qui fait que jamais Il ne nous oublie. C'est cet amour-là, infaillible, éternel et parfait qui  s'est manifesté sur la croix lorsqu'Il s'est donné pour nous. Si Dieu a ici recours à la relation d'allaitement pour montrer la force de Son amour à notre égard, c'est qu'Il la sait forte et riche. Elle est en effet un don de soi (don de la mère, don de lait) et une authentique démonstration d'attachement, de tendresse et d'amour.

 

L'allaitement et l'amour fraternel :

 

'' Nous avons été au milieu de vous plein de douceur, comme une mère réchauffe sur son sein les enfants qu'elle nourrit. '' , I Thessaloniciens 2 : 7 (TOB)

 

Nous avons ici, au travers de la relation d'allaitement, une idée de ce que devrait être l'amour fraternel, cet amour que Dieu déverse sur nos coeurs à l'égard de nos frères et soeurs en Christ, reflet de Son propre amour pour eux. Cinq caractéristiques se dégagent de ce verset au sujet de cet amour :

* L'amour fraternel est doux, parce que empreint de paix et de bonté, parce que ne recherchant pas son intérêt au mépris de l'autre, mais le bien de cet autre (cf I Corinthiens 13 : 5, TOB).

 

* L'amour fraternel réchauffe, parce qu'il fait chaud au coeur d'en être aimé, parce qu'il apporte la présence et la chaleur d'un frère / d'une soeur à celui / celle qui se trouve dans la souffrance, la tristesse ou la solitude.

 

* L'amour fraternel nourrit, parce qu'il sait trouver les mots pour édifier, exhorter et encourager celui / celle qui chancelle ou faiblit.

 

* L'amour fraternel prend soin de l'autre car il est prompt à secourir et supporter (porter en dessous) celui / celle qui passe par un chemin difficile pour l'aider à avancer malgré les difficultés.

 

* L'amour fraternel est proche car il sait se réjouir avec ceux / celles qui se réjouissent, mais aussi pleurer avec ceux / celles qui pleurent (cf Romains 12: 15)

 

Si Paul a ici recours à la chaleur humaine qui se dégage entre une mère et son bébé allaité pour décrire l'amour fraternel tel que Dieu le conçoit, n'est-ce pas justement parce que le bébé trouve sur le sein de sa mère la douceur, la paix, la chaleur, une présence aimante, la nourriture, la santé, la proximité - l'amour ?

 

L'allaitement et la sécurité que Dieu veut pour le nouveau-né :

 

'' Tu m'as fait surgir du ventre de ma mère, et Tu m'as mis en sécurité sur sa poitrine. '', Psaume 22 : 10

 

Ce qui est mis en évidence au travers de ce verset, c'est le fait que Dieu Lui-même a prévu que le nouveau-né soit en sécurité sur le sein de sa mère. Le bébé y trouve en effet '' l'âme '', l'odeur, l'haleine et la chaleur de celle qui l'a porté durant 9 mois. Tout répond à ses besoins de tendresse et de sécurité, comme le lait répond à ses besoins physiques. '' Cette notion est assimilable à la notion d'enveloppe psychique qui procure au jeune enfant un sentiment de sécurité indispensable à sa stabilité émotionnelle. '' (Michel Odent). Dieu sait que le nouveau-né est un être physiquement, psychiquement et émotionellement fragile et c'est à la mère qu'Il a confié, par le moyen de l'allaitement, la responsabilité de le sécuriser et de permettre qu'il grandisse et se développe harmonieusement. C'est là un engagement entier de la mère envers son nouveau-né, mais c'est aussi une immense joie et une grande valorisation pour elle.

 

L'allaitement ou comment nous nourrir de la Parole de Dieu :

 

'' Comme des enfants nouveaux-nés, désirez le lait pur de la Parole afin que, par lui, vous grandissiez pour le salut. '', I Pierre 2 : 2

 

Ce qui est à considérer ici, c'est la manière de se comporter des nouveaux-nés pour grandir. COMME le nouveau-né recherche la présence et le lait de sa mère pour grandir physiquement  et émotionnellement, nous sommes appelés à rechercher la présence de Dieu et la nourriture qu'Il nous offre au travers de la Bible, Sa Parole, pour grandir spirituellement et devenir des chrétiens matures et équilibrés. Mais aussi, DE MEME que le nouveau-né allaité reçoit une nourriture parfaitement adapté à ses besoins au jour le jour - le lait maternel évolue en effet avec l'âge de l'enfant - DE MEME nous recevons toujours une nourriture spirituelle adaptée aux besoins de notre vie, et plus nous grandissons spirituellement, plus Dieu nourrit notre âme de révélations merveilleuses et profondes. Rappelons-nous simplement que, COMME le nouveau-né est acteur dans la production du lait par le sein maternel en stimulant le sein par sa succion,  nous devons aussi être acteur pour recevoir notre nourriture spirituelle en recherchant la communion avec Dieu au travers de la prière et de la méditation de Sa Parole. Plus nous serons conséquents dans notre raletion avec Dieu, plus nous serons nourris spirituellement. N'ayons donc pas honte d'être devant Dieu COMME des '' petits enfants à la mamelle '' si nous voulons entrer dans le Royaume des cieux (cf Joël 2 : 16 et Matthieu 18 : 3).

 

L'allaitement ou ce que sera la Nouvelle Jérusalem :

 

'' Car ainsi parle le Seigneur : Jubilez avec Jérusalem, exultez à son sujet, vous tous qui l'aimez (...) Que vous suciez le lait et soyez rassasiés de son sein réconfortant. Que vous tiriez le maximum et jouissiez de sa mamelle glorieuse ! Car ainsi parle le Seigneur : voici que je vais faire arriver jusqu'à elle la paix comme un fleuve et comme un torrent débordant la gloire des nations. VOUS SEREZ ALLAITES, portés sur les hanches et cajolés sur les genoux. '', Esaïe 66 : 10 à 12, version TOB.

 

Ces versets (et ceux qui précédent) concernent les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Jérusalem sera alors la ville où se dressera le trône du grand Roi (cf Esaïe 24 : 23) et il est ici parlé d'elle comme d 'une mère dont la vocation spirituelle sera (à cause de la présence de Dieu qui y séjournera) de nourrir et de réconforter, remplir de Sa plénitude et procurer la jouissance à tout ceux qui L'aiment.

Si Dieu, pour décrire un moment si beau, si extraordinaire à Son peuple, se réfère à l'allaitement, n'est-ce pas parce qu'il était alors, dans le vécu quotidien de celui-ci, un moment d'extraordinaire beauté dans la vie d'une femme et d'un bébé ? Un allaitement vécu dans toute sa dimension apporte en effet beaucoup plus qu'une nourriture saine. Il est une sorte de symbiose qui les amène à se réjouir d'être ensemble. De même, il n'y aura pas de meilleur endroit pour nous que de vivre dans la présence éternelle de Dieu, face à face avec Lui.

 

Nous pouvons donc constater qu'il y a comme un aller-retour permanent entre ce que nous enseigne la relation d'allaitement entre une mère et son bébé sur notre relation avec Dieu et ce que Celui-ci veut nous révéler au sujet de l'allaitement en nous parlant de notre relation avec Lui. Etre enseigné sur l'une de ces relations, c'est être enseigné sur l'autre.

 

Et savez-vous que Dieu a une attention toute spécifique à l'égard de la mère qui allaite son bébé, qu'Il en prend lui-même soin ? Il nous est  dit en effet, en Esaïe 40 : 9 et 11 : '' Voici votre Dieu, voici le Seigneur Dieu ! (...) Comme un berger Il fait paître son troupeau, de son bras Il rassemble; Il porte sur Son sein les agnelets, procure de la fraîcheur aux brebis QUI ALLAITENT. '' Ces versets nous renvoient inévitablement au verset 2 du psaume 23 : '' Sur de frais herbages, Il me fait coucher; près des eaux du repos, Il me mène. ''

 

C'est là un véritable encouragement pour chaque maman qui désire retourner au plan originel de Dieu prévu pour la maternité. OUI, l'allaitement relève aussi du domaine spirituel et Dieu veille personnellement et particulièrement sur la maman qui s'engage sur ce chemin avec son bébé !!

 

 

 

 

Le portage : ( note : certains de ces versets sont pris dans la version TOB )


Nombres 11 : 12 : '' Porte-le sur ton coeur comme une nourrice porte un petit enfant. ''
Le contexte dans lequel se trouve ce verset exprime la responsabilité qu'une mère doit exercer vis – à – vis de l'enfant qu'elle a mis au monde.

Deutéronome 1:31 : '' ...dans le désert tu as vu le Seigneur ton Dieu te porter comme un homme porte son fils, tout au long de la route...'' . Le portage d'un fils par son papa est ici pris comme exemple pour montrer la sollicitude de Dieu à l'égard de son peuple au cours des moments difficiles. Porter son bébé lorsqu'il en a besoin manifeste cette sollicitude, ce soutien à son égard.

Deutéronome 32 : 11 : '' Il est comme l'aigle qui encourage sa nichée : Il plane au-dessus de ses petits, Il déploie toute son envergure, Il les prend et les porte sur Ses ailes.'' Si nous transposons ce verset au bambin et à sa maman, nous voyons combien le portage fait partie du processus d'encouragement à l'indépendance de nos petits dans un contexte de sécurité et de mise en confiance : tantôt nous les laissons aller, veillant sur eux et les protégeant, tantôt nous les prenons avec nous – nous les portons. L'un et l'autre ne sont pas incompatibles et sont entièrement indispensables au développement et à l'acquisition de l'autonomie de l'enfant. Il s'agit d'un juste va et vient, d'un équilibre éducatif où l'on est sensible aux besoins de nos enfants.

Exode 19 : 4 : '' Vous avez vu vous-mêmes ...comment je vous ai portés comme sur des ailes d'aigles pour vous faire venir jusqu'à moi.'' Le Seigneur nous porte pour nous attirer à Lui avec amour. De même, porter son bébé permet de créer un attachement plus fort et plus particulier avec lui. C'est une manière de lui manifester notre amour.

Esaïe 60 : 4 : '' Ils se rassemblent tous...Tes filles sont portées comme des enfants sur la hanche. '' La comparaison utilisée ici laisse à penser que le portage des enfants ( et pas seulement des bébés ) était une pratique courante et normale aux temps de l'Israël biblique. De plus, nous avons une indication sur la manière dont les enfants étaient portés puisqu'il est précisé ''sur la hanche''.

Esaïe 66 : 12-13 : '' Vous serez allaités et portés sur la hanche, bercés sur les genoux. Comme un homme que sa mère réconforte, je vous consolerai...''. Nous avons ici un beau résumé du modèle de maternage proximal que l'on trouve dans la Bible : l'allaitement , le portage et le bercement sont intimement liés. Tous 3 contribuent à apporter au bébé et au bambin réconfort et consolation, paix, plénitude, joie, amour, satiété de tous ses besoins et bonne santé ( cf les versets 10, 11 et 14 ) .

 

Le sommeil partagé :

 

C'est un sujet pour lequel nous ne trouvons, à ma connaissance, aucun verset dans la Bible.

Toutefois, si l'on considère le contexte des différentes époques au cours desquelles la Bible a été rédigée, on ne peut qu'admettre que celui-ci était la norme. Chaque famille, au sens large, vivait dans une tente ou dans une maison rudimentaire, souvent composée d'une seule pièce, avec un mobilier très restreint. Il serait farfelu de penser que les bébés et bambins dormaient séparés des adultes, seuls dans une tente ou dans une pièce à part. Ceux-ci n'étaient en sécurité que dans la proximité de l'adulte et le niveau de vie d'alors ne permettait pas les aménagements que nous avons aujourd'hui.

Pour mémoire, ce n'est qu'à l'époque de l'ére industrielle que, dans les pays occidentaux, les chambres à part pour les bébés et les enfants ont commencées à apparaître. Il y eut en effet à ce moment-là une amélioration du niveau de vie, de l'hygiène et de la sécurité autour du bébé qui pouvait permettre à celui-ci de grandir dans un environnement où la présence de l'adulte n'était plus nécessaire pour assurer sa survie. C'est l'époque aussi où le travail des femmes, réglé sur le modèle masculin, a commencé à apparaître, nécessitant ainsi une séparation de plus en plus précoce entre la mère et son bébé et l'apparition de matériel de substitution, tel les biberons, landaus, tétine et autres.

La norme biologique, autrement dit la manière dont le bébé est fait et fonctionne tant dans son corps que dans son psychisme, implique un besoin permanent de la présence de l'adulte qui, seul, peut lui apporter la sécurité émotionnel et alimentaire dont il a besoin. Ces besoins ne disparaissent pas comme par magie la nuit pour réapparaître au lever du soleil. Il est vrai que certains bébés semblent plus sécurisés que d'autres à la base et s'accomodent sans difficultés des séparations que les adultes leur imposent, mais ils ne sont pas majoritaires ou représentatifs de ce que sont la plupart des bébés, chacun évoluant ensuite selon son propre rythme. La plupart des bébés de la planète, en l'an 2008, grandissent d'ailleurs encore comme ''aux temps bibliques'', puisque bon nombre de bébés africains, asiatiques ou sud-américains, notamment en dehors des villes, vivent soit dans des conditions très rudimentaires qui impliquent de facto un maternage de type proximal, soit dans des milieux où les traditions de maternage qui se transmettent sont celles de l'allaitement, du portage et du cododo. L'Amérique du Nord et l'Europe ne font que redécouvrir et réhabiliter, peu à peu, des pratiques ancestrales qui n' ont jamais cessé sur la plus grande partie de la surface habitée du globe et qui ont largement fait leurs preuves depuis que l'humanité existe.


 

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  • Je suis une  heureuse maman de 6 enfants entre 17 ans et 32 mois, mère au foyer, animatrice LLL, responsable de rencontre de mamans et enseignante de mes propres enfants  dans le cadre du homeschooling.
  • Je suis une heureuse maman de 6 enfants entre 17 ans et 32 mois, mère au foyer, animatrice LLL, responsable de rencontre de mamans et enseignante de mes propres enfants dans le cadre du homeschooling.

Ma p'tite famille :

Le papa : 47 ans, originaire de la Guadeloupe. Amoureux du jardinage et du bricolage. La maman 44 ans, institutrice qui n'a plus exercé depuis ..... hum hum ..., animatrice de réserve de La Leche League, ancienne monitrice de portage des bébés en écharpe, créatrice du concept des Rencontres de Mamans ( voir article à ce sujet) Les enfants : L'aînée , 20 ans, scolarisée à la maison de la 6ème à la Terminale (Bac L), licenciée en Langues Etrangères Appliquées (anglais - japonais), actuellement en Master 1de LEA Affaires Internationales, orientation projets culturels et humanitaires, anglais, japonais, arabe - 2 années d'avance (détectée enfant précoce)- responsable scout - piano ( 6 ans de Conservatoire) , guitare - A déjà voyagé dans plusieurs pays (dont 1 semestre d'études à Nottingham et un stage d'études en Israël)- La seconde , 18 ans, scolarisée à la maison de la 6ème à la Terminale (bac ES avec option maths renforcés),1ère année de Licence Arts Plastiques, 1 an d'avance - engagée dans le scoutisme - piano - La troisième, 14 ans, scolarisée à la maison depuis le CE1, en 3ème, piano, gymnaste et scout- La quatrième, 12 ans, scolarisée à la maison depuis le CP, en 4ème, une année d'avance, aussi détectée précoce - équitation, lecture - La cinquième, 10 ans, scolarisée à la maison depuis la MS de maternelle, CM2- au Conservatoire en violon et chant - gymnaste et scout - La sixième, 5 ans, n'a jamais été à l'école, unschooling (apprend autrement qu'en travaillant pour le moment !), très créative ! Le 7ème : dans la patrie céleste depuis le second trimestre de grossesse. Le plus heureux de nous tous :-)

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PSAUME 128

Heureux es-tu toi qui révères l'Eternel
et qui suis les chemins qu'Il a tracés !
Tu profites du travail de tes mains
Tout ira bien pour toi et tu seras heureux ...
Ta femme sera comme une vigne féconde chargée de nombreux fruits
Et, autour de ta table,
Tes enfants ressembleront à des plants d'oliviers.
Ainsi sera béni tout homme qui révère l'Eternel ...

ENCOURAGEMENT

'' Aies foi dans ta foi

  Doute de tes doutes

  Ne mets pas ta foi dans tes doutes

  Ni tes doutes dans ta foi. "

 Michel Allard

Plus précieuse que les perles

"Une femme capable, intelligente et vertueuse,

qui est  qui peut la trouver ?

Elle est beaucoup plus précieuse que des bijoux

et sa valeur est loin au-dessus des rubis ou des perles."

Proverbes 31 : 10 (version anglaise)

Citation

'' EXERCEZ VOS ENFANTS A L'AUTODISCIPLINE

 PLUTÔT QU'A LA COMPLAISANCE

PENDANT QU'ILS SONT JEUNES. '

Nancy Campbell

 (traduction libre)

 

Sur l'allaitement ..

'' Nourri aux seins de ma mère ! '' Cantique des Cantiques 8 :1

'' Je me levai le matin pour allaiter mon fils. '' I Rois 3 : 21

'' Même chez les chacals, on donne à téter, (...) cette belle qu'est mon peuple devient aussi cruelle que les autruches de la steppe. '' Lamentations 4 : 3

'' ... Les bénédictions des mamelles et du sein. '' Genèse 49 : 25

'' ' Fais ce que bon te semble. Reste ici jusqu'à ce que tu l'aies sevré. Que seul le Seigneur accomplisse Sa Parole. ' La femme resta donc et elle allaita son fils jusqu'à ce qu'elle l'eût sevré. '' I Samuel 1 : 23

 

VOIR ARTICLE '' LE MATERNAGE DANS LA BIBLE ''

 http://heureusemaman.over-blog.fr/article-29589181.html

 

Amitié

Deux amis marchaient dans  le désert.

A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

'' Aujord'hui, mon meilleur ami m'a donné une gifle. ''

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent une oasis dans laquelle ils décidèrent de se baigner.

Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :

'' Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a sauvé la vie. ''

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :

'' Quand je t'ai blessé, tu as écrit sur le sable. Maintenant, tu écris sur la pierre. Pourquoi ? ''

L'autre ami répondit :

'' Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable : les vents du pardon peuvent l'effacer.

Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre : aucun vent ne peut l'effacer. ''

 

                                                                             Texte anonyme.