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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 21:25

L'adolescence est un phénomène social très récent dans l'histoire de l'humanité puisqu'il date des années 60, au moment de la généralisation de l'accès à la 6ème, puis au lycée et, plus tard aux études longues.

Aujourd'hui on parle même d'adulescent, pour désigner ces jeunes adultes qui restent de plus en plus longtemps au foyer de leurs parents car dans l'incapacité d'être autonomes financièrement.

En effet, autrefois, l'enfant, au fur et à mesure de sa croissance, était naturellement intégré dans la sphère des adultes par le biais du partage des tâches quotidiennes et intégré dans le monde du travail au sortir de l'école primaire ( travaux agricoles, apprentissage etc …). Il était tôt responsabilisé et conduit sur la voie de l'autonomie, entraîné dans le sillage de ses aînés qui pouvaient lui transmettre des repères et donner un sens à sa croissance à l'âge où, de nos jours, on maintient ensemble et dans une grande dépendance toute une classe d'âge où chacun ne trouve en face de lui qu'un vis-à-vis se débattant dans les mêmes problèmes identitaires.

A cela s'ajoute le fait que la puberté commence de plus en plus tôt, ne laissant au jeune que très peu de temps pour gérer les bouleversements de son corps. Tout va trop vite dans son corps, alors qu'il est maintenu dans un état de grande dépendance beaucoup trop longtemps. C'est un paradoxe, une dualité qui rend cette période encore plus délicate.

Ce qui était autrefois une simple transition de l'enfant à l'adulte est aujourd'hui devenu une période de crise : celle de la crise d'adolescence.

Période durant laquelle le jeune ne peut revendiquer finalement que peu de choses :

* son territoire (sa chambre, son quartier s'il est en bande),

* sa liberté d'esprit et d'initiative (d'où les multiples désaccords car tout d'un coup notre enfant remet en cause ce que nous lui disons, ce que nous faisons et même ce que nous sommes et il souhaite prendre ses propres décisions selon ses propres critères),

* son autonomie sociale (fréquenter qui il veut quand il veut comme il veut, ne plus partir en vacances en famille, sortir, etc ).

 

Ce n'est donc pas toujours facile de voir nos enfants se détourner de nous parce qu'ils sont mieux avec les copains et copines ; d'apprendre à devenir les accompagnateurs de leur envol ; de trouver la juste distance : trop près, on les étouffe ; trop loin, ils se sentent abandonnés.

Tout comme ce n'est pas toujours facile pour eux de s'éloigner des parents (certains refusent de grandir) ; d'être inondés d'hormones (qui impactent souvent négativement les relations avec l'entourage), d'être ni ceci (enfant) ni cela (adulte).

L'adolescent joue toujours faux : il est trop petit pour être grand et trop grand pour être petit.

 

Répondre aux désirs ou aux besoins ?

 

Les adultes doivent être autant des ponts dans sa rencontre avec le monde que des filtres face aux exigences de la vie commune. Les parents sont donc là pour répondre aux besoins des adolescents (jusqu'à un certain point) mais ils ne sont pas là pour répondre à leurs désirs (ex : ton besoin est celui d'une paire de basket, ton désir est celui d'une paire de basket de marque. Je peux répondre à ton besoin mais pas à ton désir.) Nous devons plutôt les inviter à se donner les moyens d'y accéder (suite de l'ex : quelle partie de ton argent de poche es-tu prêt à mettre pour ces baskets ?). De plus, il y a des désirs recevables, acceptables et d'autres qui ne le sont pas. Et certains désirs peuvent aussi rester à l'état de désir, cela devient alors un rêve qui ouvre à la créativité et au dépassement de soi.

 

Ce qui est normal, ce qui doit inquiéter : quelques balises pour éviter que les brises légères ne basculent en avis de tempête :

 

* Perte ou augmentation importante de poids.

* Problème de sommeil

* Changement radical et trop rapide de la personnalité

* Instabilité scolaire et école buissonnière

* Chute des notes et du niveau scolaire

* Plaisanteries et conversations fréquentes à propos du suicide

* Symptômes de consommation de drogue.

* Jeux avec la loi (joue avec les limites un peu trop souvent et trop dangereusement).

 

→ Ce qui est normal : l'ado qui se fait prier pour partir en week- end, en vacances ou à l'église avec ses parents, qui s'enferme dans sa chambre pour écouter de la musique.

 

Ce qui doit inquiéter : l'ado qui reste cloîtré dans sa chambre tous les week-ends, qui refuse de sortir, qui nous dit de faire savoir qu'il n'est là pour personne et qui ne s'intéresse à rien. Bref, le complet repli sur soi.

 

→ Ce qui est normal : l'ado qui cherche à repousser ses limites personnelles. Celui qui va bien ne mettra pas volontairement sa vie en péril.

 

Ce qui doit inquiéter : l'ado qui cherche perpétuellement ses limites au péril de sa vie. Ce sont les ados en souffrance qui relèvent les défis les plus dangereux au sein d'un groupe.

 

→ Ce qui est normal : les changements physiologiques et physiques déstabilisent les adolescents qui deviennent naturellement irritables et agressifs. Leur humeur est affectée par la tempête hormonale qu'ils subissent.

 

Ce qui doit inquiéter : l'ado qui commence à se taper la tête contre les murs, à mettre des coups de pied dans une porte, à lever la main sur un des parents. Un ado devient violent quand l'entourage n'arrive plus à la contenir suffisamment.

Attention cependant à ne pas avoir une attitude de dureté et de rigidité qui engendrerait la violence.

 

→ Ce qui est normal : faire un régime, même farfelu. Tant que l'ado craque sur un bon gâteau ou du chocolat, il n'y a pas de souci à se faire.

 

Ce qui doit inquiéter : la préoccupation excessive autour de la nourriture, le calcul des calories au gramme près, son implacable résistance à toute sucrerie, tout comportement obsessionnel autour de la nourriture.

 

Si nous sentons que nous entrons ou sommes dans une impasse :

 

* Ne pas hésiter à demander de l'aide : personne mature et de confiance, référent spirituel, médecin, psy, spécialiste, groupe de paroles (ne pas dire à l'ado qu'il est devenu fou et qu'on va l'emmener consulter mais lui dire que l'on ne se comprend plus et que l'on va chercher de l'aide ensemble).

 

* Manifester la grâce en lâchant du lest, en renonçant à certains principes, en bannissant les '' yaka fauque '' en faisant preuve de bonté dans des circonstances où un cœur dur serait intransigeant. La relation est la plus précieuse des choses à conserver et à préserver avec notre adolescent.

 

* Et continuer de nous battre dans la prière, espérer et croire, même si ce qu'on vit contredit tout !!

 

La meilleure des pistes à suivre pour maintenir la relation avec son adolescent durant toutes les années que celles-ci va durer est celle de l'anticipation (de l'étayage) :

 

Autrement dit, l'adolescence, cela se prépare en amont !

 

Quelques pistes :

 

* aimer son enfant inconditionnellement, en prendre soin, se sentir concerné par son développement physique, intellectuel et spirituel et le faciliter.

 

* développer une saine relation d'attachement et des liens d'affection sains, offrir un environnement sécurisant, faire preuve d'empathie.

 

* avoir un projet éducatif qui se manifestera au travers de la transmission de valeurs, de repères, et au travers de limites raisonnables et prévisibles avec un contrôle souple (éviter l'inconstance et l'imprévisibilité).

 

* être une famille la plus soudée possible dans laquelle le père n'est ni indifférent ni démissionnaire ni autoritariste.

 

* être une famille dans laquelle la parole circule facilement et où il n'y a pas de sujet tabou.

 

* cultiver la confiance en soi et l'estime de soi dès le plus jeune âge au moyen de la valorisation, de l'encouragement.

 

* encourager l'enfant le plus tôt possible à avoir une relation personnelle avec Dieu.

 

* permettre à l'enfant de trouver, développer et cultiver une passion qui canalisera positivement son temps de loisirs, son énergie et son humeur et sera constructive pour lui.

 

* être ferme et doux, c'est-à-dire ni mou ni rigide; ne pas faire preuve de laxisme et ne pas exercer une discipline inadaptée. N'être ni trop indulgent ni trop exigeant.

 

* apprendre à bien connaître son enfant, ses forces et ses faiblesses et s'adapter à lui (caractère, personnalité).

 

* respecter l'enfant et lui apprendre à nous respecter.

 

* montrer à l'enfant qu'il peut compter sur nous.

 

* être un exemple.

 

* conduire l'enfant à construire un cercle d'amis / des amitiés fiables, de confiance, saines.

 

* créer des liens profonds avec d'autres familles qui partagent les mêmes valeurs, le même projet éducatif car ces familles pourront devenir des ressources pour nous ou nos ados dans les périodes de crise.

 

* leur apprendre l'autonomie et les responsabiliser au fur et à mesure de leur croissance.

 

 

Et quand on est dedans (dans l'adolescence de nos enfants) :

 

continuer tout cela en sachant s'adapter sans se renier.

 

* en répondant de façon appropriée ( au choix selon les circonstances : oui ! - oui, à condition que … -

oui, si …. - oui, quand …. - oui, on verra – oui pour ça et non pour ça – non ! Je ne veux pas – non, je ne suis pas d'accord mais tu es libre).

 

* en ne confondant pas négocier et capituler, autorité et autoritarisme, interdire et agresser, sanction d'un acte et humiliation, conflit et destruction.

 

* alléger le nombre de règles, se centrer sur l'essentiel. Être à la fois souple et exigeant.

 

* ne pas prendre de décisions sous le coup de la colère.

 

* respecter ce à quoi on s'est engagé.

 

* être clair sur ce qui est négociable et ce qui ne l'est pas.

 

* parler de soi et inviter l'ado à parler de ses émotions ; cultiver le dialogue.

 

* penser à compenser les interdits.

 

* accepter d'être un parent imparfait et se considérer en formation continue pour vraiment comprendre notre ado.

 

* être dispensateur de la grâce ; avoir de l'empathie.

 

* se rappeler notre propre adolescence.

 

* respecter leur intimité.

 

* s'intéresser à ce qu'ils lisent, regardent, font, à leurs amis.

 

* ne pas avoir peur (de l'inconnu, de ce qui peut arriver, de ce que sont nos ados) : Dieu est aux commandes !

 

* être équilibriste entre le maintien de l'autorité et le respect des règles d'un côté, le lâcher-prise, la confiance et la souplesse de l'autre.

 

* marquer clairement les limites de l'acceptable et de l'inacceptable, notamment au niveau spirituel ( mais ne jamais aller à la rupture de la relation).

 

* ne pas se laisser déstabiliser ou accabler dans notre propre identité mais savoir reconnaître nos torts, nos erreurs, demander pardon et réorienter si nécessaire.

 

* savoir s'amuser avec nos ados mais ne jamais faire aucune concession sur le respect et ne pas tomber dans le copinage, rester l'adulte.

 

* s'impliquer dans leur vie sociale en s'intéressant à leurs amis, en organisant avec eux des événements, en ouvrant notre maison à leurs amis et en étant disponibles pour eux aussi.

 

* instaurer des rituels : fête ou cérémonie lors des premières règles pour la fille, pour les 18 ans, pour le diplôme obtenu, etc etc …

* continuer de leur parler leur langage d'amour et mettre toute notre bonne volonté à maintenir la relation sans les étouffer.

 

* ne pas leur rentrer dedans dès qu'ils sont de mauvaise humeur (cela ne sert à rien si ce n'est empirer la situation, les laisser bouder mais pas en face de nous, c'est tout : tu as le droit de bouder mais pas dans la pièce principale).


* dire je te comprend à gogo, (même si ce n'est pas vrai) !

 

* créer un dialogue qui part d’abord d’un regard d’amour et offrir une écoute empreinte d’une sincère curiosité.

 

* ne pas se laisser envahir par ce que les autres vont penser et garder à cœur ce qui est important pour son adolescent.

 

* remplacer la critique et l’humiliation par l’encouragement.

 

* impliquer l’adolescent dans la recherche de solutions et passer des accords dans le respect mutuel.

 

* demeurer un phare dans la nuit, un point d'ancrage. L'ado fait ses expériences mais doit avoir l'assurance que le retour est possible, sans condamnation ni jugement, et autant de fois que nécessaire, jusqu'à ce qu'il prenne définitivement le large parce qu'il peut s'assumer non seulement financièrement mais aussi dans tous les domaines de sa vie.

 

Prières, proclamations, et appels sur ma vie, mes enfants

 

 

Conformément à 1 Pierre 5 : 7, je me décharge sur Dieu de tous les problèmes de mes enfants, car Lui-même prend soin d'eux.

 

Conformément au Psaume 37 :5, je recommande tous mes enfants à l’Éternel, je mets en Lui ma confiance, et Il agira.

 

Conformément à Psaume 55:22, je remets tous mes enfants à l’Éternel, et Il les soutiendra, Il ne les laissera jamais chanceler.

 

Conformément à Proverbes 16 :3, je recommande à l’Éternel tous mes enfants, et ceux-ci réussiront.

 

Conformément à Jérémie 29 :11, je proclame que ce sont des projets de paix et non de malheur que l’Éternel a formé sur tous mes enfants afin de leur donner un avenir et de l'espérance.

 

Conformément à Ésaïe 55 :12, je proclame que tous mes enfants sortiront avec joie, et qu'ils seront conduits en paix.

 

Conformément à Jérémie 30 :10, j'appelle sur chacun de mes enfants le repos et la tranquillité, que rien ne vienne les troubler.

 

Conformément à Jérémie 31:17, je proclame qu'il y a de l'espérance pour l'avenir de chacun de mes enfants.

 

Conformément à Isaïe 43:1, Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui a créé mes enfants : Ne crains rien car je les rachète, je les appelle par leur nom: ils sont à moi!

 

Conformément à Ézéchiel 34:11-31, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Voici, j'aurai soin moi-même de chacun de tes enfants.

 

Conformément à Ephésiens 2 : 8 à 10, c'est par la grâce que mes enfants sont sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de nous, c'est le don de Dieu..... Car ils sont son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin qu'ils les pratiquent.

 

Conformément à Colossiens 1 : 27, j'appelle le Christ dans la vie de mes enfants, Lui en qui se concentre l'espérance de la gloire à venir.

 

Conformément à I Corinthiens 13 : 4- 7 , j'appelle entre mes enfants un amour patient, plein de bonté, non envieux, qui ne cherche pas à se faire valoir, qui ne s'enfle pas d'orgueil, qui ne fait rien d'inconvenant, qui ne cherche pas son propre intérêt, qui ne s'aigrit pas, qui pardonne en toutes occasions, qui espère, qui persévère.

 

Conformément à 2 Corinthiens 4 : 16, je ne perds pas courage et je demande au Seigneur de renouveler mon être intérieur de jour en jour.

 

Conformément à Galates 5 : 22, j'appelle le fruit de l'Esprit dans la vie de chacun de mes enfants et entre eux : l'amour, la joie, la paix, la patience, l'amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi.

 

Conformément à Romains 5 : 5, je crois que mon espérance concernant mes enfants ne sera pas déçue.

 

Conformément à Philippiens 2 : 13 – 14 , je demande à Dieu de produire en mes enfants le vouloir et le faire pour qu'ils parlent et agissent selon Son projet plein d'amour, sans se plaindre et sans discuter.

 

Conformément au Psaume 119 : 5,, 10, 11, 12, 15, je demande à Dieu de donner à chacun de mes enfants assez de fermeté pour observer Ses ordonnances, pour ne pas dévier de Ses commandements, pour garder Sa parole tout au fond de leur cœur afin qu'ils ne pèchent pas contre Lui, je demande qu'Il leur enseigne Ses ordonnances et fixe leurs regards sur les voies qu'Il leur trace.

 

Conformément au Psaume 32 : 8, je demande au Seigneur d'instruire chacun de mes enfants, de leur indiquer le chemin qu'ils doivent emprunter, d'être leur conseiller, de veiller sur eux.

 

Conformément au Psaume 19 : 13, je demande à Dieu de pardonner tous les faux pas de chacun de mes enfants , les péchés dont ils n'ont pas conscience. Qu'Il les garde des pensées d'orgueil, qu'elles n'aient pas d'emprise sur eux.

 

Conformément à Proverbes 4 : 23- 24, je demande au Seigneur d' aider chacun de mes enfants à veiller sur son cœur et de les garder de prononcer des paroles mauvaises.

 

Conformément à Jean 7 : 38 j'appelle des fleuves d'eaux vives sur chacun de mes enfants.

 

Conformément à Isaïe 54 : 13, chacun de mes enfants sera disciple de l’Éternel et leur paix sera grande.

 

Conformément à 3 Jean 4 , je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants vivent selon la vérité.

 

Conformément à Exode 14 : 14, l’Éternel combattra pour moi, et moi, je me tiens tranquille.

 

Conformément à Ephésiens 5 : 18-19, je demande au Seigneur de me donner le réflexe de faire, en toutes circonstances, toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l'Esprit. Je veux apprendre à le faire avec vigilance et constance, en intercédant pour toute ma famille et en particulier pour moi. Je demande à Dieu de me donner, quand je parle, les mots que je dois dire.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by heureusemaman - dans Education chrétienne
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 23:24

Rappel :

Les parents sont les premiers et principaux éducateurs des enfants que Dieu leur a confié. Compter sur l'école (publique, privée ou chrétienne) et /ou sur l'école du dimanche pour construire le caractère de nos enfants revient à refuser notre mandat divin à ce sujet. Ces institutions peuvent être, au mieux, des partenaires dans notre tâche éducative lorsque nous pouvons travailler en synergie avec elles mais aussi, au pire, complètement contre-productives quant aux objectifs qui sont les nôtres dans ce domaine. C'est à nous, parents, de travailler, sur la base de la Parole de Dieu, à la formation du caractère de nos enfants. Nous sommes collaborateurs avec leur divin Créateur à ce sujet et c'est une tâche de longue haleine, quotidienne, qui mobilise toutes nos ressources, tant physiques qu'affectives, intellectuelles que spirituelles. C'est une tâche qui, aussi, nous amène à poursuivre la formation de notre propre caractère ….

Introduction :

Qu'est-ce que le caractère ? Le dictionnaire nous en donne les définitions suivantes : '' manière habituelle de réagir propre à chaque personne, affirmation vigoureuse de la personnalité ''. Autrement dit, former le caractère de l'enfant selon les principes de la Parole de Dieu, c'est lui apprendre, au fur et à mesure de sa croissance et de sa maturation, à agir et réagir selon lesdits principes, c'est lui donner les matériaux de construction de sa personnalité qui lui permettront de s'affirmer au quotidien et dans toutes les situations selon son identité en Christ et selon les principes et valeurs du Royaume de Dieu. Former le caractère de l'enfant, c'est ni plus ni moins lui apprendre à être disciple. Former le caractère de l'enfant, c'est le faire passer d'une orientation centrée sur le moi à une orientation centrée sur les autres et sur Dieu. Le caractère n'est pas seulement acquis, il est aussi appris. Il est amené à être travaillé tous les jours et il est important de le considérer comme supérieur à l'apparence physique et à l'intelligence naturelle. La tâche peut sembler ardue, écrasante, impossible, décourageante. La bonne nouvelle est que nous ne sommes pas seuls pour l'accomplir : Dieu, en tant que Père, Fils et Saint-Esprit est le principal maître d’œuvre de la formation du caractère de nos enfants et Il place à nos côtés, régulièrement, des personnes qui sauront nous guider, nous épauler, nous enseigner tout au long du chemin. Et, surtout, Il ne nous demande pas d'achever la tâche : la formation du caractère de nos enfants (et du nôtre) n'est jamais terminée, nous sommes les uns et les autres en chantier permanent, de notre naissance à notre mort ! C'est une dynamique de vie dans laquelle nous marchons et entraînons nos enfants à notre suite. Et c'est en Lui seul que tout est accompli !

Ce qu'en dit la Bible :

Savez-vous que la Bible parle très précisément de la formation du caractère ? Elle nous en donne non seulement le comment mais aussi le pourquoi et les différentes étapes en II Pierre 1 : 5-8  (version du Semeur, révision 2000) :

'' … Il a voulu, par Ses dons, vous rendre conformes à ce que Dieu est … Pour cette raison même, faites tous vos efforts pour ajouter à votre foi la force de caractère, à la force de caractère la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi l'endurance dans l'épreuve, à l'endurance l'attachement à Dieu, à cet attachement l'affection fraternelle, et à l'affection fraternelle l'amour. Car si vous possédez ces qualités, et si elles grandissent sans cesse en vous, elles vous rendront actifs et vous permettront de connaître toujours mieux notre Seigneur Jésus Christ. ''

Donc pourquoi la formation du caractère est-elle incontournable ?
Parce que c'est elle seule qui nous rendra, nous et nos enfants, conformes à Dieu, parce que c'est seulement ainsi que nous et nos enfants pourrons devenir actifs dans le Royaume de Dieu et parce que c'est seulement par elle que nous pourrons, au fil de nos vies, apprendre à connaître de mieux en mieux notre Dieu et à nous attacher à Lui. Pour, aussi,  nous rendre forts et rendre nos enfants forts dans notre foi et notre caractère, dans leur foi et leur caractère, fondés et enracinés en Christ, fermement établis en Lui, indéracinables, quelques soient les vents et marées que nous rencontrerons, qu'ils rencontreront.

Comment ?
Par Ses dons mais aussi par nos efforts !

Selon quelles étapes ?
La connaissance ( de Dieu, de sa Parole, de Son œuvre tant dans le cours de l'histoire de l'humanité que dans nos propres vies, de Son plan pour nos vies, de Son caractère, de notre identité en Lui etc …)
                                     
La maîtrise de soi (parce que nous et nos enfants connaissons les orientations de Dieu pour nos vies nous apprenons à veiller sur nous-mêmes et à effectuer les choix qui nous maintiendront  dans ces orientations, que ce soit au niveau de notre corps, de nos émotions, de notre intelligence ou de notre esprit)
                                  
L'endurance (parce que nous et nos enfants remportons des victoires, parce que nous et nos enfants vivons des expériences qui nous encouragent, qui nous montrent que '' oui c'est possible '', que '' oui Dieu veille, Dieu tient toutes choses entre Ses mains, ne nous abandonne pas '', que '' oui toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu '' , nous développons une capacité à persévérer dans les difficultés et les épreuves de la vie, confiant en Dieu, en Son œuvre, en Son amour, en sa fidélité à notre égard)
                                   
L'attachement à Dieu ( plus nous sommes au bénéfice de l'amour divin et plus nous aimons Dieu)
                                    
L'affection fraternelle (plus nous et nos enfants sommes au bénéfice de la miséricorde de Dieu, plus nous prenons conscience de sa grâce dans nos vies et plus nous devenons aptes à aimer les autres de manière inconditionnelle, à leur manifester la même grâce que celle que nous bénéficions de la part de notre divin Maître)
                                             
L'amour (dans toute sa dimension de I Corinthiens 13) , inconditionnel, objectif ultime de toute cette formation de notre caractère et de celui de nos enfants. L'amour, essence même de Dieu et sans la manifestation duquel le monde ne peut pas croire.

Il est bien entendu évident  que Dieu nous fait cheminer, nous et nos enfants, au travers de ses différentes étapes  non pas nécessairement de manière toujours linéaire  mais par une dynamique de va-et-vient, d'allers et retours qui forment, tout au long de notre vie et de celle de nos enfants, notre caractère dans ses différents aspects, au fil des circonstances, des rencontres, des épreuves …

Un exemple biblique :     

I Samuel 2 et 3 : le caractère des fils d'Eli n'a pas été formé, ce qui les amène à de mauvais comportements les rendant inaptes au rôle de dirigeant. Dieu reprend personnellement Eli à ce sujet et les fils de celui-ci meurent peu de temps après. Samuel, par contre, le fils de Anne, est consacré à Dieu et enseigné (par Eli!) dans le Temple, ce qui amène cet enfant à une position de maturité et de direction.

Exemples de qualités de caractère :  

droiture, obéissance, persévérance, ponctualité, ordre, endurance, patience, sens des responsabilités,  respect, reconnaissance, soin, fiabilité (être quelqu'un sur qui on peut compter), maîtrise de soi, pardon, sincérité, équité, politesse, les fruits de l'esprit etc ….

               

Pistes concrètes pour former le caractère de l'enfant :

La formation du caractère est toujours intentionnelle ; qu'elle soit formelle ou informelle. Pour agir au mieux, gardons bien en tête que son but n'est pas de rendre l'enfant plus maniable, mais de le préparer à servir et à être une bénédiction pour les autres.

1) De manière formelle :

Étudier un trait de caractère durant 1 ou 2 semaines et prier spécifiquement pour celui-ci.

Afficher le nom de la qualité, sa définition, son opposé et la référence biblique (voir ci-dessous).

Constituer avec l'enfant un carnet de caractère contenant les informations affichées (et tout ce qui peut l'enrichir)

Mémoriser le trait de caractère, sa définition et le verset biblique correspondant.

Donner des exemples positifs (histoires, anecdotes, exemples etc …) et en discuter.

Idem avec des exemples négatifs.

Étudier des personnages de la Bible qui illustrent des traits positifs ou négatifs.

Mettre en scène des traits de caractère (sketchs, marionnettes, scénettes, etc …)

Lire des albums pour enfants / des livres en étant attentif aux traits de caractère qu'on y trouve.

Écrire des histoires avec l'enfant / faire écrire des histoires par l'enfant en se fixant comme objectif d'illustrer l'un ou l'autre trait de caractère (positif ou négatif).

Chants.

2) De manière informelle :

Les situations de la vie de tous les jours offrent de multiples occasions de mettre en pratique les traits de caractère enseignés formellement. Bien penser à utiliser le vocabulaire qui y correspond (nommer le trait de caractère). La Bible nous dit, dans le livre du Deutéronome, d'enseigner l'enfant en chemin. Cela s'applique aisément à la formation du caractère. N'oublions pas non plus que nous sommes un modèle pour nos enfants et que nous constituons un élément déterminant dans le processus de formation du caractère (d'où l'importance de ne pas oublier que notre propre caractère a encore besoin et est encore en formation …). posons-nous donc les questions suivantes : sommes-nous conséquent(e)s ? Équitables ? Ponctuel(le)s ? Soigneux(ses) ? Ordonné(e)s ? etc …. La Bible nous dit que '' le disciple n'est pas plus grand que son maître '' (Matthieu 10:24-25). Nos enfants sont nos premiers disciples, ne nous étonnons donc pas lorsqu'ils manifestent certains traits de caractère qui nous ressemblent (positifs ou négatifs).

Enfin, la prière est toujours l 'élément essentiel car nous ne sommes que co-ouvriers avec Christ qui, seul, a le pouvoir de transformer nos caractères. Et lorsque certains domaines sont particulièrement faibles, il est indispensable de confesser la Parole de Dieu sur la vie de nos enfants, de proclamer les vérités bibliques sur eux, de considérer la vérité de ce qu'ils sont en Christ pour que cette vérité devienne réalité dans leur vie. Il peut parfois aussi être nécessaire, en plus de tout cela, lorsque nous ne constatons aucune évolution positive au fil des années malgré tous nos efforts et ceux de l'enfant, malgré toutes nos prières, de penser à consulter un psychologue (afin d'avoir une compréhension du problème qui nous amènera à cibler nos prières, à mettre en place une pédagogie et/ou une stratégie pour que la situation évolue favorablement), mais aussi d'envisager, pourquoi pas, un processus de délivrance : de nombreux témoignages attestent de changements radicaux et durables là où tout semblait vain avant la délivrance.


Liste de traits de caractère positifs, avec leur définition selon la Bible et une référence biblique :
             

VERACITE
Mériter la confiance future en rapportant fidèlement des faits passés.
Ephésiens 4 : 5


VIGILANCE
Être conscient de ce qui se passe autour de moi afin d'y répondre de façon appropriée.
Marc 14 : 38


MAITRISE DE SOI
Obéissance instantanée aux incitations initiales de l'Esprit de Dieu.
Galates 5 : 24-25


SAGESSE
Voir et agir face aux situations de la vie quotidienne en ayant crainte de Dieu.
Proverbes 9 : 10


INGENIOSITE
Utiliser avec sagesse ce que les autres négligeraient et abandonneraient en temps normal.
Luc 16 : 10


ORDRE
Me préparer moi-même, préparer ceux et ce qui m'entourent afin d'atteindre la plus grande efficacité.
I Corinthiens 14 : 40


PREVENANCE
Montrer la valeur d'une personne en portant toute son attention sur ses paroles et ses émotions.
Hébreux 2 : 1


OBEISSANCE
Avoir la liberté d'être créatif sous la protection d'une autorité mise en place par Dieu.
2 Corinthiens 10 : 5


HOSPITALITE
Partager joyeusement ma nourriture, mon abri et un rafraîchissement spirituel avec ceux que Dieu place sur ma route.
Hébreux 13 : 2


RESPECT
Être conscient de la façon dont Dieu travaille à travers les gens et les choses qui m'entourent pour faire grandir en moi le caractère de Christ.
Proverbes 23 : 17-18


DISCERNEMENT
Capacité que Dieu me donne de comprendre le pourquoi de ce qui (m')arrive.
I Samuel 16 : 7


ECONOMIE
Ne pas me laisser et laisser les autres se consacrer à des choses inutiles.
Luc 16 : 11


INITIATIVE
Reconnaître et faire ce qui a besoin d'être fait avant qu'on me le demande.
Romains 12 : 21


SENSIBILITE
Exercer mes sentiments afin de pouvoir discerner le véritable état d'esprit et les émotions de ceux qui m'entourent.
Romains 12 : 15


SINCERITE
Désirer faire ce qui est bien en employant des motifs transparents.
I Pierre 1 : 22


GENEROSITE
Réaliser que tout ce que j'ai appartient à Dieu et l'utiliser en conséquence.
II Corinthiens 9 : 6


DILIGENCE
Se représenter chaque tâche comme une mission spéciale donnée par Dieu et employer toutes mes capacités pour l'accomplir.
Colossiens 3 : 23


FOI
S'attendre à ce que Dieu à l'intention de faire dans une certaine situation et agir en accord avec Ses intentions.
Hébreux 11 : 1


SATISFACTION
Réaliser que Dieu a pourvu à tout ce dont j'ai besoin pour être dès à présent heureux.
I Timothée 6 : 6


RESPONSABILITE
Savoir et faire ce que les hommes attendent de moi.
Romains 14 : 12


JUSTICE
Responsabilité personnelle quant aux préceptes invariables de Dieu.
Michée 6 : 8


VERTU
L'excellence et la pureté morale qui rayonnent dans ma vie lorsque j'obéis à la Parole de Dieu.
II Pierre 1: 5


HUMEUR JOYEUSE
L'enthousiasme spontané de mon esprit lorsque mon âme est en communion avec le Seigneur.
Psaume 16 : 11

METICULOSITE
Connaître les facteurs qui diminuent l'efficacité de mon travail ou de mes mots s'ils sont négligés.
Proverbes 18 : 15


PRUDENCE
Être capable d'éviter les mots, les actes et les attitudes qui pourraient aboutir à des conséquences indésirables.
Proverbes 22 : 3


EXACTITUDE
Montrer un grand respect pour mon prochain et son temps.
Ecclésiaste 3 : 1


HUMILITE
Reconnaître qu'en fait Dieu et les hommes sont responsables de la réussite de ma vie.
Jacques 4 : 6


COMPASSION
Investir tout ce qu'il faut pour soigner les blessures intérieures de mon prochain.
I Jean 3 : 17


HARDIESSE
Être sûr que ce que j'ai à dire ou à faire est vrai et juste et dans la vision même de Dieu.
Actes 4 : 29


SOUPLESSE
Ne pas prendre à cœur des projets ou des idées qui pourraient être bouleversés par Dieu ou par les hommes.
Colossiens 3 : 2

SERIEUX
Accomplir ce que j'ai accepté de faire même si cela  demande un sacrifice inattendu.
Psaume 15 : 4


AMOUR
Répondre aux besoins fondamentaux du prochain sans que la motivation en soit une récompense personnelle.
I Corinthiens 13 :3


 TOLERANCE
Accepter son prochain comme seul témoignage des qualités d'un tempérament spécifique selon différents degrés de maturité.
Philippiens 2 : 2


CATEGORIQUE
Être capable de prendre des décisions difficiles en se basant sur la volonté et le plan de Dieu.
Jacques 1 : 5


DOUCEUR
Montrer une attention et un soin personnel quant aux besoins du prochain.
I Thessaloniciens 2 : 7


PARDON
Oublier les dettes de ceux qui m'ont fait du tort et laisser Dieu les aimer au travers de moi.
Ephésiens 4 : 32


DISPONIBILITE
Placer mon temps et mes priorités après les souhaits de ceux que je sers.
Philippiens 2 : 20-21


SECURITE
Structurer ma vie en fonction de ce qui est éternel et qui ne peut être détruit ou enlevé.
Jean 6 : 27


CREATIVITE
Aborder un besoin, un devoir, une idée avec une nouvelle perspective.
Romains 12 : 2

CIRCONSPECTION
Savoir combien une bonne synchronisation est importante pour la réalisation de bonnes actions.
Proverbes 19 : 2

DETERMINATION
Avoir pour but d'accomplir les desseins de Dieu, peu importe l'adversité.
II Timothée 4 : 7-8


DEFERENCE
Restreindre ma liberté afin de ne pas heurter les opinions de ceux que Dieu m'appelle à servir.
Romains 14 : 21


PERSUASION
Guider les vérités vitales autour des barrages intellectuels de mon prochain.
II Timothée 2 : 24


RESISTANCE
La force intérieure de résister à la pression afin de donner le meilleur pour Dieu.
Galates 6 : 9


PATIENCE
Accepter une situation difficile comme venant de Dieu sans lui donner de date limite pour la régler.
Romains 5 : 3-4

ENTHOUSIASME
Exprimer avec mon esprit la joie de mon âme.
I Thessaloniciens 5 : 16-19


RECONNAISSANCE
Faire connaître à Dieu et aux hommes de quelle façon ils ont enrichi ma vie.
I Corinthiens 4 : 7


LOYAUTE
Se servir des moments difficiles pour prouver mon engagement envers Dieu et les hommes qu'il m'a appelé à servir.
Jean 15 : 13

SERENITE
Céder mes droits et mes attentes à Dieu.
Psaume 62 : 5


Liste des qualités ci-desuus avec leurs contraires :

Véracité # déformation
Vigilance # inattention
Maîtrise de soi # satisfaction de soi-même
Sagesse #  penchants humains
Ingéniosité # gaspillage
Ordre # désorganisation
Prévenance # indifférence
Obéissance #  obstination
Hospitalité #  isolement
Respect # manque d'égards
Discernement #  jugement
Économie # extravagance
Initiative #  manque de réaction
Sensibilité # dureté de cœur
Sincérité # hypocrisie
Générosité # avarice
Diligence # indolence
Foi #  supposition
Satisfaction # convoitise
Responsabilité # manque de sérieux
Justice # partialité
Vertu # impureté
Humeur joyeuse # apitoiement sur soi-même
Méticulosité # superficialité
Prudence # naïveté
Exactitude # manque de ponctualité
Humilité # fierté
Compassion # indifférence
Hardiesse # crainte
Souplesse # résistance
Sérieux # inconséquence
Amour # égoïsme
Tolérance # préjugés
Catégorique # partagé
Douceur # rudesse
Pardon # rejet
Disponibilité # égocentrisme
Sécurité # anxiété
Créativité # manque d'imagination
Circonspection # impétuosité
Détermination # timidité
Déférence # insolence
Persuasion # contestation
Résistance # renoncement
Patience # agitation
Enthousiasme # apathie
Reconnaissance # ingratitude
Loyauté # infidélité
Sérénité # énervement



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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 22:10

Compte-rendu d'une intervention à un groupe de Rencontres de Mamans

 

Le titre initialement prévue pour cette intervention était : '' comment transmettre la foi à l'enfant ? ''
J'ai réalisé, alors que je réfléchissais au contenu de ce que je souhaitais partager, que cet intitulé n'était pas tout à fait juste. En effet, je crois au postulat que chaque enfant a une foi qui lui est spontanée et que celle-ci s'éveille lorsqu'elle est placée dans un milieu favorable. N'avez-vous pas observé qu'un petit enfant qui a l'habitude d'entendre prier avant chaque repas demandera à prier lui aussi dès qu'il maîtrisera les quelques mots de base lui permettant de le faire ? N'avez-vous pas remarqué comment les petits enfants lèvent spontanément les mains pour la louange lorsqu'ils voient les adultes le faire ? N'avez-vous  jamais entendu un très jeune enfant demander à avoir sa propre Bible ? Vous me direz que c'est par imitation … Oui et non. Non parce que le tout petit enfant (avant 3 ans) qui est dans le balbutiement de ces choses ne questionne généralement pas le pourquoi de la prière avant le repas, le pourquoi des bras levés, le pourquoi nous lisons la Bible. Ces questions apparaîtront dans un  second temps, lorsqu'il atteindra l'âge de questionner le pourquoi et le comment des choses. Dans sa  toute petite enfance, le bambin trouve aussi naturel de prier, louer et tourner les pages de sa Bible que de manger, boire et dormir tout simplement parce qu'il grandit dans un environnement qui laisse la place à l'expression de la vie spirituelle. Et là intervient l'imitation : un petit enfant qui grandit dans une famille musulmane ne priera pas comme un petit enfant qui grandit dans une famille juive et un petit enfant qui grandit dans une famille chrétienne  priera encore différemment des deux premiers. La Bible dit que nous sommes un corps, une âme et un esprit. Chaque être humain est  ainsi constitué dès sa conception ( cf le récit de la visite de Marie à Elisabeth et le tressaillement de joie du foetus de celle-ci). Il n'est écrit nulle part que l'esprit serait une partie de notre être qui s'ajouterait au moment de notre conversion ou de notre prise de conscience de l'existence de choses surnaturelles ou spirituelles. Et il n'est pas dit non plus que la partie spirituelle de l'être humain est un réservoir vide qu'il incomberait de remplir. Bien au contraire, elle nous dit, en Ecclésiaste 3:11 que Dieu '' a implanté au tréfonds de l'être humain le sens de l'éternité ''.  Pour le tout petit enfant, il est naturel de croire. Notre mission de parents dans le domaine de la foi n'est donc pas de créer ou de transmettre quelque chose, mais de développer ce qui est spontané chez lui, de l'orienter vers Dieu le  Père, Jésus le Fils et le Saint-Esprit. C'est d'ailleurs bien parce que le tout petit enfant est naturellement porté à croire ce qu'on lui montre et enseigne dans le domaine du spirituel  qu'il est facilement manipulable par l'adulte. Voilà donc pourquoi j'ai préféré intituler cette intervention '' développer la foi de l'enfant ''.

Je ne vais pas, dans la suite de mon propos,  donner une série de trucs qui marchent à tous les coups, pour la simple et bonne raison qu'il n'en existe pas. Je vais simplement témoigner de comment les choses se passent chez nous afin d'encourager (oui, c'est possible d'accompagner ses enfants sur le chemin de la vie spirituelle !)  et de montrer que, justement, il n'y a pas de méthode unique. Il n' y a pas de recettes miracles, il n' y a pas de doctrine. Il y a des principes de vie qui se dégagent de la Parole de Dieu et que chaque famille peut mettre en œuvre selon sa propre sensibilité, selon sa propre créativité, selon ses propres circonstances de vie, selon ses propres convictions et, surtout, selon les directions qu'elle reçoit de Dieu. Trois de ces principes sont les suivants (mais il y en a beaucoup d'autres !) :
1) Aimer l'Éternel notre Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme et de toute notre force (Deutéronome 6:5). Autrement dit être nous-mêmes des exemples.
2) Inculquer la parole de Dieu à nos enfants dans notre maison, en chemin, au coucher et au lever (Deutéronome 6:7). Autrement dit dans toutes les circonstances de la vie.
3) Apprendre à l'enfant le chemin qu'il doit suivre, parce que même quand il sera vieux , il n'en déviera pas (Proverbes 22:6). Autrement dit, commencer le plus tôt possible.

Chez nous, nous avons vécu ces principes de manière bien différente avec nos aînées que nous ne les vivons actuellement avec les plus jeunes de nos filles.
C'est ainsi que nos premiers enfants, de manière assez classique, ont eu leur petit culte du soir avec leur papa au moment de leur coucher pendant de nombreuses années, ont connu très tôt les histoires de la Bible, sont allées à l'école du dimanche et ont fréquenté les colos de La Ligue pour la Lecture de la Bible. En plus de tout cela, et ce n'est pas négligeable dans leur cheminement spirituel comme elles le témoignent elles-mêmes aujourd'hui, elles ont eu le privilège d'effectuer leur scolarité dans une école chrétienne. Par ailleurs, nous avons souvent eu avec elles, et en toute liberté, de grandes discussions sur de nombreux sujets, discussions dont nous profitions pour leur enseigner la Parole, les valeurs et le point de vue bibliques. C'est ainsi qu'elles ont successivement franchi les différentes étapes de leur croissance spirituelle : bambines, elles ont exprimé en toute liberté leur foi spontanée de petit enfant. L'une de nos filles s'est véritablement convertie à l'âge de 5 ans. A l'âge de l'école primaire leur foi a été nourrie au travers des histoires et des  enseignement bibliques, elles ont posé des questions tantôt faciles tantôt difficiles, et joué au culte.  Le Dieu de papa et maman était leur Dieu et c'était parfaitement normal.  A l'âge de l'adolescence,  les choses se sont  compliquées, sans devenir pour autant insurmontables. En effet, elles avaient suffisamment vécu pour réaliser que papa et maman n'étaient pas Dieu et qu'ils avaient de sérieux défauts, y compris parfois dans l'application pratique des belles valeurs spirituelles qu'ils leur enseignaient. Et le remodèlement identitaire par lequel elles passaient les amenait tout naturellement à se poser de profondes questions sur l'identité de Dieu-même, voire même par moments, de Son existence et de Ses capacités à agir dans leur propre vie. En d'autres termes, le Dieu que papa et maman leur avaient fait connaître devait devenir leur Dieu à chacune d'elles. Autrement dit encore, la foi n'était plus aussi évidente, elle devenait un choix personnel. Maturation plus ou moins rapide, avec ses hauts et ses bas, nourrie des expérience spirituelles vécues dans l'enfance, avec plus ou moins de rejets de ce qui avait été enseigné, parfois aussi parce que nous avions manqué de cohérence entre nos paroles et nos actes.  … Les crises de foi furent parfois violentes, y compris pour notre aînée qui s'était convertie dans son jeune âge, mais Dieu est demeuré maître à bord et la vie de nos enfants est restée entre Ses mains.
Quant aux plus jeunes, le vécu est quelque peu différent. L'heure du coucher n'est pas systématiquement accompagné d'un temps de prière et de lecture biblique, mais lorsqu'elle l'est cela dure très longtemps car les questions sont nombreuses et profondes. Les textes bibliques lus sont rarement ceux des histoires de la Bible, mais davantage des textes permettant de poser des fondements et d'enseigner la saine doctrine. Elles ne fréquentent pas l'école du dimanche, même lorsqu'elles vont à l'église, parce qu'elles s'y ennuient, lassées qu'elles sont d'entendre les mêmes choses revenir et lorsque nous allons dans un lieu de culte ou une rencontre chrétienne, elles restent avec les adultes.  Elles ne sont pas dans une école chrétienne ( mais sont scolarisées à la maison !). Lorsque je les enseigne moi-même, de temps à autre, le Seigneur m'amène à leur donner un enseignement sur leur identité en Christ ou sur la mise en pratique de la foi et des valeurs divines. En effet, avec le recul et l'expérience acquise avec mes aînées, j'ai acquis la conviction que l'important n'est pas de connaître les histoires bibliques mais de savoir qui est  véritablement Dieu , quelle est notre identité en Christ et comment se positionner. Elles sont aussi baignées dans les musiques de louanges que les grandes soeurs écoutent, entraînées dans la danse par notre aînée, à l'écoute des discussions que nous continuons d'avoir avec elles et au bénéfice des expériences spirituelles des uns et des autres. Bref, elles grandissent dans un environnement où leur foi est naturellement imprégnée par ce qui se dit et se vit dans la maison. Dieu fait partie de la famille, cela s'entend, cela se voit, cela se sait. Les parents ne sont pas meilleurs et pas toujours plus cohérents qu'ils l'ont été dans le passé, en lutte qu'ils sont eux-mêmes avec leurs propres faiblesses, mais Dieu demeure fidèle. Il veille sur la famille, il veille sur chaque membre de la famille.

En tant que maman je suis bien consciente que la partie n'est jamais gagnée d'avance. Maintenir nos filles dans la foi, leur permettre de développer celle-ci, être collaboratrice avec Dieu, ne pas détruire par une mauvaise parole ou une mauvaise attitude ce qui a été construit en elles sont des défis quotidiens. Et surtout, je n'oublie jamais que toute l'énergie que je peux déployer pour nourrir leur foi, tous les sacrifices que je peux faire pour les conduire sur le chemin de la vie spirituelle, tous les enseignements que je peux leur donner pour leur faire connaître Dieu et qui elles sont en Christ ne sont que bien peu de choses fasse à la grâce divine qui repose sur leur vie. C'est à Dieu que va toute ma reconnaissance lorsque je constate combien elles aiment Dieu, lorsque je les regarde louer l'Éternel, danser pour Lui et faire des choix conformes à Sa Parole. Comme le dit la Bible en III Jean 1:4 : '' Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants vivent selon la vérité. '' Au jour d'aujourd'hui, une est baptisée et a de nombreux projets pour consacrer sa vie à Dieu, une autre souhaite être baptisée, trois ont reçu le don du parler en langues et toutes sont sauvées et désirent honorer Dieu dans leur vie. A Dieu seul soit toute la gloire !!

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 20:31

Je vous invite à aller lire les articles concernant cette thématique sur mon blog dédié à l'école à la maison , en cliquant dans la colonne de droite de celui-ci sur la catégorie '' les matières scolaires à la lumière de la Bible ''  :

 

http://jenseignemonenfant.over-blog.com/

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 19:53

Quelques bases qu'il peut être utile de poser avec vos enfants et ados pour cette nouvelle année scolaire :

 

 

 

Un travail est bien fait si :

 

* le travail a été fait du début à la fin, jusqu'au bout.

 

'' Moïse acheva les travaux. ''

Exode 40 : 33

 

'' Ils achevèrent la construction

conformément à l'ordre du Dieu d'Israël et aux ordres de Cyrus … ''

Esdras 6 : 14

* le travail a été fait en respectant ce qui est convenu, les règles, les consignes.

 

 

'' Noé obéit et fit tout comme Dieu le lui avait ordonné. ''

Genèse 6 : 22

'' … les Israélites suivirent exactement les directives que l’Éternel avait données à Moïse. ''

Exode 39 : 42

'' On n'a jamais vu un athlète remporter le prix sans avoir respecté toutes les règles. ''

2 Timothée 2 : 5

 

 

* le travail a été fait dans le temps indiqué.

 

 

'' L'Eternel fixa une échéance en disant : ' Demain je mettrai cela à exécution dans le pays. ' Le lendemain, en effet, l'Eternel fit ce qu'Il avait dit. ''

Exode 9 : 5-6

'' Pendant sept jours , tu … , comme je te l'ai ordonné au temps fixé, au mois de … ''

Exode 23 : 15

 

Un travail sera encore mieux fait si nous souhaitons honorer Dieu dans notre manière de travailler et si nous sommes disposés à faire des efforts :

 

'' … quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. ''

1 Corinthiens 10: 31

 

'' Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n'y a ni œuvre , ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts. ''

Ecclésiaste 9: 10

 

Un travail bien fait apporte la bénédiction :

 

'' Moïse examina tout l'ouvrage, et constata qu'il avait été fait exactement comme l'Eternel le lui avait ordonné. Alors Moïse les bénit. ''

Exode 39 : 43

Alors, '' … applique-toi … '' !!

1 Timothée 4: 13 !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 19:51

Quelques pensées bibliques pour encourager vos enfants et ados à l'aube de cette nouvelle année scolaire :-)

 

 

'' Tu parleras à tous ceux qui sont habiles, que j'ai rempli d'un esprit de sagesse … '' Exode 28: 3.

 

'' Je l'ai rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence et de compétence pour toutes sortes d'ouvrages, … J'ai mis de la sagesse dans le coeur de tous les gens habiles, pour qu'ils fassent tout ce que J'ai ordonné. ''

Exode 31: 3 et 6

 

'' Dieu donna à Salomon de la sagesse, une très grande intelligence, et des connaissances étendues comme le sable qui est au bord de la mer. ''

1 Rois 4: 29

 

'' Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car Tes préceptes sont l'objet de ma méditation. J'ai plus d'intelligence que les vieillards, car j'observe tes ordonnances. '' Psaume 119: 99 et 100.

 

'' Par Tes ordonnances je deviens intelligent. ''

Psaume 119: 104

 

'' La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l'intelligence aux simples. ''

Psaume 119: 130

 

 

'' Pour moi … ce n'est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse … J'étais auprès de vous dans un état de faiblesse, de crainte, et de grand tremblement, et ma parole et ma prédication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d'Esprit et de puissance. ''

1 Corinthiens 2: 1 à 6

 

'' Voici, je mets Mes paroles dans ta bouche. ''

Jérémie 1: 9

 

'' … ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même. ''

Matthieu 10: 18-20

 

'' Écoutez l'instruction, pour devenir sages, ne la rejetez pas. ''

Proverbes 8: 33

 

'' L'oreille qui entend, et l'oeil qui voit, c'est l’Éternel qui les a faits l'un et l'autre. '' Proverbes 20: 12

 

'' En Christ sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. ''

Colossiens 2: 3

 

'' La crainte de l’Éternel enseigne la sagesse. ''

Proverbes 15: 33

 

 

'' Dieu accorda à ces quatre jeunes gens le savoir et la compréhension de toute la littérature et de la sagesse. ''

Daniel 1: 17

 

'' C'est son Dieu qui l'instruit des règles qu'il doit suivre et c'est Lui qui l'enseigne. ''

Esaïe 28: 26

 

'' Mais en réalité, en l'homme, c'est l'Esprit, l'inspiration du Tout-Puissant qui lui donne l'intelligence. ''

Job 32: 8

 

'' La clé de la sagesse, c'est de révérer l’Éternel. ''

Proverbes 1: 7

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 16:04

'' Article ''  écrit à partir de notes prises lors d'une conférence sur ce thème

par une psychologue spécialisée dans le domaine des enfants précoces.

Suivi de quelques réflexions personnelles suite à l'écoute de cette conférence.

 

 

Mise au point prélable : l'enfant précoce n'est pas un enfant qui, à l'âge de 10 ans, pensera comme un enfant de 14 ans, mais c'est un enfant qui dispose d'une intelligence particulière. Il n'est pas en avance, il pense dans un système différent, il a son propre système de pensée.

 

Cette intelligence particulière s'accompagne d'une hypersensibilité et d'une affectivité envahissantes ainsi que d'une émotivité exacerbée.

Ce sont des enfants qui peuvent être hypersensoriels, voire synesthètes, c'est-à-dire qu'ils associent 2 ou plusieurs sens (exemple : une lettre est associée à une couleur) - voir Synesthésie http://fr.wikipedia.org/wiki/Synesth%C3%A9sie

Ce sont des enfants qui font souvent preuve d'hyperstimutabilité, c'est-à-dire qu'ils réagissent de manière beaucoup plus extrême que les autres enfants. - voir Hyperstimutabilité http://www.douance.be/douance-ahp-hyperstimulabilite.htm

 

Ces phénomènes s'expliquent par une hyperexcitabilité du système limbique qui est le siège des émotions : '' système limbique est le nom donné à un groupe de structures du cerveau jouant un rôle très important dans le comportement et en particulier, dans diverses émotions comme l'agressivité, la peur, le plaisir ainsi que la formation de la mémoire ... '' - Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_limbique

 

Ce sont donc des enfants qui font preuve d'une importante susceptibilité et qui peuvent avoir des réactions violentes et spectaculaires. Lorsque les crises arrivent, le mieux est d'attendre sans rien dire, la discussion aura lieu dans un second temps. L'émotion sera alors écoutée et reçue. il est inutile de menacer (''je vais te punir ''), culpabiliser ( '' ce n'est pas un comportement digne d'un enfant aussi intelligent que toi ''), ou faire honte (''on dirait un bébé ''). L'essentiel est de parvenir à mettre des mots sur les émotions de l'enfant et de bien préciser celles-ci : une colère n'est pas une frustration ou une tristesse. Rappelons-nous que tout sentiment entendu s'apaise. Ceci ne veut pas dire pour autant qu'il nous faut céder à tout.

Les enfants précoces sont aussi des enfants qui sont très sensibles à l'injustice.

Ils ont de nombreuses peurs, souvent contradictoires avec leur intelligence (ils vont avoir peur des monstres dans le noir, ne pourront pas s'endormir sans lumière, auront des terreurs nocturnes, ...)

Ils sont vulnérables sur le plan émotionnel et se trouvent dans une grande solitude émotionnelle : personne ne les comprend ou ne ressent ce qu'ils ressentent. D'où une grande fragilité car ils ne comprennent pas que les autres ne ressentent pas comme eux.

Ce sont des enfants qui peuvent aussi facilement capter les émotions des autres, parfois même les anticiper, avant la moindre manifestation de quoi que ce soit.

Ils sont très sensibles aux conflits familiaux.

Ils font preuve d'une grande lucidité sur leur environnement et sur eux-mêmes.

Ils sont dotés d'une hyperréceptivité émotionnelle.

 

Leur intelligence, de plus, est anxiogène, c'est-à-dire source d'angoisses. En effet, elle les amène à des questionnements existentiels ( sur la vie, la mort, etc) qu'ils ne peuvent assumer et auxquels ils ne trouvent pas de réponses satisfaisantes.

L'enfant précoce se trouve également prématurément dans une logique adolescente par rapport à ses parents : il voit trop tôt leurs failles et leurs faiblesses, à une période où il a encore besoin d'eux comme référents pour sa maturité affective.

C'est un enfant qui va donc s'isoler, vivre un retrait sur soi au niveau social, car il se dévalorise de lui-même du fait qu'il est toujours en décalage par rapport aux autres.

Il peut élaborer des mécanismes de défense: en intellectualisant ses émotions, en faisant preuve d'humour (l'humour lui permet d'élaborer les émotions en quelque chose de tolérable MAIS attention l'enfant précoce supporte très mal l'humour que les autres peuvent avoir à son égard), en se créant un monde interne protecteur, sa bulle à lui, son univers, dans lequel ses émotions pourront prendre place.

 

L'enfant précoce prend les mots au pied de la lettre. Il a besoin de tout comprendre, il a une impérieuse nécessité de précision absolue. Tout doit avoir un sens, il ne peut se contenter du flou et ne supporte pas l'incertitude.

Il a une intuition très développée, ce qui signifie qu'il peut donner une réponse juste sans comprendre, sans savoir expliquer, sans arriver à développer les étapes du raisonnement.

Sa pensée est en arborescence : il a une pensée globale, organisée en réseaux (voir l'article suivant où il est question de ce type de pensée : https://sites.google.com/site/ladouance/le-cerveau-de-l-adulte-a-haut-potentiel ). Il va fonctionner par associations d'idées et avoir des idées qui s'enchaînent sans fin. Il a donc impérieusement besoin d'un cadre pour s'organiser. Cette pensée hors du cadre établi, divergente, intuitive et créative est d'une très grande puissance.

Le cerveau droit de l'enfant surdoué est prédominant par rapport au cerveau gauche. Le cerveau droit est celui de l'intuition, des émotions, de la créativité, de la pensée globale. A l'école, c'est le cerveau gauche qui est sollicité, c'est celui de la logique et de l'analyse.

 

L' enfant précoce a une excellente mémoire à long terme et une mémoire à court terme plus importante que les autres enfants. Ceci est dû au fait qu'il a des phases de sommeil paradoxal (celui des rêves) beaucoup plus longues, phases au cours desquelles s'élabore la mémoire.

L'enfant précoce  a également une activité électrique cérébrale plus importante.  Sa pensée est toujours en marche, sa réactivité émotionnelle est très importante : son cerveau n'a pas de repos et il a du mal à sélectionner les informations à retenir.

L'enfant précoce souffre également de dyssynchronie - voir http://www.douance.be/douance-ehp-dyssynchronie.htm

Il peut donc être très intelligent mais maladroit, très intelligent mais se comporter comme un bébé, très intelligent mais s'ennuyer, très intelligent et en rupture sociale par rapports à ses parents ou aux enfants de son âge.

L'enfant précoce est souvent un enfant qui se fait seul et donc se sent seul. Ceci dit, beaucoup d'enfants précoces vont TRES BIEN !! Tous ne développent pas de pathologies. Le constat étant par ailleurs que, plus le diagnostic est posé jeune, moins l'enfant risque de développer une pathologie.

 

L'enfant précoce peut également avoir des troubles du sommeil (à l'endormissement : multiples levers, rituels qui ne finissent pas, etc ainsi que des cauchemards, des terreurs nocturnes, etc). Il peut être hyperactif - MAIS pas dans le même sens que l'enfant diagnostiqué comme enfant hyperactif. Il peut manifester aussi des troubles oppositionnels (toujours en conflit) et/ou agressifs ainsi que des troubles psychosomatiques (eczéma, énurésie, mal au ventre, etc).

Il a un besoin d'autonomie précoce au moment de l'adolescence.

Il a besoin de sens pour exécuter un ordre ou une consigne : il doit comprendre et accepter le sens de ce qui lui est demandé.

C'est un enfant qui est vite frustré et comme il ne supporte pas la frustration, il se trouve souvent dans une grande fragilité émotionnelle.  Il veut tout tout de suite, il est perfectionniste, exigeant avec lui-même et entier.  Il ne supporte pas l'échec et va donc négocier tout le temps pour obtenir ce qu'il veut en utilisant, par exemple, la technique de l'usure pour trouver la faille chez le parent.

Comme il est d'une sensibilité extrême, il perçoit tout et tout le touche. Il perçoit aussi souvent des signes que les autres ne perçoivent pas et les interprète de façon négative d'où des colères, de l'aggressivité, de la violence.  Ils sont plus sensibles que les autres aux critiques et sont profondément atteints par elles. ils sont donc mal protégés et se trouvent dans une grande souffrance. De plus, leurs émotions sont souvent en montagnes russes : ils peuvent rapidement passer des rires aux larmes et vice-versa.

L'enfant précoce a besoin d'être reconnu, compris, apprécié, aimé dans ses diiférences, sans être dévalorisé ou surestimé. Le but n'est pas de brimer leur expression émotionnelle. Celle-ci n'est pas un défaut à réprimer mais une force de vie à orienter.

 

Il est donc important de donner un cadre et des limites à l'enfant précoce pour l'aider à structurer sa personnalité. Il est nécessaire d'être ferme et bienveillant car c'est un enfant qui a besoin d'être rassuré le plus possible et qui est toujours en grande demande affective ( de valorisation et de preuves d'amour). Il a besoin d'une grande stabilité affective pour une bonne structuration identitaire.

Nous pouvons aider l'enfant précoce à se sentir bien avec lui-même en l'aidant à utiliser son intelligence comme ressource, à faire de sa sensibilité une source de créativité, en lui apprenant à mettre son intuition des autres à leur service pour mieux vivre avec eux, en l'aidant à capter les émotions positives pour faire de celles-ci des sources de plaisir de vivre.

 

L'enfant précoce à l'école :

C'est là qu'il souffre le plus (rejet donc  solitude et autodépréciation mais aussi mépris et intransigeance  vis-à-vis des autres d' où repli et isolement  = cercle vicieux). Il est une éponge émotionnelle qui peut dégorger à n'importe quel moment.

Pour l'enfant précoce, l'affectif est présent partout et tout le temps : il a besoin d'être reconnu pour s'adapter à l'école. De plus, s'il ne comprend pas ce qu'on attend de lui, il ne sera pas efficace. Il se sentira alors nul et incapable, manquera de confiance en soi et sera peu sûr de lui. Il baissera les bras et abandonnera par manque de confiance en lui. Il a donc besoin d'être valorisée, gratifié et encouragé (renforcement positif).  Il a besoin d'une relation affective et d'estime avant de fonctionner. La moindre réprimande est prise par lui comme un retrait de l'affection.

Essayons aussi d'amener l'enfant à une jubilation cognitive (la joie de la réussite intellectuelle), ce qui le motivera. De nouveaux challenges pourront alors lui être proposés qui augmenteront son estime de soi, son sentiment de compétence et sa confiance.

 

Quelques réflexions personnelles suite à cette conférence

 

*  Je suis moi-même maman d'au moins 3 enfants précoces, voire 4 et j'ai compris l'une de mes principales erreurs : mettre sur le compte d'un mauvais caractère ou d'une mauvaise volonté des comportements, propos et attitudes qui relèvent en réalité du fonctionnement propre à l'enfant précoce. D'où le besoin maintenant d'une remise en question éducative pour davantage accompagner et structurer.

* Je ne regrette pas une demi-seconde le choix du homeschooling. Ce choix épargne à mes enfants toutes les souffrances liées à la précocité dans un milieu scolaire qui n'est pas en mesure de s'adapter à eux faute de moyens et de compétences. Il leur permet aussi d'évoluer à leur rythme et selon leur personnalité propre (donc souvent plus vite que les autres, d'où les sauts de classe).

* Je crois, plus que jamais que la foi est une grande force pour ces enfants :

Ils ont besoin de paix intérieure : qui peut mieux la leur donner que Dieu ? ( cf Philippiens 4 : 7 qui nous parle de la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence).

Ils ont des questions existentielles : où peuvent-ils trouver un sens à la vie et à la mort, à leur vie et à leur mort, au commencement et à la fin, si ce n'est dans le plan de Dieu pour l'humanité et pour leur propre vie ? Qui peut, mieux que le Dieu de l'Univers et leur Créateur, donner du sens partout où ils ont besoin d'en recevoir pour être libérés de toute angoisse existentielle ?

Ils sont fragiles émotionnellement : qui peut, mieux que Dieu, les guérir et les restaurer dans leur être intérieur ? Qui peut, mieux que Dieu les aider à porter le fruit de l'Esprit qu'est la maîtrise de soi ? Qui peut, mieux que Dieu, leur apprendre à pardonner et à accepter le pardon ?

Ils ont besoin d'être valorisés, reconnus  et établis dans leur identité : qui peut le faire mieux que Dieu, Celui qui les a crées et les aiment tels qu'ils sont, inconditionnellement ? Et qui a des projets de bonheur pour leur vie ...

Ils sont sensibles à l'injustice : y a-t-il meilleure réponse pour eux que la justice de Dieu manifestée à la croix ?

Ils sont d'une grande sensibilité : ces enfants apprécient certainement bien plus que nous ce que Dieu leur révèle des beautés de Sa Création, et leur reconnaissance envers Lui ne peut qu'en être plus grande. Ils auront aussi très certainement des talents d'adorateurs au travers des arts.

Ils sont intuitifs : c'est un sérieux atout dans le Royaume de Dieu car l'une des bases du discernement dans le sens spirituel de ce terme.

etc etc ....  

Alors papas et mamans d'enfants précoces, considérez -les comme des cadeaux de Dieu.

Même si le fait qu'ils soient toujours sur la brèche nous amène à y être nous-mêmes sans cesse et que parfois nous aimerions bien un peu plus de tranquilité.

Dieu nous les a ainsi confiés, demandons-Lui donc pour eux et pour nous-mêmes Son aide, Sa stratégie, Sa patience, Son amour inconditionnel, Sa fermeté et Sa bienveillance, Sa paix et Son repos.

Il ne sait pas tromper, ni en les créant ainsi ni en nous les confiant à nous.

Soyons donc de ces serviteurs qui savent faire fructifier ce que Dieu leur a confier ....

Ces enfants sont des forces particulières dans le Royaume de Dieu, alors accompagnons-les et éduquons-les pour qu'ils soient pleinement au mieux en eux-mêmes, dans leur famille, dans l'Eglise et dans la société.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 22:22

 

Préambule : pensée reçue du Seigneur alors que je réfléchissais une fois de plus à ce thème : Le mot discipline est de la même famille que celui de disciple. Le mot discipliner peut donc être compris dans le sens de faire des disciples. Or les disciples sont toujours disciples de quelqu'un. Dans la situation qui nous intéresse ici, discipliner nos enfants implique ni plus ni moins qu'ils deviennent nos disciples. Ce qui nous renvoie à la notion de modèle : nos enfants ne seront que difficilement autres que ce que nous sommes. Une juste discipline, une discipline efficace pour nos enfants implique de facto et de manière incontournable que nous soyons pour eux des modèles. Ce mot nous renvoie donc en tout premier lieu à nous-mêmes : quel modèle suis-je pour mes enfants ? Quel héritage leur transmets-je que j'ai moi-même reçu de mes propres parents, de la culture dans laquelle je vis, de ce que je comprends de la Parole de Dieu sur ce sujet ? Dans cette logique, la discipline de nos enfants commence finalement par nous-mêmes, attire d'abord notre regard sur ce que nous sommes et transmettons plutôt que sur les comportements de nos enfants. Ceux-ci ne sont souvent d'ailleurs que nos propres miroirs !

 

 

 

Introduction :

 

Je vais commencer par établir une nette distinction entre la signification des mots obéissance et discipline :

 

* La discipline, - au sens étymologique, c'est l'action d'instruire

 

cf Proverbes 22 : '' Instruis l'enfants dans la voie qu'il doit suivre. ''

 

                            - au sens courant, c'est un ensemble de règles et d'obligations.

 

 

 

* L'obéissance, - au sens étymologique et en hébreu ancien (donc dans la Bible), est de la même famille que le mot écoute.

 

                             - au sens courant, il s'agit de la soumission à la volonté de quelqu'un.

 

 

 

Pour cette fois-ci, c'est le sens courant de discipline que je retiens, et le sens biblique de soumission.

Je vais essayer de développer une conception biblique de celle-ci dans la première partie de ma réflexion.

 

 

Première partie : une conception biblique de l'obéissance :

 

 

Tout d'abord, c'est un simple rappel et une évidence pour tous je l'espère : l'obéissance est quelque chose de normalement attendu de la part de l'adulte vis-à-vis de l'enfant (quand je parle à mon enfant, je veux qu'il m'écoute) et un commandement de Dieu à leur égard :

 

'' Vous, enfants, obéissez à vos parents … car c'est là ce qui est juste. ''

Ephésiens 6 : 1

 

'' Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, c'est ainsi que vous ferez plaisir au Seigneur. '' Colossiens 3 : 20

 

Dieu étant un Dieu d'équilibre et bien conscients de nos faiblesses, donne toutefois une protection à nos enfants en nous indiquant une limite et un repère :

 

'' N'exaspérez pas vos enfants, mais élevez-les en les éduquant et en les conseillant d'une manière conforme à la volonté du Seigneur. ''

Ephésiens 6 : 4

(nous reviendrons sur ce verset plus loin)

 

 

 

Ensuite, dans la Bible, celui qui obéit est celui qui écoute, qui agit et réagit à la voix et non à la sanction. C'est toute la signification du ''Shéma Israël '' ( '' écoute Israël '' ) développée dans l'Ancien Testament, et, plus particulièrement, dans le Deutéronome et les prophètes. Ecouter signifie obéir, et c'est bien comme tel que nous interpellons nos enfants lorsque nous recherchons leur obéissance ( '' écoute … ! '' ). Autrement dit, l'écoute est indispensable à l'exercice de l'autorité. Si nous ne sommes pas certains d'avoir l'écoute de l'enfant au moment où nous exigeons quelque chose de lui, nous ne pouvons pas nous attendre à une réaction d'obéissance.

Mais encore, plus profondément que cela, l'écoute biblique doit être une écoute de coeur, celui-ci représentant dans la Bible le centre décisif de l'être intérieur de la personne, c'est-à-dire le siège de ses sentiments certes, mais aussi et surtout, le siège de son intelligence, de sa raison, de sa volonté, de sa mémoire et de son cerveau. Pour illustrer cela, je vais me référer à quelques passages :

 

* L'histoire de Pharaon dans le livre de l'Exode :

 

Pharaon refuse d'obéir à Dieu et de laisser partir les Egyptiens à cause de son coeur endurci :

 

'' Pharaon, obstiné, refusa de les écouter. ''

Exode 7 : 13

'' L'Eternel rendit obstiné le coeur de Pharaon qui ne laissa pas partir les Isarélites. ''

Exode 10 : 20 et 27 et 11 : 10.

 

* Tous les commandements de Dieu dans le livre du Deutéronome principalement :

 

L'impératif '' écoute ! '' introduit la nécessité d'aimer :

 

'' Ecoute Israël, l'Eternel est notre Dieu …

Tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée.

Que ces commandements que Je te donne aujourd'hui restent gravés dans ton coeur. ''

Deutéronome 6 : 4 à 6

 

Le lien est ici clairement formulé entre les notions de coeur, d'écoute et d'obéissance et cela nous permet de mieux comprendre une autre expression biblique largement développée en rapport avec l'obéissance :

 

* '' La circoncision du coeur. '' :

 

'' Opérez donc aussi une circoncision dans votre coeur et ne vous rebellez plus contre l'Eternel. '' Deutéronome 10 : 16

'' L'Eternel votre Dieu vous circoncira le coeur et celui de vos descendants pour que vous l'aimiez de tout votre coeur et de tout votre être. ''

Deutéronome 30 :6

 

Autrement dit, pas d'obéissance sans écoute et / ou sans amour et / ou sans un coeur bien disposé.

 

* Les Proverbes :

 

'' mon fils,.. soumets ton coeur . '' (2 : 2)

 

'' Mon fils, … que ton coeur retienne mes commandements. '' (3 : 1)

 

'' Ecoutez, mes enfants, l'instruction d'un père … Mon père m' a enseigné et m'a dit :

' que ton coeur retienne mes paroles, obéis à mes commandements et tu vivras; '' (4 :4)

 

'' Mon fils ... ne perds pas de vue mes conseils. Garde – les au fond de ton coeur. '' ( 4 : 20 – 21)

 

Voir aussi Proverbes 4 : 23, 6 : 20 et 21, 7 : 1 à 3, 22 : 15.

 

 

* Dans le Nouveau Testament :

 

Les bonnes et mauvaises attitudes, les bonnes et les mauvaises paroles, autrement dit l'obéissance et la désobéissance de l'enfant, viennent aussi du coeur. Le Seigneur est très clair et sans compromis à ce sujet :

 

Nous pourrions reprendre Matthieu 12 : 34, 15 : 19 et Luc 6 : 45 en les adaptant ainsi aux enfants :

 

'' Comment les enfants peuvent-ils tenir des propos corrects , alors que leur coeur est désobéissant ? … Car c'est de leur coeur que proviennent les mauvaises pensées qui mènent aux paroles et aux jeux mauvais, malsains et immoraux, au racket, aux mensonges, au manque de respect envers Dieu et à la désobéissance aux adultes. ''

 

 

Nous comprennons donc bien, au travers de ces quelques exemples de la Parole de Dieu, que celui qui obéit est celui qui écoute, non avec ses oreilles seulement mais aussi et surtout avec son coeur. Bibliquement, il est impossible de séparer les 3 termes. Mais cela comprend aussi une mise en garde pour nous parents : nous devons travailler à développer dans le coeur des enfants des attitudes de soumission qui soient de REELLES attitudes de coeur envers nous et envers Dieu et non des attitudes de façade, par crainte de représailles ou pour obtenir une récompense. C'est là un véritable défi quotidien ! Les enfants qui se soumettent de coeur sont généralement des enfants obéissants en tous lieux et en face de n'importe quel adulte. Les enfants qui se soumettent en apparence sont la plupart du temps des enfants qui peuvent être exemplaires en présence de leurs parents et impossible en dehors de cette présence, ou exemplaires en classe (par exemple) et détestables à la maison. Autrement dit,

 

un enfant soumis à la discipline n'est pas nécessairement un enfant obéissant :

nous revenons là à la distinction de départ entre obéissance et discipline.

 

C'est pourquoi, dans la seconde partie, je ne donnerai pas de méthode disciplinaire (tout au plus quelques pistes ). Je vais plutôt montrer comment travailler en amont en donnant quelques bases pour former dans l'enfant un coeur obéissant – un coeur d'enfant qui apprend à écouter l'adulte parce qu'il se sent aimé de lui et, donc, l'aime et le respecte en retour.

Je suis d'ailleurs profondément convaincue, même si cela peut sembler inconcevable à certaines, que l'on peut avoir un enfant obéissant avec un minimum de discipline si l'on parvient à former son coeur d'une manière qui ne l'irrite pas, ne l'exaspère pas, comme nous le recommande Dieu en Ephésiens 6 : 4. C'est en tous cas mon vécu de maman, mais aussi celui d'autres parents. Et pour supporter les jours difficiles rappelons-nous que Jésus lui-même, bien que Fils de Dieu, a été pleinement homme, et donc enfant pour commencer, et qu'il a malgré tout dû aussi apprendre l'obéissance :

 

'' Il mangera de la crème et du lait, jusqu'à ce qu 'il apprenne à rejeter le mal et à choisir le bien. ''

Esaïe 7 : 15

 

'' Il a appris l'obéissance. ''

Hébreux 3 : 8

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:58

1. Précisions importantes :

 

En tant que parents, nous occupons une position intermédiaire entre Dieu et nos enfants pour 2 raisons :

 

a) d'une part l'obéissance que l'enfant développe à notre égard préfigure l'obéissance qu'il développera envers Dieu en grandiss ant et, d'autre part, l'image que nous donnons de l'autorité à nos enfants forme dans le coeur et les pensées de ceux-ci une certaine image de Dieu.

 

b) Ephésiens 6 : 4 nous rappelle que nous devons élever nos enfants '' en les éduquant et en les conseillant d'une manière conforme à la volonté du Seigneur. '' Autrement dit, c'est comme si nous occupions une position similaire à celle de Moïse en Deutéronome 5 : 5 lorsqu'il se tient entre l'Eternel et le peuple pour lui transmettre les paroles divines. L'éducation que nous donnons aux enfants devraient correspondre à l'éducation que Dieu veut leur donner et le coeur que nous formons en eux devrait être un coeur selon le coeur du Père céleste. Ce qui signifie que nous sommes toutes appelées à formuler la prière de Manoah, le père de Samson :

 

'' … qu'il nous apprenne ce que nous aurons à faire à l'égard de l'enfant à naître …

Quelles règles devra-t-on suivre à l'égard de ce garçon, et que devra-t-il faire . ''

Juges 13 : 8 et 12

 

 

c) Dieu cherche à se faire obéir non comme un despote mais comme un éducateur et Ses commandements sont des moyens de nous amener au bonheur dont Il veut nous combler :

 

'' En y réfléchissant, tu reconnaîtras que l'Eternel Ton Dieu fais ton éducation

comme un père éduque son enfant. ''

Deutéronome 8 : 5

 

'' Obéis à ces commandements que Je te transmets aujourd'hui, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi … ''

Deutéronome 4 : 40

 

 

Le but de l'obéissance n'est donc pas de briser ou de soumettre de force

une volonté différente de la nôtre

mais de produire un coeur heureux.

 

Cette pensée sera le fil conducteur des différents points que je vais maintenant développer, sachant qu'un enfant heureux est surtout un enfant qui se sait et se sent aimé et dont les besoins sont satisfaits.

 

2) Un coeur obéissant se développe dès le berceau quand l'enfant est '' sécure '', qu'il développe une '' relation d'attachement '' et bénéficie d'un '' maternage proximal '', notions qui ont été définies par plusieurs chercheurs et observateurs en relations humaines, tels Michel Odent, Konrad Lorentz, Bowlby. Ceux-ci ont remarqué que ce qui se passe durant les 3 premières années de vie de l'enfant est en effet fondamental pour la construction de son psychisme et de ses schémas relationnels, que ce soit vis-à-vis de l'adulte dans un premier temps ou de ses pairs dans un second temps. Leurs observations peuvent être résumées par la phrase suivante :

 

Plus le bébé et le petit enfant sont sécurisés par une réponse immédiate

à leurs besoins fondamentaux et ont la possibilité de s'attacher d'une manière totale à une figure maternante,

plus ils construiront d'eux-mêmes et de l'adulte une saine image

et plus ils seront capables de s'aimer, d'aimer les autres

et d'avoir des rapports à l'adulte puis à la société qui seront fondés sur le respect de l'autre et de l'autorité.

 

Je rappelle donc brièvement les besoins fondamentaux du bébé et du jeune enfant :

* La nourriture ( '' comme des enfants nouveaux-nés, désirez ardemment le lait … '' I Pierre 2 : 2)

* La sécurité ( '' Oui, c'est bien toi qui, depuis ma naissance, m'as protégé. Tu m'as mis en sécurité sur le sein de ma mère. '' Psaume 22 : 10)

* La chaleur ( '' nous avons été au milieu de vous pleins de douceur, comme une mère réchauffe sur son sein les enfants qu'elle nourrit. '' I Thessaloniciens 2 : 7, trad. TOB)

* L'amour ( '' une femme … cesse-t-elle d'aimer l'enfant qu'elle a conçu ? '' Esaïe, 49: 15)

 

Et j'insiste sur le fait que ce qui est primordial là-dedans, c'est que ces besoins fondamentaux doivent être satisfaits de façon immédiate et permanente :

 

* immédiate parce que le bébé qu'on laisse pleurer se trouve dans une situation de stress intense et de désespérance qui, à la longue, produisent des déséquilibres d'ordre chimique dans le cerveau en favorisant de manière durable une production excessive d'hormones de stress qui feront de lui un être instable et irritable (voir travaux de Michel Odent)

 

* permanente parce que le bébé est physiologiquement programmé pour se développer de manière optimale en étant dans la proximité constante de sa mère ou d'une personne de remplacement (toujours la même bien sûr) - ( voir travaux de Bowlby)

 

Un bébé materné de cette manière saura qu'il a de la valeur aux yeux de l'adulte et qu'il peut avoir confiance en celui-ci. Le terrain de son coeur sera donc bien préparé pour l'obéissance.

 

A contrario, un bébé qu'on laisse pleurer finira évidemment par se taire, non parce qu'il aura eu son besoin comblé, mais parce qu'il sera épuisé et aura compris que cela ne sert à rien d'appeler l'adulte. Il ne pourra pas développer un sentiment de confiance envers celui-ci et grandira avec l'idée qu'il ne vaut pas grand'chose, d'où un sentiment permanent d'infériorité, une piètre estime de soi et un sentiment d'irrespect et de mépris vis-à-vis de l'adulte. Le terrain de son coeur est ainsi bien préparé pour la rébellion.

Ceci dit, je suis aussi convaincue que chacune s'efforce ou s'est efforcée de faire au mieux avec ses bébés, selon ses connaissances, convictions et capacités du moment. Si le Seigneur montre maintenant à l'une ou l'autre que certaines attitudes de rébellion chez l'un ou l'autre de leurs enfants trouve sa racine dans cette première période de leur vie, que cette maman se rappelle aussi que Dieu, dans Son immense amour et Son immense compassion, est Celui qui répare, restaure, guérit et même régénére les coeurs brisés. J'ai déjà lu ou entendu de nombreux témoignages de mamans qui, lorsque leur enfant avait 5, 8 , 10, 13, 16, 18, 20 ou même 30 ans ont effectué avec eux une démarche de communication sur ce qui s'était mal passé et ont demandé pardon. Il y a aussi de nombreux témoignages où le Seigneur a directement révélé à des personnes adultes que certains de leurs schémas comportementaux provenaient de mauvaises fondations dans leur vie et Il les en a guéris. Il n' y a rien d'irrémédiable avec Dieu et une analyse lucide de la situation accompagnée de la foi et de la grâce de Dieu peuvent faire des miracles dans la vie d'un enfant rebelle :

 

'' Jôterai de leur être leur coeur dur comme la pierre et je leur donnerai un coeur de chair. ''

Ezéchiel 11 : 19

 

3) Un coeur obéissant continue ensuite de se développer quand l'enfant grandit dans un climat d'amour, de paix, d'écoute réciproque et de sécurité, où ses besoins fondamentaux continuent d'être satisfait, même si c'est d'une manière moins immédiate, dans un milieu où les repères et les limites sont clairement définis. Parce que l'enfant sait que l'adulte l'aime et est celui qui l'accompagne et le guide dans sa découverte de la vie, il apprendra peu à peu à considérer les limites qui lui sont posées comme des barrières de protection plutôt que comme une mauvaise volonté de la part de celui-ci pour l'empêcher de faire ce qu'il veut. L'exemple de l'interdiction de toucher le feu est le plus parlant dans ce domaine : un enfant qui passerait outre cette interdiction comprendrait vite que l'adulte voulait son bien et non son malheur à ce moment-là.

Les limites, repères et interdits tiennent bien évidemment compte de l'âge de l'enfant, de sa maturité et de ses capacités. Ils sont amenés à être régulièrement réévalués, au fur et à mesure de sa croissance. Mais ils doivent toujours être clairement posés, répétés autant que nécessaire et expliqués si besoin, l'adulte devant s'assurer que l'enfant a bien saisi ce qu'il attend de lui, ce qu'il a le droit de faire et de ne pas faire, quels sont ses droits et ses devoirs, quelles sont les limites à ne pas dépasser, faute de quoi des mesures disciplinaires clairement énoncées à l'avance seront mises en oeuvre.

A titre indicatif, voici quelques repères :

 

* Entre 0 et 1 an- ou jusqu'à ce que l'enfant sache se déplacer seul : satisfaction inconditionnelle de ses besoins. Un enfant de cet âge ne risque pas d'être gâté par un excès de bonté, comme je l'ai expliqué plus haut.

 

* Entre 1 et 2 ans – ou dès que l'enfant sait se déplacer seul : il est important de différencier les bêtises faites par curiosité des attitudes de défi et des actions graves car dangereuses. Durant cette période, l'humour, la patience et des nerfs d'acier nous rendrons de grands services.

L'enfant peut être amené à l'obéissance via 3 étapes :

1) expliquons-lui avec des mots simples pourquoi il ne faut pas ceci ou cela et éloignons-le de l'objet ou du lieu interdit. Regardons-le bien en face, en nous accroupissant à sa hauteur, yeux dans les yeux.

2) résistons-lui car il est certain qu'il recommencera.

3) attirons son attention sur autre chose plutôt que de le taper, c'est ce qui marche le mieux. La curiosité est une saine attitude à cet âge.

 

Il est illusoire d'attendre à cet âge les bonnes manières à table, la propreté et le rangement.

Toutes les formes d'agressions et toutes les destructions agressive et intentionnelles d'objets sont bien entendu répréhensibles.

Prenons garde aussi à notre fatigue, apprenons à considérer notre enfant d'un oeil positif, adaptons le plus possible la maison pour lui.

 

* Entre 2 et 3 ans : beaucoup de liberté (espace, possibilité de se déplacer, toucher, explorer, …) et peu d'impératifs (éviter la surabondance d'ordres). Les règles sont peu nombreuses mais fermes et à respecter absolument. C'est le début de l'apprentissage de la politesse (soyons donc nous aussi polis avec eux en leur disant '' s'il te plaît '' et '' merci ''!). La stratégie disciplinaire peut être graduelle :

1) le regard est réprobateur

2) une attitude autre est proposée

3) la remontrance et l'exposé de ses conséquences est présentée

4) la sanction est exécutée ( naturelle : les choses suivent leur cours ( ex : l'enfant se brûle) / logique : réparation ( ex : l'enfant efface le dessin qu'il a fait sur le mur) , … / imposée : punition ( ex : privilège retiré par exemple))

 

Le dialogue et le respect de la personnalité sont très importants. Et n'oublions pas de demander pardon quand nous dépassons nous-mêmes les limites !!

 

* Pour les plus grands : beaucoup d'écoute et de dialogue, d'enseignements constructifs, ne pas agir sous la colère, continuer de s'assurer que les besoins fondamentaux sont satisfaits (l'enfant nous interpelle souvent sur notre amour au travers de ses comportements , veillons à ce que son réservoir affectif demeure bien rempli !), veiller à ce que nos attentes soient justes et justifiées et pas seulement imposées parce que nous sommes l'adulte.

 

Entre 2 ans et l'adolescence se met en place une véritable formation du caractère : l'enfant apprend la politesse, le rangement, la propreté, la bonne tenue à table et en société, à respecter son besoin de sommeil, à prendre soin de son corps, à faire ses devoirs, à aller au bout de ce qu'il entreprend, à gérer son temps libre et ses activités personnelles, à choisir ses jouets et ses jeux selon des critères bibliques, à gérer les écrans, à choisir ses fréquentations, à gérer de l'argent de poche, à participer aux tâches domestiques, à persévérer dans la difficulté, à faire ce qu'il n'a pas nécessairement envie de faire mais qui doit être fait. Si nous avons bien travaillé à former en lui un coeur obéissant durant toute cette période en lui donnant à la fois un amour inconditionnel et de bons repères, nous pourrons aborder sans trop d'inquiètudes la dernière période :

 

* l'adolescence : encore une fois : beaucoup d'écoute et de dialogues et même encore plus, d'enseignements constructifs et respectueux de sa personnalité , ne pas agir sous la colère, continuer de s'assurer que les besoins fondamentaux sont satisfaits (l'enfant nous interpelle encore souvent sur notre amour au travers de ses comportements même à cet âge-là : veillons à ce que son réservoir affectif demeure bien rempli !), veiller à ce que nos attentes soient justes et justifiées et pas seulement imposées parce que nous sommes l'adulte, lui accorder peu à peu de plus en plus de libertés et de responsabilités. Et ajouter en plus l'ingrédient absolument indispensable durant cette période : la confiance ! C'est la période où l'enfant que l'on a disicipliné et géré apprend de plus en plus à s'autodiscipliner et autogérer. Où l'on pourra, en tant que parents, observer (ou non) les fruits que porte un coeur obéissant (ou non), l'obéissance étant alors de plus en plus inspirée par les critères bibliques si l'on a su pendant les 12 premières années orienter le coeur de l'enfant vers Son Créateur.

 

Et à tout âge : valorisons et encourageons nos enfants en soulignant et reconnaissant encore plus leurs bons comportements que leur mauvais.

 

4) Un coeur obéissant est aussi le fruit d'une bonne hygiène de vie : de nombreux parents se plaignent d'avoir des enfants nonchalants, irritables ou trop excités. Mais n'oublions pas que les enfants sont souvent comme cela lorsqu'ils manquent de sommeil. Veillons donc à les coucher suffisamment tôt pour qu'ils aient au moins 10 à 12 heures de sommeil par nuit, y compris les ados qui ont un important besoin de sommeil. C'est un conseil assez basique mais qui peut éviter bien des conflits autour de l'obéissance !

Une bonne hygiène de vie, c'est aussi une nourriture saine, la moins sucrée et la moins chimique possible. De plus en plus d'études montrent en effet que des enfants présentés comme hyperactifs et incontrôlables changent radicalement de comportement lorsque leur régime alimentaire est modifié. Si nous donnons au cerveau de nos enfants un carburant de piètre qualité, ne nous étonnons pas de leurs piètres comportements !

 

5) Un coeur obéissant dépend également de ce que l'enfant met devant ses yeux et des personnes qu'il fréquente : si les enfants regardent des émissions ou jouent à des jeux vidéos où la violence, la bêtise, l'irrespect, l'immoralité et la désobéissance sont élevés au rang de valeurs, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils deviennent doux et respectueux de qui ou quoi que ce soit !

Et s'ils fréquentent et ont pour amis des enfants rebelles ou sans frein ni loi, il ne faudra pas s'étonner de s'entendre dire qu'à la maison avec papa et maman, '' c'est nul et pourri. '' A nous de veiller sur les fréquentations de nos enfants, sur ce qu'ils regardent et ce avec quoi ils jouent !

 

6) Un coeur obéissant se développe d'autant plus facilement que nous sommes nous-mêmes des exemples dans ce domaine : si nous passons notre temps à critiquer les gouvernants et les institutions, la police et la gendarmerie, le pasteur ou notre conjoint, si nous refusons de nous soumettre au règlement de la copropriété ou de respecter le code de la route, si nous rabaissons la Parole de Dieu ou prenons toutes nos décisions sans jamais La consulter, avons-nous seulement le droit d'exiger l'obéissance de nos enfants ?

Les chats ne font pas des chiens et il y a fort à parier que des parents rebelles engendreront des enfants rebelles !

 

7) Un coeur obéissant ne peut naître sans la prière des parents et de toute personne qui aime l'enfant. Il y a en effet une large part du coeur de l'enfant qui nous échappe, même si, dès le berceau, nous avons agi de notre mieux. Depuis la Chute, le péché et la rébellion sont ancrés dans le coeur de l'homme dès son plus jeune âge et nos enfants ont tout autant besoin que nous d'expérimenter la conviction de péché chaque fois que nécessaire. A ce stade-là, ce ne sont plus seulement les explications que nous leur donnons ou notre éducation, mais une authentique oeuvre du Saint-Esprit. C'est pourquoi il est fondamental de leur enseigner le contenu de la Parole de Dieu pour que le Saint-Esprit ait de la matière semée dans leur coeur et puisse travailler à partir de celle-ci le moment venu. Ceci est particulièrement valable pour les ados qui ne sont plus toujours très réceptifs à ce qu'on peut leur dire mais dans les coeurs desquels nous pouvons voir la puissance de Dieu agir pour les transformer si nous les portons régulièrement et avec foi dans la prière.

 

 

En conclusion : avoir des enfants qui obéissent avec leur coeur n'est pas une mission impossible ! C'est un travail de longue haleine où chaque jour qui passe peut faire pencher la balance de l'un ou l'autre côté. C'est un immense investissement qui commence dès la naissance, demande beaucoup d'énergie, de patience, de consécration, de foi. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle : pour nous, pour eux, pour Dieu :

 

* Pour nous, car : '' celui qui a donné la vie à un fils sage est heureux. '' ( Proverbes 23 : 24)

* Pour eux, car : '' si quelqu'un maudit son père ou sa mère, sa vie s'éteindra en pleines ténèbres. '' (Proverbes 20 : 20)

* Pour Dieu, car ceux qui ont un coeur obéissant ont la louange qui jaillit de leurs lèvres, vivent pour Le louer et célèbrent Sa Parole (cf Psaume 119 : 171-175).

 

 

Annexe : c'est tout à fait volontairement que je n'ai pas abordé le point des châtiments corporels. J'y suis en effet défavorable car le bâton du berger auquel il est fait référence dans la Bible ( Proverbes 13 : 24 et 29 : 15) ne sert pas à frapper la brebis qui s'égare mais à la toucher pour la ramener dans le droit chemin, au milieu du troupeau. Je pense avoir donné suffisamment de pistes dans ce qui précède pour que chacune comprenne que l'on peut former un coeur obéissant et exercer une discipline efficace sans passer par la violence corporelle que je considère comme une atteinte irrespecteuse au corps de l'enfant. Cela nous demande certainement plus d'efforts d'imagination et de maîtrise de nous-mêmes, mais c'est aussi certainement beaucoup plus sain !

Personnellement, j'ai été éduquée à coups de paire de claques et j'avais tendance à avoir la main facile au début mais j'ai peu à peu appris à reconnaître et accepter (parfois au travers d'expériences désagréables de coups mal partis) que j'utilisais les châtiments corporels lorsque j'étais à bout de patience et de créativité pour pouvoir discipliner de manière non-violente sans perdre pour autant mon objectif de vue. Au jour d'aujourd'hui, après tout un travail de réflexion et de prise de conscience et malgré 6 enfants à la volonté bien trempée, j'arrive à ne presque plus utiliser ce genre de sanctions ( des mois entiers peuvent passer sans que je tombe dans ce piège) dont je me repens de toute façon toujours car je sais qu'il produit bien plus un coeur craintif qu'un coeur obéissant. A méditer par chacune donc …

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:57

 

Seigneur, je Te demande de donner à …........................ un coeur qui désire T'obéir. Donne-lui le désir ardent de passer du temps avec Toi, dans la lecture de Ta Parole et dans la prière, cherchant à écouter Ta voix. Fais briller Ta lumière sur toute rébellion visible ou invisible qui prendrait racine dans son coeur, afin qu'elle soit aussitôt identifiée et détruite.

Seigneur, je Te prie pour que mon enfant ne succombe pas à l'orgueil, à l'égoïsme et à la rébellion, mais qu'il en soit délivré. Par l'autorité que Tu m'as donnée au nom de Jésus, je m'élève contre les ''ruses du Diable '' et je résiste à la rébellion, à la résistance et au manque de respect. Ces choses n'ont aucune part dans la vie de mon enfant et il ne se laissera pas entraîner dans ce chemin de destruction.

Ta Parole enseigne : '' Enfants, obéissez à vos parents, car cela est agréable au Seigneur. '' (Colossiens 3 : 20). Je Te demande de tourner le coeur de cet enfant vers nous, ses parents, et de le rendre capable d'honorer et d'obéir à son père et à sa mère afin que sa vie soit longue et bonne. Tourne aussi son coeur vers Toi afin que tout ce qu'il fera soit agréable à Tes yeux.

Qu'il apprenne à identifier et à confronter l'orgueil et la rébellion et qu'il soit prêt à les confesser et à s'en repentir. Rends-le mal à l'aise devant le péché. Aide-le à connaître la beauté et la simplicité de marcher avec un esprit doux et humble dans l'obéissance et la soumission à ta volonté.

 

 

La prière des parents efficace, Stormie Omartian, 2003.

 

 

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  • Je suis une  heureuse maman de 6 enfants entre 17 ans et 32 mois, mère au foyer, animatrice LLL, responsable de rencontre de mamans et enseignante de mes propres enfants  dans le cadre du homeschooling.
  • Je suis une heureuse maman de 6 enfants entre 17 ans et 32 mois, mère au foyer, animatrice LLL, responsable de rencontre de mamans et enseignante de mes propres enfants dans le cadre du homeschooling.

Ma p'tite famille :

Le papa : 47 ans, originaire de la Guadeloupe. Amoureux du jardinage et du bricolage. La maman 44 ans, institutrice qui n'a plus exercé depuis ..... hum hum ..., animatrice de réserve de La Leche League, ancienne monitrice de portage des bébés en écharpe, créatrice du concept des Rencontres de Mamans ( voir article à ce sujet) Les enfants : L'aînée , 20 ans, scolarisée à la maison de la 6ème à la Terminale (Bac L), licenciée en Langues Etrangères Appliquées (anglais - japonais), actuellement en Master 1de LEA Affaires Internationales, orientation projets culturels et humanitaires, anglais, japonais, arabe - 2 années d'avance (détectée enfant précoce)- responsable scout - piano ( 6 ans de Conservatoire) , guitare - A déjà voyagé dans plusieurs pays (dont 1 semestre d'études à Nottingham et un stage d'études en Israël)- La seconde , 18 ans, scolarisée à la maison de la 6ème à la Terminale (bac ES avec option maths renforcés),1ère année de Licence Arts Plastiques, 1 an d'avance - engagée dans le scoutisme - piano - La troisième, 14 ans, scolarisée à la maison depuis le CE1, en 3ème, piano, gymnaste et scout- La quatrième, 12 ans, scolarisée à la maison depuis le CP, en 4ème, une année d'avance, aussi détectée précoce - équitation, lecture - La cinquième, 10 ans, scolarisée à la maison depuis la MS de maternelle, CM2- au Conservatoire en violon et chant - gymnaste et scout - La sixième, 5 ans, n'a jamais été à l'école, unschooling (apprend autrement qu'en travaillant pour le moment !), très créative ! Le 7ème : dans la patrie céleste depuis le second trimestre de grossesse. Le plus heureux de nous tous :-)

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PSAUME 128

Heureux es-tu toi qui révères l'Eternel
et qui suis les chemins qu'Il a tracés !
Tu profites du travail de tes mains
Tout ira bien pour toi et tu seras heureux ...
Ta femme sera comme une vigne féconde chargée de nombreux fruits
Et, autour de ta table,
Tes enfants ressembleront à des plants d'oliviers.
Ainsi sera béni tout homme qui révère l'Eternel ...

ENCOURAGEMENT

'' Aies foi dans ta foi

  Doute de tes doutes

  Ne mets pas ta foi dans tes doutes

  Ni tes doutes dans ta foi. "

 Michel Allard

Plus précieuse que les perles

"Une femme capable, intelligente et vertueuse,

qui est  qui peut la trouver ?

Elle est beaucoup plus précieuse que des bijoux

et sa valeur est loin au-dessus des rubis ou des perles."

Proverbes 31 : 10 (version anglaise)

Citation

'' EXERCEZ VOS ENFANTS A L'AUTODISCIPLINE

 PLUTÔT QU'A LA COMPLAISANCE

PENDANT QU'ILS SONT JEUNES. '

Nancy Campbell

 (traduction libre)

 

Sur l'allaitement ..

'' Nourri aux seins de ma mère ! '' Cantique des Cantiques 8 :1

'' Je me levai le matin pour allaiter mon fils. '' I Rois 3 : 21

'' Même chez les chacals, on donne à téter, (...) cette belle qu'est mon peuple devient aussi cruelle que les autruches de la steppe. '' Lamentations 4 : 3

'' ... Les bénédictions des mamelles et du sein. '' Genèse 49 : 25

'' ' Fais ce que bon te semble. Reste ici jusqu'à ce que tu l'aies sevré. Que seul le Seigneur accomplisse Sa Parole. ' La femme resta donc et elle allaita son fils jusqu'à ce qu'elle l'eût sevré. '' I Samuel 1 : 23

 

VOIR ARTICLE '' LE MATERNAGE DANS LA BIBLE ''

 http://heureusemaman.over-blog.fr/article-29589181.html

 

Amitié

Deux amis marchaient dans  le désert.

A un moment, ils se disputèrent et l'un des deux donna une gifle à l'autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :

'' Aujord'hui, mon meilleur ami m'a donné une gifle. ''

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent une oasis dans laquelle ils décidèrent de se baigner.

Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :

'' Aujourd'hui, mon meilleur ami m'a sauvé la vie. ''

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :

'' Quand je t'ai blessé, tu as écrit sur le sable. Maintenant, tu écris sur la pierre. Pourquoi ? ''

L'autre ami répondit :

'' Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable : les vents du pardon peuvent l'effacer.

Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre : aucun vent ne peut l'effacer. ''

 

                                                                             Texte anonyme.