Mamans, aimez vos bébés sans modération !
Une étude publiée fin juillet 2010 dans une revue américaine montre que l'affection maternelle débordante offerte aux bébés à l'âge de quelques mois les rend mieux à même d'affronter les problèmes de la vie quand ils sont adultes.
482 personnes ont été suivies dans l'Etat de Rhode Island dans le cadre d'une étude prospective : les chercheurs ont comparé des données sur la relation des bébés à 8 mois avec leur mère dans les années 60 et leur fonctionnement émotionnel (mesuré par des tests) à l'âge adulte dans les années 90. Ils voulaient ainsi vérifier la notion selon laquelle des liens affectifs forts dès la petite enfance fournissent une base solide pour rebondir face aux problèmes de la vie.
La qualité de l'interaction des bébés avec leur mère à l'âge de 8 mois a été évaluée par un psychologue, qui a noté les réactions d'affection et d'attention de la mère quand le bébé était soumis à des tests de développement, et sa réaction à la performance de celui-ci. Le classement des réactions maternelles - datant des années soixante - allait de '' négatives '' à '' excessives '' en passant par '' normales '' et '' chaleureuses '' .
Dans près d'un cas sur 10, le psychologue avait noté un niveau bas d'affection maternelle vis-à-vis du bébé.
Dans 85 % des cas, le niveau d'affection était '' normal '' ou '' chaleureux ''.
Dans 6% des cas, il était '' excessif ''.
Les personnes ont été testées 30 ans plus tard sur la base d'une liste de symptômes révélateurs d'anxiété, de détresse émotionnel, d'agressivité et, plus globalement, de mal-être social. Quel que soit le milieu social, il a été constaté que ceux à qui la mère avait manifestée le plus d'affection ( '' excessive '' selon le terme de l'époque) quand ils étaient bébés avaient les niveaux d'anxiété, d'agressivité et de mal-être les plus bas. Par contre, il n' yavait pas de différence entre ceux qui avaient reçu un niveau d'affection bas ou normal.
Les auteurs de l'étude pensent que ces résultats s'expliquent sans doute au moins en partie par l'ocytocine, secrétée en bien plus grande quantité dans le cas du maternage '' excessif ''.
Voilà de quoi faire taire ceux qui accusent les mères de pratiquer un maternage proximal d'en faire de trop ! (voir à ce sujet l'article intitulé '' le maternage dans la Bible '' sur ce même blog).
Chères mamans, aimez vos bébés sans modération ! Laissez aller votre coeur ! C'est un bel investissement dans la vie de vos enfants, qui demeurera bien au-delà de vous ! C'est une attitude et un fruit dignes du Royaume de Dieu !
'' Tu me rends fort par Ta sollicitude. '' Psaume 18 : 36
( Maselko J. , Mother's affection at 8 months predicts emotional distress in adulthood, J Epidemiol Community Health, en ligne le 26 juillet 2010)