Méditations pour chacune : 13ème semaine 2011

Publié le par heureusemaman

Toutes mes excuses pour l'arrivée tardive de cette méditation, mais d'une part la semaine est un peu chahutée et d'autre part, je manquais d'inspiration.

 

 

'' Dieu nous a créé(e)s pour une vie riche d'oeuvres bonnes

qu'Il a préparées à l'avance

afin que nous les accomplissions. ''

Ephésiens 2 : 10

 

La méditation de cette semaine est un encouragement qui partira d'un témoignage personnel que je pense ne pas être la seule à avoir vécu et que certainement beaucoup d'entre vous vive  actuellement...

 

 

Je ne sais pas pour vous, mais quand je suis devenue maman pour la première fois, il y a 17 ans en arrière, je me suis trouvée plongée dans une situation qui a engendré en moi beaucoup de frustrations, d'amertume, de pleurs et d'incompréhensions. En effet, moi qui était bien engagée dans mon église et active au niveau de la communion fraternelle, je me suis, du jour au lendemain, retrouvée en situation d'isolement, car il n'était pas '' chrétiennement culturellement bienséant '' d'assister aux réunions avec un bébé. En effet, un bébé, ça dérange ! Et il ne fallait surtout pas perturber le silence religieux des braves célibataires, retraités ou pères de familles venus sans celles-ci qui faisaient l'effort coûteux et hautement spirituel de se déplacer aux réunions de prière ou d'évangélisation  après une longue journée souvent bien fatiguante. Une mère avec un bébé ou un bambin allaité ( donc que papa ne peut pas garder pour que maman aille seule à la réunion) ça reste à la maison , et, qui plus est, on ne sort pas ces pauvres petits le soir !

J'ai souffert de cela pendant des années, car même aux réunions de femmes il n' y avait pas d'enfants, donc je ne me sentais pas la liberté d'y participer avec mes petits bouts. C'est  d'ailleurs l'une des raisons qui m'ont motivée à créer le concept des Rencontres de Mamans ( voir article sur le sujet), avec en plus le désir de partager tout ce que je découvrais et recevais dans les différents domaines qui concernent la vie des mamans.

La situation était aussi aggravée lorsque j'entendais des prédications qui mettaient l'accent sur l'importance de la participation aux réunions autres que le culte, avec souvent le sous-entendu que c'est à la quantité de réunions fréquentées que l'on peut mesurer le degré d'engagement dans la vie chrétienne ... De quoi se sentir bien coupable et mal à l'aise devant Dieu ...  Et comme j'ai beacoup d'enfants, qui en plus n'ont jamais été véritablement des adeptes de la garderie ou de l'école du dimanche, ma situation de désert spirituel et de révolte contre l'organisation du culte et des réunions chrétiennes qui sépare les générations au lieu de les réunir pour mieux les unir, a duré très, très longtemps (d'autant plus que j'avais des exemples contraires de réunions laïques très sérieuses entre adultes où les enfants étaient considérés différemment et trouvaient leur place moyennant quelques aménagements et une certaine souplesse / acceptation de la part de chacun).

Ensuite, alors que j'avais en partie solutionné ce problème de vide spirituel et fraternel en créant un groupe de Rencontres de Mamans dans mon église (tiens, je n'étais pas toute seule à vivre difficilement cette situation !), j'ai commencé l'école à la maison et là, rebelote, encore moins de disponibilité pour vaquer à des occupations considérées comme hautement spirituelles par les responsables (s'isoler pour prier TOUS les matins pendant x minutes ou heures ( même si on n'a pas fait une nuit entière depuis des ... mois ? années ?), jeuner au moins une fois par semaine, visiter les malades, évangéliser en participant à la distribution de traités, faire le ménage dans l'église, etc etc ...) ou même pour répondre à un simple coup de fil. Culapibilité, que tu as bien travaillé dans ma vie, inspirée que tu étais par l'esprit religieux !

Alors, j'ai commencé à chercher dans ma Bible : d'abord, le Seigneur n'a JAMAIS éloigné les enfants de Lui, ensuite, Il ne sépare pas les générations, enfin, le silence est la plupart du temps synonyme de vide ou de mort spirituels. Je me suis souvent dit d'ailleurs que lorsque le peuple hébreux était dans le désert, environné de la présence visible et souvent verbale de Dieu, Celui-ci n'attendait pas que les bébés cessent tous de pleurer, que les bambins arrêtent de gambader et que les chèvres et moutons cessent de bêler pour dire ce qu'Il avait à dire au peuple lorsqu'il le fallait. Et celui-ci reconnaissait Sa voix et parvenait à l'entendre.

J'ai aussi eu le privilège et la grâce d'assister à des rencontres chrétiennes où non seulement Dieu se manifestaient par des signes et des miracles, mais où en plus les enfants étaient bien présents tout du long (même certains de ceux des prédicateurs, assis sur l'estrade pendant que papa ou maman apportait la Parole), aux premières loges pour ne rien manquer de ce qui se passait de miraculeux. La vie était présente, humainement et spirituellement parlant ! Je voyais alors sous mes yeux ce dont j'avais toujours été convaincue : même avec des enfants présents, on peut servir Dieu et Celui-ci peut agir.

Et enfin, le Seigneur a mis un terme définitif à toutes mes frustrations et déceptions, a définitivement fait taire toute culpabilité, le jour où Il m'a parlée très clairement au niveau d'une pensée qui est devenue une conviction : '' Ce n'est pas à moi de porter un fruit abondant. Mon ministère dans le Royaume est de former mes enfants pour que, eux, portent un fruit abondant.  Ma mission est de les aiguiser comme des flèches pour qu'ils atteignent le but que Dieu a pour eux'' OUAH !  Voilà les oeuvres bonnes que Dieu a prévu d'avance pour moi : préparer, dans le secret de ma maison, mes enfants à oeuvrer dans le Royaume de Dieu, les former pour cela.  C'est un ministère caché, ingrat, presque jamais reconnu comme tel, mais ô combien précieux aux yeux de Dieu. Et il commence dès la naissance, avec l'allaitement, le portage qui feront de nos enfants des adultes sains, équilibrés  et bien dans leur peaux. il peut continuer, si l'appel retentit dans votre coeur, par l'école à la maison.

Alors chères mamans, je vous invite, à considérer vos tâches quotidiennes et votre engagement de mamans comme un ministère de la plus haute importance. Ne sacrifiez pas vos enfants sur l'autel de la fausse conception du service chrétien et de la mauvaise compréhension de leur place dans l'église. Le ministère d'une mère est un VRAI ministère A PART ENTIERE, irremplaçable aux yeux de Dieu. Et tant pis si nos responsables d'église ne le comprennent pas ou ne le considèrent pas comme cela, tant pis si on ne comprend pas pourquoi on est tellement accros à nos petits au point de pas pouvoir les laisser pour venir chauffer une chaise de plus durant les réunions : on est ouvrière toute la semaine et souvent 24 heures / 24 dans le Royaume de Dieu. C'est son regard à Lui sur nos vies qui compte dans ce domaine, pas celui de nos responsables d'église, aussi bien intentionnés soient-ils !

 

J'espère ne pas vous avoir choquées,

mais, au contraire, amenées

dans une voie de libération, de guérison et de restauration

de votre identité de mère

par une meilleure compréhension et vision de votre ministère !

 

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