Regards de Dieu sur mon être de femme - Introduction
J'ai, jusqu'à présent, beaucoup développé sur ce blog l'identité de la femme en tant que mère, essayant de semer dans le coeur de chacune combien la maternité fait intrinséquement partie de son être féminin tel que Dieu l'a créé et combien être maman est un leadership de la plus haute importance aux yeux de Dieu, un ministère à part entière dans le sens noble et profond de ce terme. J'ai essayé de transmettre qu'il est tout aussi important d'aimer être mère, d'aimer la maternité, que d'aimer ses enfants.
Je souhaite maintenant explorer une autre facette de l'identité de la femme : qui est-elle, elle, tout simplement, dans son être femme, aux yeux de Dieu ?
Il me semble en effet constater que les choses n'ont pas véritablement changé en profondeur dans l'acceptation qu'a notre société - et donc souvent nous-mêmes - de l'être- femme. Je crains même que les multiples combats menés par les féministes de tout bord depuis des décennies, les revendications multiples aux mêmes droits, aux mêmes rôles, aux mêmes fonctions, à la fameuse égalité homme/femme n'ait fait qu'entretenir, certes de manière bien plus subtile, une forme de rejet de la féminité. Je ne parle pas ici des droits politiques ou des lois visant à ce qu'à tâche égale la femme ait droit aux mêmes revenus, je ne parle pas de l'appel aux hommes à s'investir davantage dans leur foyer, que ce soit au niveau de l'intendance de celui-ci ou de l'éducation des enfants, je parle de toute cette mentalité réclamant haut et fort qu'une femme soit trairée COMME un homme et puisse accomplir les MEMES tâches que les hommes ( bouleversant du même coup les repères identitaires de ceux-ci ). Je parle de toutes ces lois qui participent à la destruction de la féminité pour que les femmes puissent être (comme des) hommes - et je note au passage que - est-ce étonnant ? - ces lois portent très souvent sur la spécifité incourtounable de la femme : son identité de mère.
Je pense surtout à ce que cela implique pour la féminité d'une femme d'être traitée COMME un homme : en toute logique, et si celle-ci est poussé jusqu'au bout, elle n'a plus à attendre de gestes galants de la part des hommes ni aucun traitement de faveur de leur part concernant la pénibilité de la tâche, elle n'a plus à exprimer qu'elle a des sautes d' humeur, mal au ventre ou des migraines aux moments de ses règles, elle ne devrait ne plus avoir normalement droit au moindre congé de maternité ou allaitement : elle veut être traitée comme un homme, avoir les mêmes droits que les hommes. Les mêmes, ce n'est pas les leurs plus des privilèges, ce sont les mêmes, ni plus ni moins. Et dans cette même logique de revendication d'égalité, je m'étonne qu'il n' y ait pas plus de femmes sur les chantiers et dans la plupart des métiers manuels. Je m'étonne aussi que si peu pratiquent le football ou le rugby. Mais je ne m'étonne pas que nos gouvernants veuillent légaliser le mariage pour tous et réduire drastiquement le congé parental ! C'est aussi dans la logique du raisonnement.
Ce que je veux donc faire comprendre, c'est que, finalement, la femme n'est pas plus acceptée qu'autrefois dans son identité de femme puisque la revendication de son égalité avec l'homme passe par un reniement de ce qui la fait être-femme. La plupart des femmes ne veulent plus être obligées de porter des enfants, elles ne veulent plus être obligées de les nourrir, elle ne veulent plus être obligées de demeurer dans leur foyer pour prendre soin de celui-ci et de ceux qui s'y trouvent. Et comme elles ne veulent plus y être obligées (parce qu'elles conçoivent ses choses -là en terme d'obligations et non de leadership à cause du mépris dont elles été l'objet de la part des hommes durant des siècles), il y a eu des inventions merveilleuses pour elles dont les plus célèbres sont la contraception hormonale, l'avortement, le biberon, les crèches. Toutes choses qui les dépouillent de l'aspect maternel de leur identité de mère. Toutes choses qui les amènent effectivement à être COMME (ou presque) les hommes. Toutes choses qui les amènent, de façon plus ou moins consciente, à RENIER ce qui fait leur être-femme. Et toutes choses qui amènent sur celles qui choisissent une voie différente ( la voie d'être femme jusque dans leur être-mère) un regard de mépris ou d'incompréhension de la part de leurs propres congénères, toutes choses qui risquent de finir par rendre impossible ou extrêment difficile le choix d'être mère. Toutes choses qui amènent les femmes qui souhaiteraient s'accomplir dans leur être-mère à être OBLIGEE d'y renoncer .... Ainsi tourne la roue ...
Autrement dit, pour montrer aux hommes qu'elles sont tout autant intelligentes, tout autant capables d'assumer des responsabilités de la plus haute importance, tout autant doués qu'eux dans de multiples tâches (y compris manuelles), elles ont renié l'essentiel d'elle-même. Elles y gagnent (ou tentent encore d'y gagner) la reconnaissance des hommes mais elles y perdent une importante part de leur identité. Et , ce faisant, c'est vers une socièté unisexe que nous avançons à grands pas et il est tout à fait cohérent dans une telle société qu'un homme se marie avec un homme et une femme avec une femme : tous ont les mêmes droits, tous ont les mêmes attentes, tous ont les mêmes capacités. Sauf que ... sauf qu' une égalité des droits qui passent par l'abolition de toutes les différences relève ni plus ni moins d'une logique profondément totalitaire. Je vais très certainement vous choquer, mais dans les camps de concentration, tous les prisonniers, hommes ou femmes, avaient les mêmes droits et les mêmes devoirs, tous, hommes ou femmes, avaient la même tenue, tous hommes ou femmes avaient la même '' rétribution ''. Vous me comprenez ? Je ne suis pas en train de dire que notre société est un camp de concentration, mais je dis que l'abolition de toutes les différences, c'est, au niveau identitaire, une forme tout aussi grave de totalitarisme que celles que l'on a pu trouver dans l'histoire assez récente de l'humanité. C'est simplement plus subtil, plus élégant, plus intellectuel. mais tout autant dévastateur. Un grand merci à mon professeur de philo de terminale qui m'a un jour expliqué cela ! Et une telle sociétè, c'est aussi celle qui programme la fin de l'espèce humaine, car le jour où tous les hommes se marieront entre eux, où les femmes feront de même et où plus aucune d'elle ne voudra se sentir obligée de porter un enfant, il n' y aura, tout simplement, plus de descendance ( à moins que les utérus in vitro ne soient inventées d'ici -là et que l'on entre en pleine science fiction ! )
Je défends donc l'idée que le vrai féminisme n'est pas celui qui est revendiqué depuis des décenies. Et, cela choquera encore d'autres personnes, je défends l'idée que la Bible est un livre éminemment féministe. En effet, le vrai féminisme est celui qui permet à la femme d'être pleinement femme, dans tous ses attributs de femme, dans tout ce qui fait d'elle une femme et non un homme, tout en ayant sur elle un regard qui la considère comme un être tout autant intelligent et capable que l'homme pour mener à bien les plus grands projets de ce monde. La femme n'a pas un utérus à la place d'un cerveau !!!!!! La femme n'a pas des seins à la place des muscles !!!!! La femme n'a pas des émotions à la place de la raison !!!!!! La femme a un cerveau ET un utérus. La femme a des seins ET des muscles. La femme a des émotions ET une raison. Dieu n'a pas créé un sous-être lorsqu'Il créa la femme et la Bible n'a rien de misogyne pour qui la lit avec le regard de Dieu. Pour être pleinement elle-même dans son identité de femme, Dieu ne lui demande pas de renoncer à son intelligence, à sa force ou à sa raison. Pour avoir autant de valeur que l'homme dans son identité de femme, Dieu ne lui demande pas de renoncer à son appel à porter, nourrir et soigner la vie !
Mon souhait pour chacune maintenant durant les prochaines semaines, est de vous affermir (et moi avec !!) dans votre identité de femme. J'essaierai de le faire au travers de 40 proclamations positives sur ce qu'est la femme aux yeux de Dieu, car je crois que nous avons chacune, dans la société dans laquelle nous vivons et de manière plus ou moins importante selon notre parcours de vie, l'urgent besoin de connaître qui nous sommes réellement en Christ.