Aborder la question de la sexualité avec des pré-adolescentes
Pour nous, les choses ont toujours été simples avec nos 2 aînées (14 et 16 ans actuellement) puisque chaque nouvelle grossesse a été l'occasion de questions et de partages. Le conseil
que je peux en tirer est le suivant : répondez, chères mamans, aux questions de vos filles quand elles se présentent, sans
plus. Il y a des enfants qui sont mûrs plus tôt que d'autres dans ce domaine et certains qui ont besoin de plus de temps. C'est un accompagnement, pas
un enseignement. L'enfant pose une question, le parent y répond, sans plus. Si votre fille veut en savoir plus, une nouvelle question suivra rapidement. Bien entendu, cela suppose un
climat d'écoute, de confiance et de liberté entre vous, maman, et elle(s). J'ajouterai de la disponibilité car,
souvent, les questions débarquent au moment où on ne s'y attend pas !! (ça peut être en voyant une maman enceinte dans la rue, en entendant quelque chose à la radio ou suite à une
image à la télé, sans que ce qui ait été vu ou entendu ait été malsain pour autant). Bien entendu, il n'y a aucun sujet tabou : la maman parle de
tout cela comme du soleil et de la pluie, ce sont les choses de la vie, voulues par Dieu. C'est le péché qui a tout sali et déformé.
Vous pouvez aussi faire des moments clés des occasions de fête : l'achat du premier soutien-gorge, les premières règles, ... C'est une étape de la vie
qui mérite d'être positivée, embellie, valorisée. La société est trop négative par rapport aux ados et cela n'arrange pas leurs difficultés.
Une petite remarque à ce sujet : ce qu'on appelle crise d'adolescence n'existait pas avant l'école laïque et obligatoire, moment où on a regroupé tous les enfants d'une même classe d'âge pour les
faire vivre ensemble toute la journée. Avant, les enfants participaient à la vie de famille et aux travaux des adultes au fur et à mesure de leur croissance (travaux des champs, aider papa, aider
maman, ...). Ils grandissaient, ils avaient de nouvelles tâches à accomplir qui les faisaient peu à peu et naturellement entrer dans le monde adulte. Il y avait aussi des liens
intergénérationnels plus poussés que maintenant !
Ma petite expérience du XXIème siècle avec des enfants scolarisées à la maison corrobore ce fait : mon aînée a été difficile l'année de ses 12 ans sans plus. Je ne peux pas dire que mes
filles m'aient fait souffrir outre mesure ou ait eu une adolescence impossible. Il est sûr que leur humeur est compliquée et parfois imprévisible, mais le fait de les avoir à la maison m'a permis
de les mettre en activité dans la prise de responsabilité : cuisine, ménage, repassage, ''nounou'', ... Au fil des
années, je leur ai donné plus de part dans l'intendance et cela leur a permis de se sentir grandir de manière utile (même si il a fallu tenir ferme car
travailler n'est pas spontané !). Aujourd'hui, mes aînées peuvent tenir la maison sans moi. Les plus jeunes suivent le même chemin, peu à peu.
Un dernier conseil : expliquez à votre (vos) fille(s)(quand l'occasion se présentera), que les changements d'humeur sont normaux. Inutile de noircir les
tristesses, bouderies, colères et autres et de dramatiser (en mettant des mots comme péché dessus par exemple) car ces sentiments sont normaux et liés aux hormones.C'est la manière de vivre avec
qui est péché ou non. Ce n'est facile ni pour nous ni pour nos filles !
Enfin, vous pouvez vous appuyez sur le Psaume 139, une partie d'Ezéchiel 16, et recentrer tout cela sur le plan de Dieu pour sa / leur vie.
Pour finir, 2 livres quel'on peut chercher et acheter sur Internet je pense :
Entre 12 et 17 ans, de Eberhard Mülhan. C'est un livre chrétien, pour les ados et très bien.
Le bonheur de devenir toi, du DC Myriam Grossman. C'est un livre pour les petites filles juives, mais très beau.
Dieu te bénisse dans ton précieux rôle de maman, précieuse maman qui vient de lire cet article.
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