Quand la dépression frappe à la porte, s'invite ..... et s'installe ....

Publié le par heureusemaman

'' Prière d'un malheureux lorsqu'il est abattu et répand sa plainte devant l’Éternel : ....mes jours s'évanouissent en fumée, et mes os sont enflammés comme un tison. Mon cœur est frappé et se dessèche comme l'herbe. J'oublie même de manger mon pain. Mes gémissements sont tels que mes os s'attachent à ma chair. Je ressemble au pélican du désert, je suis comme le chat-huant des ruines, je n'ai plus sommeil, et je suis comme l'oiseau solitaire sur le toit. Je mange la poussière au lieu du pain, et je mêle des larmes à ma boisson.... mes jours sont comme l'ombre à son déclin, et je me dessèche comme l'herbe. ''

Extraits du Psaume 102

 

De longs, très longs mois de silence depuis mon dernier article .... écrit il y a presque un an .... au temps de l'Avent 2016 .... quelques semaines avant les fêtes de fin d'année et 2 mois avant ma plongée dans la nuit noire dans un puits noir sans fond ....

Oui, il est possible d'être chrétienne, d'avoir une foi vivante en Celui-la seul qui peut sauver, guérir, restaurer nos vies, nos corps, nos âmes et nos cœurs et, malgré tout, sombrer, sombrer, sombrer, sans plus rien maîtriser, sans savoir quand la chute s'arrêtera, jusqu'où l'on tombera .... et ce que l'on trouvera en touchant le fond ...si on le trouve toutefois un jour...

Pour des questions de pudeur et de discrétion, je ne donnerai pas certains détails dans ce témoignage offert à tout un chacun. Mais je me suis décidée à franchir le pas d'écrire sur cette période de ma vie. Je n'en suis pas encore véritablement sortie, en toute honnêteté,  mais je suis prête à écrire à ce sujet car je sais que je ne suis certainement pas la seule à passer par un tel '' accident '' psychique. Et que, malheureusement, le sujet demeure encore, parfois, souvent, sensible au sein des églises, au milieu des chrétiens. Car, nous le savons tous, n'est-ce pas, soyons toujours joyeux ! Et si nous ne le sommes pas, c'est bien évidemment parce que nous avons un problème dans notre vie spirituelle, un problème de foi, que nous ne sommes pas assez attaché(e)s à Dieu et tous les clichés que l'on peut lire et entendre sur ce qu'est une vie chrétienne normale et, surtout, réussie ! Autant dire que parler de dépression lorsque l'on est chrétien(ne) est un sujet qui peut vite devenir tabou. Moins on en parle et plus on se protège, ou, du moins, tente-t-on de protéger ce qui reste à protéger au sein de notre descente vertigineuse, au milieu de ces sables mouvants dans lesquels nous nous enfonçons, silencieusement, jour après jour ....

Pour ma part, j'ai bien senti que quelque chose risquait de se passer, mais j'étais en même temps, durant les semaines qui ont précédé, tellement bénie et fortifiée par l’Éternel au travers de pensées de victoires, de paroles personnelles dans lesquelles Il m'assurait de Son amour et de Sa présence au milieu de mes difficultés et combats quotidiens, que j'ai cru que ce '' quelque chose qui risquait de se passer '' n'était qu'un sombre nuage qui s'éloignerait comme beaucoup d'autres s'étaient éloignés de ma vie par le passé. Ce fut une erreur d'appréciation fatale .... mais ce n'est qu'avec le recul que j'ai pu le dire, hélas. J'ai surestimé, à ce moment-là, ma capacité à combattre encore et encore les difficultés de ma vie personnelle ....

Si je fais un retour en arrière pour essayer de savoir quels étaient les signes précurseurs, je remonte loin ....C'est un médecin qui a fait le lien : il y a 3 ans, en 2014,  j'ai été malade durant près de 3 semaines en hiver. Or je ne suis jamais malade !!! Ou tellement peu. C'était le premier signe : un corps fatigué qui n'a pas su résister à la grippe, aux gastros, aux rhino-pharyngites. Tout s'est enchaîné, quelque chose guérissait et aussitôt autre chose venait, une fois, deux fois .... trois semaines où j'ai passé beaucoup de temps au lit, fiévreuse et désespérée d'être ainsi immobilisée !

Et puis, quelques mois plus tard, j'ai été très fatiguée, j'ai sentie mon corps se liquéfier .... cela a duré quelques jours ... une immense fatigue physique et psychique ....

Et puis, cahin-caha, les mois ont passé et 2 ans plus tard, durant l'été, en 2016, j'ai fini par frôler le burn -out, j'ai fait une anémie importante et .... quelques mois plus tard encore, après avoir mis toutes les forces psychiques et physiques qui me restaient dans la préparation des fêtes de fin d'année, après avoir mis tout plein de jolis masques de sourires pour que les fêtes se passent bien, je me suis effondrée. Lamentablement ! De manière imprévisible. A mes yeux en tous cas. Et de manière invisible. A tel point que mon entourage a cru que je fabulais lorsque j'ai fini par dire que je faisais une dépression.

C'est un ami qui a su mettre le mot sur le pot aux roses. Ce que j'ai ri le jour où il m'a demandé si je n'étais pas en train de faire une dépression ! Moi, une dépression ? Avec mon caractère de combattante, prête à relever les défis qui se présentaient à moi à chaque instant ? Moi, l'heureuse maman qui savait faire la folle avec ses 6 enfants ? Moi, qui assumait avec, paraît-il, brio,  6 enfants, l'école à la maison, des engagements à gauche et à droite ? Non, ce n'était pas possible ! L'anémie oui, la fatigue, oui, un ras-le-bol de certaines choses oui, une forme d'ennui intérieur face à une certaine routine oui, mais une dépression ?????? Quelle blague !

Mais, .... je suis quand même allée regarder sur la toile les symptômes de la dépression .... j'ai vu que j'avais les symptômes d'une dépression grave .... je n'ai pas voulu y croire, une fois de plus, j'ai encore ri dans mes pensées .... La réalité m'a vite rattrapée .... Et j'ai pris, peu de temps après, conscience de la descente que j'avais commencé ....

Extérieurement, rien n'avait changé. J'ai continué d'assurer toutes mes tâches, l'école à la maison, mes ateliers Montessori, ma formation dans cette pédagogie. Mais, intérieurement, je vivais l'horreur. L'horreur de ne plus arriver à manger (j'ai perdu 10 kg en un an, dont 6 en l'espace de quelques semaines). L'horreur d'avoir mal au ventre, au cœur, du matin au soir. L'horreur d'être fatiguée encore plus et de ne plus arriver à dormir, d'être réveillée durant des semaines entières à 4h30 du matin et de cogiter, cogiter, cogiter. L'horreur même de ne parfois dormir que 2 heures durant la nuit. L'horreur de la gorge qui se noue encore plus quand la nuit tombe. L'horreur de devoir me forcer à faire ce qu' auparavant j'aimais tant : l'école à la maison et mes ateliers Montessori. C'était juste horrible ! Il n'y a pas de mots pour décrire ce que l'on peut vivre au-dedans de soi durant une dépression. Seuls ceux qui sont passés par là peuvent le comprendre. Et ne pas juger. Et ne pas donner de pieux conseils. Et ne pas culpabiliser.

J'ai développé, par le biais d'échanges écrits, une dépendance relationnelle durant de nombreux mois : il me fallait une bouée à laquelle me raccrocher au sein de ma noyade. Une branche à laquelle m'agripper. Une personne droite et désintéressée,  qui me dise que la vie vaut la peine d'être vécue. Que je vaux quelque chose. Que Dieu me voit belle, pure, et qu'il y a de l'espérance. Quelqu'un qui ne me juge pas, ne me condamne pas, sait trouver les mots pour me maintenir, simplement, en vie.  Quelqu'un qui, sachant l'état dans lequel j'étais, a beaucoup prié pour que ma mort ne lui soit pas annoncé. Cela aurait pu être d'ailleurs ....suite à un geste de désespoir impulsif qui aurait pu être fatal .... Mais Dieu m'a protégée. Beaucoup de peur. Peu de mal. Ce n'était pas mon heure ...

Quelqu'un aussi qui a beaucoup prié pour mon mari, mes enfants ...Et le fait encore au jour d'aujourd'hui, en toute discrétion, dans l'intimité de son Dieu.

Je me suis sentie coupable devant Dieu. Coupable de mon état. Coupable de cette dépendance. Coupable de ne plus savoir être, selon moi, une maman digne de ce nom car j'ai laissé passer beaucoup de choses au niveau éducatif, parce que je n'ai plus pu suivre au niveau des corrections des travaux scolaires, parce que je ne savais plus rire avec mes enfants, parce que, parfois, je n'arrivais même pas à trouver l'espace nécessaire dans mon être pour les écouter, les accueillir, les accompagner sur le chemin de la vie. Coupable de tout et de rien. J'avais peur de lire ma Bible car je n'y voyais que jugement, condamnation, colère de Dieu. Ceux que je considérais comme mes responsables spirituels ont sous estimé la gravité de mon état lorsque je leur ai finalement dit que je faisais une dépression. Ils n'ont pas compris et encore moins accepté la dépendance relationnelle dans laquelle j'étais tombée. Je peux les comprendre, j'aurai certainement réagi comme eux avant de vivre un tel cauchemar ....Mon mari a aussi très mal vécu cela .... D'ailleurs, au jour d'aujourd'hui, les plaies ne sont pas pansées. Et les relations avec et entre les uns et les autres ne sont pas encore restaurées. Ces relations abîmées, voire détruites,  ont contribué à ajouter de l'horreur à l'horreur, de la solitude à la solitude, du vide au vide.

Je n'ai pas pris un seul antidépresseur. J'ai mis longtemps à me décider à aller voir un médecin, pour confirmer le diagnostic, parce que je craignais de m'en voir prescrire. J'ai vu une vie détruite par la dépression dans ma très proche famille, je sais où mènent ce genre de médicaments. Il était hors de question pour moi de tomber dans un tel piège. J'ai donc fait mes recherche et pris des plantes, réputées pour leur efficacité égale aux antidépresseurs sans les effets secondaires négatifs de ceux-ci. J'en prends toujours d'ailleurs .... Cela m'aide à trouver une certaine stabilité émotionnelle ....

De fil en aiguille, après maints rebondissements, j'ai commencé un suivi psychologique avec une psychologue chrétienne, et une relation d'aide. Il ne m'a pas été facile de trouver une aide adéquate. Je n'avais plus confiance en personne tellement je me sentais jugée, accusée, condamnée, culpabilisée. Mais trouver des espaces de paroles, des oreilles attentives, m'a aidé à ralentir la chute puis, peu à peu, à la stopper. Le parcours n'a pas été, n'est toujours pas, linéaire. Il y a des hauts et des bas. Beaucoup de bas, très peu de hauts (mais quand il y en a, on les savoure comme de précieux moments de repos intérieur, de répit). Et parfois encore des très bas. Au début de ma dépression, je n'arrivais même pas à pleurer tellement j'avais mis en place des mécanismes de blocage tout au long de ma vie. Tellement j'avais refoulé de souffrances. Les larmes montaient aux yeux, ceux-ci me piquaient, mais pas une larme ne coulait. J'ai demandé la prière pour pleurer ! Il fallait que ça sorte, c'était terrible de constater le contrôle que mon corps avait pris sur la manifestation de mes émotions. Et peu de temps après, aidée par des évènements difficiles à vivre, j'ai pleuré ! Et depuis j'ai beaucoup, beaucoup pleuré. Et je pleure encore parfois, souvent,  ou tout le temps .... et beaucoup.

Alors pourquoi une telle dépression, une telle descente dans l'horreur, lorsque l'on a pour pseudo '' heureuse maman '' ? Pas à cause de mes enfants, c'est une certitude. Pas à cause de l'école à la maison. Mais parce que lorsqu'on accumule, depuis presque toujours, souffrance sur souffrance, blessure sur blessure, et que l'on ne prend pas le temps de les prendre en compte, en considération, on finit par avoir un gros sac rempli de cochonneries et ce sac devient de plus en plus lourd à porter, la pression intérieure de plus en plus importante et, à un moment, sans crier gare, une vanne lâche, tout déborde, tout ce que le barrage retenait s'écoule, se répand, détruisant (presque) tout sur son passage. En toute honnêteté, il ne reste plus grand chose de moi qui tienne encore la route au jour d'aujourd'hui .... Ont survécu à ce tsunami ma vie, ma foi, mon couple/ma famille. Je continue d'assumer, fidèlement, le mieux que je peux, jour après jour, mes responsabilités, l'école à la maison, mes heures de travail. J'ai retrouvé un certain dynamisme pour cela, ce ne sont plus des fardeaux comme durant les 6 premiers mois de ma dépression. Mais je n'ai pas encore retrouvé ma joie.

J'expliquerai, dans d'autres articles, au fur et à mesure que je m'en sentirai capable et que j'en aurai le temps, quelles sont ces blessures qui se sont accumulées les unes aux autres depuis le jour de ma conception, et qui ont fini par gangréner. Dieu a commencé à me parler. A révéler des choses. A m'aider à comprendre. A me soigner, à m'orienter sur un chemin de guérison, de restauration. Avant d'en arriver à ce stade, tout frais, tout récent, il m'a fallu persévérer, m'accrocher, chercher Dieu encore et encore malgré le silence dans lequel j'avais l'impression qu'Il demeurait. Exercer ma foi à croire, espérer ce que je ne vivais pas, ce que je cherchais désespérément. J'ai pleuré devant Dieu des litres et des litres de larmes. J'ai crié, hurlé ma douleur, mes détresses, mes souffrances. A voix haute (rarement). Dans le secret de  mon cœur (souvent). Et en permanence, jour après jour, heure après heure parfois, par écrit, aux quelques rares personnes que Dieu a mis sur mon chemin ( deux seulement, puis trois, c'est tout .... mais quelle reconnaissance ai-je envers elles !) pour m'aider à continuer de croire que des lendemains d'espérance sont possibles. Quelle patience, quel amour inconditionnel, quelle persévérance et quelle foi n'ont-elles pas eu (ont encore) avec moi .... J'ai tellement appris,vécu, au travers d'elles, ce que signifie aimer son prochain de l'amour dont Dieu nous aime. Quoiqu'il se passe, y compris lorsqu'on est tout sauf sympa avec ceux qui donnent ainsi sans se décourager. Quelques soient leurs imperfections, quelqu' aient été les incompréhensions, les maladresses parfois, je suis reconnaissante à l’Éternel pour ces '' bouées '' qui m'ont empêchée de totalement sombrer, de me noyer de manière définitive. Qui m'ont soutenu alors que je dérivais sans savoir où les sombres flots du désespoir allaient me conduire ....

Je n'irai pas plus loin dans ce premier partage. Je veux simplement dire que la dépression peut aussi toucher les enfants de Dieu. Les Psaumes expriment tellement bien les symptômes, le vécu de la dépression. Job aussi. Elie. Et d'autres encore. Je veux simplement dire que oui, il est important de ne jamais lâcher Sa divine main. De chercher quel est Son cœur envers nous et Son regard sur nous dans ces moments si difficiles. De refuser les pensées accusatrices, culpabilisantes, de condamnation. Même si on y croit très fort au-dedans de nous. Au cœur de cet effondrement, j'ai découvert un Dieu de tendresse. Un Dieu qui n'a jamais cessé de me voir belle, pure. Un Dieu qui pas un instant ne m'a pointée du doigt, alors qu'il y avait de quoi. Un Dieu qui, d'une certaine façon, n'a jamais douté de moi là où moi je doutais de moi, de tout et même de Son amour, de Ses projets de bonheur. Parce que Lui voyait (voit) l’œuvre qui était (est) en train de s'accomplir en moi. Mais cela, je n'ai pu finir par le saisir que grâce à mon choix de ne jamais L'accuser, jamais de jamais, et grâce à l'amour fraternel dont j'ai été (suis toujours) entourée, même si les circonstances ont fini par faire que je doive me détacher de certaines de mes '' bouées '' pour m'attacher encore davantage à Lui. Je suis un vase en miettes. Mais Il est le divin potier. Il m'a remise sur Son tour. Il va faire de moi un vase tout neuf. Pour l'honneur et la seule gloire de Son Nom. Cela je le sais. J'en suis profondément convaincue. Même si je ne sais pas à quoi va ressembler ce vase tout neuf. Même si je pleure encore beaucoup. Même si je me sens encore tellement seule, perdue, détruite, souffrante. Il est là et ne m'abandonnera pas. Même si vivre est encore plus un choix d'obéissance qu'une conviction, je sais qu'un jour Il me donnera tout à nouveau une véritable joie de vivre et que je serai un témoignage vivant de ce qu'Il peut accomplir dans une vie brisée.

'' L’esprit de l’homme le soutient dans la maladie; Mais l’esprit abattu, qui le relèvera ? ''

Proverbes 18 : 14

'' Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu. ''

Psaume 42 : 5

 '' Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira. ''

Psaume 37 :5

'' O Dieu! Écoute mes cris, Sois attentif à ma prière!  Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! ''

Psaume 61 : 2-3 

'' Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, Et la flamme ne t’embrasera pas. ''

Ésaïe 43 : 2

Dieu est un Dieu puissant. Rien ne le prend jamais au dépourvu. Aucune situation ne le désespère. Il est le Dieu de l'impossible. Il ne brise pas le roseau cassé. Il n'éteint pas le lumignon qui fume, même faiblement (cf Matthieu 12 : 20).

Que ces convictions demeurent ou deviennent les vôtres si, vous aussi, vous souffrez de la dépression.

Dieu vous bénisse.

Une, toujours, heureuse maman ;-)

 

Publié dans Dépression

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Commenter cet article
G
Je suis sûre que ton article sera un encouragement pour beaucoup parce que tu as raison, même si on le cache, beaucoup de chrétiens (et surtout de chrétiennes) passent par là.<br /> <br /> Au fait, cela m'intéresserait de savoir quelles plantes tu utilises pour lutter.
H
Millepertuis - Rhodiola rosea - Griffonia
G
Tu es très courageuse d'oser en parler publiquement malgré les incompréhensions et les jugements. Tu as raison de continuer à espérer et à croire qu'après la pluie vient le beau temps, parce que c'est vrai. Une page se tourne et les choses ne seront plus comme avant, mais après une épreuve comme celle-là, le Seigneur peut donner une joie encore plus grande que tout ce qu'on a connu avant, parce que lorsqu'on a vécu l'enfer intérieur, on apprécie à sa juste valeur chaque instant de bonheur. On en ressort plus mûre, plus apte a écouter les autres, plus humbles parce qu'on connait nos limites. Notre foi est fortifiée parce qu'on a vu de nos yeux la puissance de Dieu dans notre vie. Continue à espérer dans la bonté de Dieu, Il ne te décevra pas !<br /> Beaucoup de courage !
H
Merci pour ces encouragements ....Et oui, je crois que l'on sort d'une telle épreuve transformée à Sa gloire :-) - C'est en tous cas mon espérance...