La blessure de l'humiliation - Partie 2 : guérir de l'humiliation, guérir de la honte

Publié le par heureusemaman

Cet article est le résultat de mes recherches sur la guérison de la blessure de l'humiliation. Il fait suite à la première partie qui décrit les racines et les fruits de cette blessure. C'est la troisième étape de mon travail dans mon cheminement personnel contre la dépression (première étape : la fausse culpabilité, voir les 3 articles à ce sujet sur ce blog dans la catégorie dépression - deuxième étape : le rejet, voir les 2 articles à ce sujet sur ce blog dans la catégorie dépression).

 

'' Souviens-toi, Éternel, de ce qui nous est arrivé ! Regarde, vois notre opprobre ! ''

Lamentations 5:1

'' Tu connais mon opprobre, ma honte, mon ignominie.... L'opprobre me brise le cœur, et je suis malade; j'attends de la pitié, mais en vain, des consolateurs, et je n'en trouve aucun. ''

Psaume 69:19-20

" ….Il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante ….le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. ''

Luc 1:48

'' C'est la grâce que le Seigneur m'a faite, quand il a jeté les yeux sur moi pour ôter mon opprobre parmi les hommes.''

Luc 1:25

 

1) '' Le Seigneur, l'Éternel, essuie les larmes de tous les visages, Il fait disparaître …. l'opprobre....car l'Éternel a parlé.''

Esaïe 25:8

→ Lorsque ce sont des paroles humiliantes qui sont à l'origine de mon opprobre, l’Éternel fait disparaître ma honte par la puissance de Sa Parole, c'est-à-dire par l'affirmation de ce que je suis en Lui, par la proclamation de la précieuse valeur que j'ai à Ses yeux.

 

2) '' Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Ôtez-lui les vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis: Qu’on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L’ange de l’Éternel était là."

Zacharie 3:-5

Dieu me revêt d'un vêtement propre, qui n'est pas de ma fabrication. Face aux humiliations que j'ai subi et à la honte qui s'y rattache, je n'ai pas à porter le masque du masochisme (= me faire souffrir en ignorant/méprisant/voulant tuer mes besoins/désirs/limites parce que je me mets d'une manière sacrificielle au service des autres dans le but de leur prouver que je suis quelqu'un de bien – voir, pour bien comprendre ce point-là, la première partie sur la blessure de l'humiliation), mais j'apprends à laisser Dieu me revêtir de son vêtement de fête, qui est un vêtement propre, fruit de Sa grâce et de Sa miséricorde et non fruit de mes propres efforts. Ce vêtement est un vêtement de justice qui est l’œuvre de son Fils, le Seigneur Jésus-Christ :

" Vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ."

Galates 3:27

Je n'ai pas à me sentir sale ou malpropre au dedans de moi alors que Dieu me voit propre. Je n'ai plus à avoir honte de qui je suis lorsque je comprends au plus profond de mes entrailles que le vêtement dont je suis revêtue n'est pas celui de la honte mais de Christ, lorsque je comprends qui je suis EN Christ, lorsque je comprends que ma valeur EST Christ en moi !

Dieu me voit lavée et purifiée par Son sang, vêtue d'un nouveau vêtement, Sa propre justice. Il est nécessaire que je demeure en lui afin que je paraisse vêtue de blanc.

"Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains."

Apocalypse 7:9

 

 

3) '' Venez, rebâtissons la muraille de Jérusalem, et nous ne serons plus dans l'opprobre. ''

Néhémie 2 : 17

→ Lorsque ce sont des actes humiliants et destructeurs de l'image de soi/ de l'estime de soi qui sont à l'origine de mon opprobre, l’Éternel fait disparaître ma honte en reconstruisant ma vie.

 

 

4) '' Au lieu de votre opprobre, vous aurez une portion double; au lieu de l'ignominie, ils seront joyeux …. et leur joie sera éternelle. ''

Esaïe 61:7

→ La honte est source de tristesse dans ma vie. L’Éternel, en me revêtant d'un vêtement blanc et en reconstruisant ma vie veut me donner une joie éternelle, c'est-à-dire une joie qui ne dépend que de Son regard à Lui, une joie qui demeure comme un solide fondement dans ma vie, indépendamment des circonstances et des paroles des autres.

 

5) '' Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.''

Esaïe 53 : 2-4

→ Chacune des 5 blessures de l'âme que sont le rejet, l'abandon, la trahison, l'injustice et l'humiliation ont été vécues par Jésus et portées par Lui à la croix. Il a porté les blessures de mon âme. Il a porté précisément la blessure de l'humiliation. Il a pris sur Lui cette blessure de mon âme, c'est pourquoi je n'ai plus à la porter. C'est pourquoi aussi je trouve en Lui la guérison de mon âme et la restauration d'une juste et saine image de moi-même. Je n'ai plus à porter cette opprobre. Elle a été clouée à la croix. Ma valeur est celle de cet acte d'amour de Jésus qui a été jusqu'à la croix pour, entre autres, me libérer de ma honte, de mon humiliation. Je suis digne parce que ma honte et mon humiliation ont été prises par Jésus au moment de la crucifixion. Je n'ai plus à me sentir honteuse, indigne. Je n'ai plus besoin de me racheter par mes propres efforts pour plaire, pour prouver que je suis quelqu'un de bien. Je n'ai plus besoin de me sacrifier en me négligeant dans mes propres besoins, en ne tenant pas compte de mes limites, en niant mes désirs, car Jésus s'est sacrifié pour moi. Je n'ai plus besoin de me faire du mal, consciemment ou inconsciemment, pour me punir à mes propres yeux de ne pas être quelqu'un de bien, de ne pas être quelqu'un digne d'intérêt ou de valeur, Jésus a racheté mon honneur par Sa mort à la croix. Il a été rabaissé et outragé pour me laver et me guérir des paroles et des actes qui m'ont rabaissée, pour me libérer des outrages reçus. Jésus n'a pas eu et n'a pas honte de moi. Il m'aime et m'accepte comme je suis. Je n'ai plus besoin de rechercher, inconsciemment, la douleur et l'humiliation parce que l'on m'a toujours transmis le message que ce sont les seules choses que je mérite. Jésus a été douleur et humiliation pour que je vive dans la guérison, la paix, la joie, la dignité, l'honneur. En Jésus, je suis une personne honorable. Je n'ai pas besoin de prouver à qui que ce soit que je suis utile pour ressentir ma propre valeur. Ma valeur est celle du prix de la mort de Jésus à la croix. Je n'ai plus à me rabaisser alors que Dieu m'élève par la puissance de Son amour, de Sa miséricorde et de Sa grâce. Je n'ai pas à avoir honte de qui je suis car Jésus n'a pas eu et n'a pas honte de moi. Je n'ai pas besoin de me donner des coups de fouet pour me punir, Jésus les a reçus à ma place ( quelques uns des actes et certaines des paroles d'humiliation vécus par Jésus avant la crucifixion : Marc 14 : 55 et 56 – Matthieu 27 : 27-31 – Jean 19: 1-3)

 

6) "Fais de l’Éternel tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire !"

Psaume 37 verset 4

Autres traductions :

Chouraqui : "Délecte-toi en Yaveh-Adonai et il te donnera ce que ton cœur cherche"

Français courant : « Trouve auprès du Seigneur ton plaisir le plus grand, et il te donnera ce

que tu lui demandes »

Jérusalem : « Mets en Yahvé ta réjouissance: il t’accordera plus que les désirs de ton cœur. »

L'un des problèmes importants des personnes ayant la blessure de l'humiliation dans leur âme, c'est leur difficulté à prendre du temps pour elles, à prendre du temps pour se faire plaisir, être à l'écoute de leurs désirs, de leurs besoins. Le sens du devoir est tellement important pour elles qu'elles arrivent la plupart du temps à saboter le temps qu'elles pourraient consacrer à des choses, mêmes saines et saintes, qui seraient de l'ordre d'un plaisir ou de la satisfaction d'un désir, voire même de la satisfaction d'un besoin. Elles sont même plutôt assez douées pour permettre aux autres de satisfaire leurs propres besoins, plaisirs et désirs, au détriment des leurs. Il est donc important que je sache et comprenne que Dieu n'est pas contre la satisfaction de mes besoins (les besoins au sens strict du terme sont normaux et légitimes car nécessaires au bon fonctionnement de mon corps, au maintien de mon équilibre vital). Il ne condamne pas non plus ni ne juge le fait d'avoir des désirs ou de m'accorder des plaisirs. Le repère en la matière est : est-ce que je fais de l’Éternel mes délices ? Autrement dit, ai-je compris qu’une vie chrétienne sans passion pour Dieu, pour ses desseins, pour ses projets, pour son cœur, ne correspond pas au fait de '' faire de l’Éternel ses délices '' ? Suis je passionnée de Dieu ? Est ce que je fais de Lui mes délices dans le sens de la définition du terme délice (bonheur extrême, quelque chose que l'on savoure, quelque chose d'exquis) ? Est-ce que je me préoccupe de Son cœur, de Son royaume et de Sa justice ? Si oui, ce que mon cœur cherche, ce que je Lui demande, les désirs de mon cœur, ce qui me ferait plaisir et serait satisfaisant pour mon bien-être, pour ma joie ou tout autre chose dans ma vie, demeurera sain et saint. Il n'y a donc a priori aucune raison pour que je ne sois pas dans l'écoute et la réception de mes désirs et que je souhaite les satisfaire car se faire plaisir n'est pas, dans ce cadre là, un péché ou quelque chose de répréhensible ou d'interdit. Mieux même, il arrive, lorsque je fais réellement de l’Éternel mes délices, que je trouve dans mon cœur des chemins tout tracés (Psaume 84:5). J'ai donc le droit de me donner le droit d’être réceptive à mes besoins, à mes désirs, à ce qui me ferait plaisir et même, d'une certaine manière, le devoir de les satisfaire sainement et saintement pour maintenir un équilibre de vie. Dieu ne me demande pas de vivre en ascète ou de mépriser ces choses là.

Parallèlement à ce problème qu'a la personne souffrant de la blessure de l'humiliation d'être à l'écoute et dans l’accueil, voire la satisfaction de ses besoins, de ses désirs et de s'autoriser à se faire plaisir, se trouve une autre problématique : celle de la liberté.

 

7) '' Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.''

I Corinthiens 6:12

Autres traductions :

NBS : '' Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne permettrai à rien d’avoir autorité sur moi.''

Semeur : '' Tout m’est permis. Certes, mais tout n’est pas bon pour moi. Tout m’est permis, c’est vrai, mais je ne veux pas me placer sous un esclavage quelconque. ''

Jérusalem : "Tout m’est permis" ; mais tout n’est pas profitable. "Tout m’est permis" ; mais je ne me laisserai, moi, dominer par rien. ''

Segond 21 : '' Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai pas dominer par quoi que ce soit. ''

David Martin : '' Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne conviennent pas ; toutes choses me sont permises, mais je ne serai point assujetti sous la puissance d’aucune chose.''

Chouraqui : '' Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile. Tout m’est permis, mais, moi, je ne dois être asservi par personne.''

 

Rappel :La liberté est quelque chose de très important pour la personne souffrant de la blessure de l'humiliation car cela est, très souvent,  lié au fait d'avoir été contrôlée et privée de liberté par ses parents (interdiction excessive d'avoir ou de voir des amis par exemple, de sortir à sa guise etc …) Mais, paradoxalement, cette personne va se créer tellement d'obligations qu'elle ne sera pas quelqu'un de libre.

En effet, c'est une personne qui, lorsqu'elle se sent libre, a peur de vite tomber dans le trop, l'absence de limites. Elle a vraiment très peur de se retrouver sans limites car elle est convaincue qu'elle fera alors des choses honteuses Elle croit aussi qu'en prenant la liberté de s'occuper d'elle-même elle ne sera plus utile aux autres.

→ Pour entrer dans un chemin de guérison sur ce point là, il est important que je me rappelle que '' c'est pour la liberté que Christ m'a affranchie '' (cf Galates 5 : 1). Autrement dit, être libre, vivre librement n'est pas un péché. Le danger est simplement, que cette liberté conduise de nouveau sous le joug de la servitude (même verset). Et c'est bel et bien le problème des personnes souffrant de la blessure de l'humiliation qui craignent que s'autoriser à vivre librement les conduisent dans une absence de limites et des travers honteux. Or, je n'ai pas à avoir peur de vivre dans la liberté si celle-ci est sainement et saintement orientée/limitée.

I Corinthiens 6 : 12 est un bon élément de réponse et d'orientation pour cheminer dans la guérison dans ce domaine car ce verset conduit dans l'équilibre et la nuance. Les questions que je dois me poser et qui vont m'amener dans une juste et saine réflexion sont en effet les suivantes : est-ce qu'en exerçant ma liberté, je me remets, consciemment ou inconsciemment, sous une servitude ou une domination quelconque (d'une personne, d'une chose) ? Est-ce qu'en exerçant ma liberté, je permets, sans m'en rendre forcément compte, à quelque chose ou quelqu'un d'autre que Christ d'avoir autorité sur moi ? Est-ce qu'en exerçant ma liberté, je m'assujettis à quelque chose ou quelqu'un ? Est-ce que, finalement, je marche dans un réel chemin de libération et de guérison ou est-ce que je règle un problème en en créant un autre qui me conduira tôt ou tard dans une autre blessure ? Est-ce que la liberté dans laquelle je suis appelée à marcher va me conduire dans un laxisme destructeur pour moi en tout premier lieu mais aussi pour les autres ? Est ce que la manière dont je vais vivre ma liberté continue de me conduire dans une chemin de guérison, de restauration, d'édification, de construction, de grâce et vers le cœur du Père ou est-ce que ma liberté va devenir pour moi un occasion de chute dans un domaine quelconque ? Est-ce que l'usage que je fais de ma liberté m'aide à avancer dans la vie et à grandir en Dieu ? C'est en soumettant toute chose au Seigneur, en Lui demandant la sagesse et l'équilibre, c'est dans le bon sens et l'écoute du Saint-Esprit que se posent les saines et saintes limites à la liberté dans laquelle je suis appelée à marcher. C'est dans cela et dans les nuances que je saurai mettre dans l'usage de ma liberté que j'apprendrai à marcher réellement libre, sans crainte de tomber dans le péché ou de me placer sous un joug autre que celui du Seigneur. Finalement et tout simplement, est-ce que ce que je regarde, ce que j’écoute, ce que je dis, ce que je fais, ce que je vis et la manière dont je le vis s’aligne oui ou non sur les valeurs de la Bible : l’amour, le pardon, l’honnêteté, la pureté, etc .... ? Est-ce que l'usage de ma liberté me conduit dans des choses utiles à un sain et saint épanouissement et à la construction de l'édifice de ma vie en Christ ?

C'est en gardant ces questions, qui sont autant de cadres et de nuances à l'usage de la liberté dans laquelle je suis appelée à vivre, que je parviendrai à marcher dans un chemin de libération vers la liberté sans tomber, d'un côté, dans le piège du légalisme et, de l'autre côté, dans le piège du laxisme. C'est seulement en me gardant de ces deux pièges, que je serai réellement libre et sainement construite en Christ.

 

8) '' Quiconque vous attaque, s’attaque à ce que j’ai de plus précieux. ''

Zacharie 2:8 (Français courant)

Autre traduction : '' Celui qui vous touche touche à la prunelle de mon œil. ''

(Segond 1910)

'' Merci d’avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse ! ''

Psaumes 139:14

'' Tu es honoré(e) et ... je t'aime... ''

Esaïe 43:4

'' L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de (m)oi, comme un héros qui sauve; Il fera de (m)oi sa plus grande joie; Il gardera le silence dans son amour; Il aura pour (m)oi des transports d'allégresse. ''

Sophonie 3:17

'' l’Éternel met son plaisir en (m)oi. ''

Esaïe 62 : 4

(je suis) '' une race élue, un sacerdoce royal … ''

I Pierre 2:9

'' Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.''

I Corinthiens 6 : 19-20

Enfin, l'un des problèmes des personnes souffrant de la blessure de l'humiliation et de la honte qui y est rattachée est de se négliger (elle pensent qu'elles ne méritent pas de prendre soin d'elles, elles peuvent même inconsciemment se punir d'être ce qu'elles sont physiquement, et entretiennent ainsi, malgré elles, une forme d'humiliation en négligeant leur apparence). Parfois cela peut même aller jusqu'à éprouver du dégoût pour elles-mêmes. Les versets ci-dessus (et bien d'autres encore) sont donc autant de sources de guérison, autant de paroles réparatrices de l'image de soi, de l'estime de soi, de la dignité dont je suis revêtue aux yeux de Dieu. Parce que je suis précieuse aux yeux de l’Éternel, parce que je suis comme la prunelle de Son œil, parce que je suis une créature merveilleuse, parce qu'Il m'honore, parce qu'Il m'aime et fait de moi Sa plus grande joie, parce qu'Il met Son plaisir en moi, parce que je suis une race élue et de sang royal par Son sang, parce que je suis le temple de Son Saint-Esprit, il est important que mon corps et mon apparence extérieure L'honore et Le glorifie. Je ne fait preuve d'aucune piété en me négligeant, je ne montre aucune sainteté en ne prenant pas soin de moi. Et à aucun moment le Seigneur n'attend de moi que je me regarde avec honte, dégoût ou mépris. C'est aussi un chemin de guérison que d'apprendre à prendre soin de moi et à valoriser mon apparence en toute simplicité et sans culpabilité. C'est un chemin de guérison d'apprendre à accepter, aimer et honorer mon physique, mon apparence extérieure et bien des choses qui vont avec cette dimension de mon être. Cela fait aussi partie de '' s'aimer soi-même '' et c'est le regard de Dieu sur moi et cette dimension de ma personne qui m'y aideront d'une manière saine et sainte, juste et équilibrée.

 

Je vous propose, au terme de votre lecture, de faire votre cette prière :

Seigneur, je comprends maintenant que Toi seul peut me laver et me guérir de toute opprobre, de toute humiliation, de toute honte quant à ce que je suis dans mon être intérieur le plus intime et quant à ce que je suis physiquement. Je comprends que mon honneur et ma dignité se trouvent dans les paroles que Tu prononces à mon égard, dans le regard que Tu poses sur moi, dans le prix que Tu as payé à la croix pour moi. Je comprends que je n'ai aucune raison d'avoir honte, aucune raison de vouloir sans cesse me cacher dans un trou de souris parce que je suis ce que je suis dans ma personnalité, dans mon caractère, dans mes faiblesse, dans mes chutes et dans mes combats. Je n'ai aucune raison d'avoir honte d'être de ce que je suis parce que Tu m'acceptes inconditionnellement et parce que Tu es mort à la croix pour me rendre ma dignité et mon honneur dès maintenant et pour me transformer de gloire en gloire jour après jour . Je comprends qu'en étant devenue Ton enfant j'ai revêtu un vêtement de dignité. Je comprends que Tu veux rebâtir ma vie sur la base de cet honneur que Tu me donnes, de cette valeur que j'ai à Tes yeux. Je comprends que prendre conscience de cet honneur, de cette dignité, est une source de joie, un fondement de joie dans ma vie. Je comprends qu'il n'est pas honteux de satisfaire mes besoins, d'exprimer et de combler mes désirs dès lors que je fais de Toi mes délices. Je comprends que vivre des plaisirs dans différents domaines n'est pas quelque chose de répréhensible ou de malsain dès lors que cela demeure conforme aux valeurs de Ton Royaume. Je comprends que je peux marcher dans une liberté réelle, vraie et authentique sans tomber dans le péché. Et je comprends que tout cela brise chaque parole humiliante qui a été prononcée sur ma vie, chaque acte humiliant que j'ai subi, chaque situation humiliante que j'ai vécu. Ce ne sont ni les paroles ni les actes des personnes qui m'ont humiliée qui doivent avoir autorité sur moi, mais seulement Ton regard et Tes paroles.

Dans le beau et précieux Nom de Jésus Christ qui est au-dessus de tout autre nom, Amen.

 

 

 

 

 

Publié dans Dépression

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S
Beau blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un blog très intéressant. J'aime beaucoup. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). Au plaisir