Fêter Noël différement
Introduction :
La fête de Noël est une fête qui est pour tous les enfants synonyme de joie, d'attente, d'espérance et
source pour chacun, petits et grands, d'investissement et d'excitation : on veut tout à la fois faire
plaisir et être comblé. Une famille chrétienne, en plus de tout cela, avant même tout cela oserai-je
dire, est amenée à se préparer pour célèbrer un des plus grands moments de l'histoire de l'humanité
: la naissance de Jésus Christ de Nazareth, notre Seigneur et Sauveur. Comment dès lors fêter Noël
dans cette perspective lorsque tout et tous autour de nous mettent en avant le Père Noël, le sapin, les
cadeaux et le réveillon ? Comment mettre en avant, dans notre famille, les véritables valeurs de ce
que Noël représente pour nous ? Comment oser fêter Noël différement sans que petits et grands ne
se sentent frustrés d'être, justement, différents des autres à ce moment-là ?
Quelques informations
La signification du mot ''noël'' :
Il vient du latin ''natalis dies'', qui signifie ''jour de naissance''. Le mot latin ''natalis '' a évolué dans
le langage populaire en ''nael'' puis noël.
La date :
Nous le savons presque tous : la date même du 25 décembre ne correspond en rien à la réalité
historique du moment probable de la naissance de Jésus. En décembre, il fait froid, même en Israël
où il peut neiger entre 700 et 8OO mètres d'altitude, hauteur à laquelle se situe le village de
Bethléem. Il est difficile de concevoir que les bergers aient été dans les champs à cette période-ci de
l'année. De plus, le 25 décembre correspond à la fin du solstice d'hiver, c'est-à-dire au moment où le
soleil atteint son point le plus bas au-dessus du plan de l'équateur terrestre. La baisse progressive du
soleil a entraîné un ralentissement progressif de la végétation jusqu'à donner l'impression d'un arrêt
total de celle-ci. Mais des signes de reprise sont manifestes dès le 24-25 décembre dans les régions
les moins froides, d'où l'impression d'une ''renaissance'' de la nature.
Les symboles :
Cette mort apparente de la nature inquiétait les peuples de l'Antiquité qui craignaient de manquer
de nourriture et un certains nombres de rituels étaient alors effectués dans le but d'inciter la nature à
reverdir.Au nombre de ceux-ci :
*des rameaux verts ou de petits arbustes aux feuilles persistantes étaient placés dans les maisons,
c'est l'origine du sapin de Noël.
*des grands bûchers étaient dressés autour desquels on prononçait des voeux et des incantations,
c'est l'origine de la bûche de noël, transformée aujourd'hui en gâteau.
*des sacrifices divers aux dieux de la nature étaient effectués, accompagnés de branchages de chêne
ou de gui, c'est l'origine de certaines de nos décorations.
*à la même période, l'Egypte avait sa fête solaire nommée ''fête des lumières''.
* au cours de ces fêtes et de ces sacrifices, les gens s'offraient des cadeaux, c'est l'origine de nos
cadeaux de Noël.
Donc à l'origine, aucun rapport avec le christiannisme. Lorsque celui-ci devint la religion officielle
de l'empire romain au IVème siècle après J.C. et que des multitudes de gens entrèrent dans l'Eglise
sans réelle conversion, les pratiques païennes y furent aussi introduites. On trouva alors une
ressemblance entre ''la fête de la lumière'' implantée dans les traditions populaires et ''la venue de la
lumière du monde'' (Jésus), d'où la décision tout à fait arbitraire, en 330, de faire du 25 décembre la
fête chrétienne de la naissance de Jésus Christ.
Un mot sur les mages :
Il s'agit en fait de savants chaldéens initiés aux sciences mathématiques, physiques et astronomiques
qui pratiquaient également l'astrologie et la divination.
Lorsque l'on reprend la chronologie des événements en Matthieu et Luc, on constate que les mages
ne sont pas arrivés au moment de la naisance de Jésus, mais bien après (6mois ou plus selon les
sources). Il n'ont donc a priori rien à faire dans la créche telle qu'on la conçoit traditionnellement.
Un mot sur la crèche :
Tout d'abord, le mot ''crèche'' (du latin ''cripia'') signifie mangeoire. Ce n'est que par extension que
ce mot en est venu à désigner le lieu de naissance du Christ.
D'autre part, Jésus n’est pas né dans une étable avec des boeufs, des ânes et toutes sortes d’animaux
qui ornent aujourd’hui nos crèches placées sous le sapin. Si nous lisons attentivement le récit de
cette naissance, nous nous apercevrons qu’il est uniquement question de bergers et de brebis. Il y a
analogie, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, entre le berger et ses brebis ou
son troupeau, et Dieu avec son peuple. Ce sont des termes que l’on retrouve dans les prophéties qui
annoncent la venue du Messie, qui viendra comme un berger pour paître son troupeau (Esaïe 40 :
10-11) et que Jésus s’appliquera à lui-même tout au long de ses enseignements sur terre: « je suis le
bon berger... » (Jean 10 : 11-14)
En réalité, la jeune Marie a donné naissance au Fils de Dieu dans une grotte qui avait ceci de
particulier qu’elles servaient aux bergers pour le tri des brebis qui étaient destinées au sacrifice pour
le pardon des péchés des hommes. Celles-ci devaient être sans tâche, sans aucun défaut (cette
information vient d'un rabbin messianique et a été confirmée plus tard par un prêtre catholique
palestinien qui servait de guide à un ami lors de sa visite à Béthléhem en Israël). La naissance du
Fils de Dieu parmi les agneaux sans tâche était un clin d’oeil de Dieu. Jean le Baptiste l’a confirmé
bien plus tard, lorsqu’en voyant Jésus venir vers lui, là où il baptisait, il s’écrie : « Voici l’agneau de
Dieu qui ôte le péché du monde... » Jean1 : 29.
On comprend donc que l'église catholique a voulu christianniser un temps de célébrations païennes
fortement marquées par l'animisme et l'idolâtrie en décidant que serait fêtée à ce moment-là la
naissance de Jésus. Cela suffit pour que certains parents chrétiens refusent de célébrer cette fête.
D'autres choisissent de saisir cette occasion pour témoigner autour de nous d'un Evangile vivant et
actuel plutôt que d'un souvenir religieux selon des rites et des traditions païennes. Le Seigneur nous
recommande bien de ne juger ni les uns ni les autres pour leurs convictions concernant les fêtes et
les jours lorsqu'elles sont pour plaire au Seigneur. Ce qui compte avant tout, c'est l'état d'esprit que
nous mettons dans cette fête lorsque nous acceptons de la fêter, les valeurs et le message que nous
pouvons tranmettre à nos enfants à ce moment-là, ce qui fait que dans notre famille nous ne fêterons
pas comme le ''monde'' ce jour-là.
Les dangers de la fête de Noël à notre époque :
Je ne citerai que les plus flagrants :
1. Le père Noël qui est l'acteur principal de la fête, à la place de Jésus.
2. L'amalgame dans la tête de l'enfant entre Jésus et le père Noël, tous deux descendant du ciel.
3. L'esprit de mensonge qui est propagé à l'enfant lorsqu'on lui fait croire que le père Noël
existe et que c'est lui qui amène les cadeaux.
4. Le chantage fait avec l'enfant, parfois très tentant pour chacun d'entre nous : ''tu n'auras pas
de cadeaux si tu n'es pas sage.'' Le cadeau représentant souvent pour l'enfant une marque
d'amour, ce qu'on lui transmet ainsi c'est la notion d'un amour conditionnel. La notion de
grâce n'est pas présente.
5. L'aspect commercial de la fête : plus on dépensera, plus la fête sera réussie. Etre pauvre ou
faire simple à Noël peut être mal vécu et le regard des autres redouté. En ce sens Noël est
une fête qui fait ressortir les injustices (pauvreté/richesse) de manière flagrante. C'est à
l'opposé de ce que Jésus nous a montré et donné par Sa venue sur terre.
6. Le côté obligé de cette fête : il est certain que si on ne fête pas Noël pour une raison
quelconque (spirituelle, financière ou autre), cela ne passera pas inaperçu. Il ya chaque
année une pression très forte autour de cette fête et du moment de cette fête. Sachant que
cette date ne correspond à aucune réalité historique, et-ce que je me sens libre pour autant de
fêter la naissance de Jésus à un autre moment de l'année ?
7. L'oubli, voire l'ignorance contemporaine évidente de la signification chrétienne de cette fête.
Comment dès lors fêter Noël en évitant tous ces pièges ?
1.Décider de dire la vérité aux enfants sur le père Noël dès leur premier Noël. Il s'agit d'une histoire
inventée, le père Noël n'existe pas et n'a jamais existé, ainsi que les rennes d'ailleurs ! C'est un
mensonge que l'on raconte aux enfants. Les cadeaux sont offerts par les parents. Les pères noëls
rencontrés dans les rues et les magasins ne sont que des personnes déguisées. Et si certains parents
ont, volontairement ou par ignorance, entretenu ce mythe dans la tête de leurs enfants, il n'est jamais
trop tard pour dire la vérité et demander pardon à l'enfant de lui avoir menti. Inutile d'attendre qu'il
le découvre lui-même, cela risque de compromettre la confiance qu'il a quant à notre aptitude à être
vrai et à dire la vérité. Si on ment sur le père Noël, rien ne prouve qu'on dise la vérité sur Jésus.
2.Bien expliquer à l'enfant, s'il est encore nécessaire, que Jésus n'est pas à proprement parlé
descendu du ciel à ce moment-là. Il est né, ce qui comporte une certaine nuance. Jésus descendra du
ciel lorsqu'Il viendra chercher ceux qui L'ont reçu dans leur coeur comme Sauveur et Seigneur.
3.Décider dans notre coeur de manifester l'amour inconditionnel et la grâce de Dieu à chacun de nos
enfants en leur offrant un cadeau, qu'ils le méritent ou non, indépendamment de leur comportement
ou résultats scolaires. C'est l'occasion pour nous d'illustrer la grâce et l'amour inconditionnel par
notre comportement, d'en être un exemple vivant.
4. Centrer la réussite et la joie de Noël sur l'aspect relationnel de la fête ainsi que sur Celui que nous
désirons célébrer à ce moment-là. Raconter aux enfants les conditions misérables dans lesquelles
Jésus est né, Lui le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Sauveur de l'humanité. Expliquer aux
enfants que la richesse ne fait pas la valeur d'une personne et leur montrer, par notre créativité et
notre propre enthousiasme que l'on peut se réjouir avec peu. C'est un challenge face à l'état d'esprit
qui règne de nos jours autour de cette fête, mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras et se
laisser culpabiliser si on ne peut pas offrir à nos enfants le cadeau de leur rêve ou le super réveillon.
5. Utiliser toutes les occasions qui se présentent à nous en cette période de l'année (ou les
provoquer), pour rappeler, individuellement ou en famille, la signification chrétienne et les valeurs
essentielles de cette fête.
Un mot sur l'Avent :
C'est une tradition plus récente que celle de Noël : on situe vers 1930 environ l'époque où la
confection de couronnes d'Avent et leur apparition dans les églises et les maisons ont commencé à
se répandre. Le mot ''avent'' vient du latin et signifie ''celui ou ce qui doit venir, celui ou ce qui est
en train de venir''.
On peut donc effectivement voir cette période comme un temps de préparation à la fête de Noël, au
souvenir de la naissance de Jésus, comme un symbole d'attente et d'espérance. Sachant toutefois que
plusieurs hypothèses sont émises concernant l'origine de cette coutume, plus ou moins mystiques ou
chrétiennes selon le cas.
Quelques pistes concrètes :
*les noëls évangéliques classiques : chants de noël, prédication sur les textes bibliques de
référence pour cette fête , prière puis réveillon.
*les noël avec sketches ou mini pièces de théâtre sur le thème de noël préparés soit par les enfants
pour les parents, soit par les parents pour les enfants.
*les noëls entièrement animés par les enfants, à leur manière (quand certains de nos enfants ont été
suffisamment grands pour cela).
*les noëls avec des jeux bibliques inventés par les parents.
*les noëls avec lecture d'albums pour enfants chrétiens sur la naissance de Jésus (quand nous
n'avions que des petits).
*les noëls avec mise en musique du texte biblique.
*les diaporamas sur des thèmes se rapportant au message de noël.
*les noëls avec au milieu de nous des célibataires ou couples sans enfants.
*les sapins de noël classique.
*les sapins de noël à thème .
*les sapins de noël avec une déco entièrement fabriquée maison.
*l'absence du sapin de noël .
*la crèche classique.
*la crèche murale composée de scènes bibliques coloriées par les enfants.
ET VOUS QUEL NOEL AIMERIEZ-VOUS VIVRE
AVEC VOS ENFANTS ???????????